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vendredi 31 octobre 2014

Les âges se mélangent aux Renardières

 
Les jeunes sont venus à la rencontre des aînés.
C'est une grande première qu'a connu le quartier des Renardières hier. Pour la première fois, les jeunes de la MJC des Renardières sont venus à la rencontre des personnes âgées du foyer-logement du quartier, pourtant distant d'à peine quelques mètres. « L'idée était de sortir les jeunes des activités uniquement consommatrices comme le bowling ou d'autres activités et d'essayer d'engager des actions plus solidaires dans le quartier », explique Sébastien Fournier, responsable du secteur jeunes de la MJC des Renardières.
Au menu de l'après-midi, des jeux de société qui devaient permettre de créer des échanges entre les générations. « Si la mayonnaise prend, le but est de monter un projet avec les personnes âgées, poursuit Sébastien Fournier. On aimerait que ça puisse venir des jeunes. » Peut-être que cela passera par une aide en vue du projet de création d'un jardin potager au sein de la résidence. Mais toutes les pistes sont ouvertes.
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L.G.

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" Conduire les gens ça n'est jamais pareil "



Franck Fleury, pas las de la route.
Franck Fleury roule pour les TAC depuis près de vingt-cinq ans. Des centaines de milliers de kilomètres sans jamais se lasser.
Plus de 500.000 kilomètres ! Le chiffre a de quoi étonner, à commencer par Franck Fleury, lui-même. « Je n'y avais jamais pensé en ces termes » reconnaît-il. Pourtant, à raison de 100 à 150 kilomètres par jour, c'est bien cette barre symbolique qu'a déjà franchie le chauffeur de bus des Transports de l'agglomération châtelleraudaise.
" Il y a eu des problèmes mais ça s'est amélioré "
Agé de 45 ans, Franck Fleury est entré dans la société à l'âge de 21 ans « un peu par hasard ». « J'avais passé mes permis à l'armée. J'ai postulé en sortant. » Un choix qu'il ne regrette pas, loin de là. « C'est un boulot qui me plaît ; c'est très varié même si, au premier abord, cela peut paraître répétitif. Mais ça n'est jamais pareil, on rencontre beaucoup de monde, c'est très intéressant. »
Même si les conditions de travail peuvent être, pour certains, rebutantes : embauché à 6 h 40 ce jour-là, Franck rend son bus à 9 h 30, puis le reprend à 11 h 30 jusqu'à 14 h 45, pour le reprendre une dernière fois de 16 h 30 à 19 h 30. « Ça fait beaucoup de coupures mais on travaille sur quatre jours, ça compense. Avec l'habitude on s'y fait. » Mais le chauffeur, également délégué du personnel, reconnaît volontiers que c'est une des difficultés du métier. « Avant les problèmes de dos, ce sont avant tout les problèmes d'alimentation et de sommeil que l'on connaît. »
Sans parler de la tension psychologique lorsque les choses se passent mal. Les incivilités sont aussi connues des chauffeurs châtelleraudais. « Il y a eu des problèmes mais c'est plus par période, ça s'est beaucoup amélioré notamment avec le travail de la médiation. Mais on a toujours la crainte qu'un petit incident prenne une ampleur dramatique. Heureusement, on n'en est pas encore rendu comme dans certains grands réseaux. »
" Je serai le plus ancien "
Franck préfère évoquer les clients qu'il côtoie d'année en année. « J'ai commencé avec certains qui avaient 14 ans et qui aujourd'hui ont 40 ans. On est passé d'une relation d'enfant à adulte. On fait un peu partie de leur vie. » Des relations qui lui donnent envie « d'aller au bout ». « Je serai le plus ancien » lance-t-il. Il aura sans doute glaner un autre record : celui du million de kilomètres parcourus.
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Laurent Gaudens

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jeudi 30 octobre 2014

A pied, à vélo, en bus... quel moyen pour demain ?

 
Bus ou voitures partagées : demain, on n'aura peut-être plus à choisir, on prendra les deux.
A l’occasion des trente ans des TAC, l’agglomération réfléchit à ses transports de demain.
Au même rang que les poubelles et les trottoirs sales, les transports sont un des sujets épineux pour une municipalité. On l'a vu l'an passé avec l'adoption du nouveau plan de circulation des TAC (transports de l'agglomération châtelleraudaise) qui a échauffé l'esprit de bon nombre d'usagers.
Alors, à l'occasion du trentième anniversaire des TAC, l'agglomération souhaite lancer une réflexion sur l'avenir des transports. Avec un préalable : « On ne peut pas mettre une ligne de bus partout », explique Bruno Sulli, vice-président de l'agglomération en charge des transports.
" On ne peut pas tout miser sur le transport collectif "
« On ne peut pas tout miser sur les transports collectifs », ajoute Alain Taulelle, chargé d'étude, venu à Châtellerault à l'occasion d'une conférence-débat mardi sur le thème « Quels transports demain ? » à l'espace Clemenceau.
Et pour réfléchir à l'avenir, mieux vaut partir du présent : aujourd'hui, le réseau compte 550 arrêts dont la majorité est située en ville. « La mobilité doit aussi être communautaire », résume Bruno Sulli. Et pas facile de relier les 13 communes de l'agglomération. « Quand on veut aller de Thuré à Bellefonds, on fait comment ? questionne l'élu communautaire. Si on doit renforcer quelque chose, ce sera donc en milieu rural avant tout. »
« La problématique clé, c'est la desserte des communes de l'agglomération, confirme Alain Taulelle. La densité de la population est très faible et le coût en est donc très élevé. Il y a des solutions à trouver dans une panoplie de moyens. » La solution ne passera donc pas par de nouvelles lignes mais par d'autres services : covoiturage, voitures partagées, vélo, marche à pied… « On n'a pas forcément une réponse mais il faut accompagner les gens dans leur solution, estime Bruno Sulli. A Naintré, on met en place un covoiturage de solidarité. »
Covoiturage, voitures partagées, vélo, marche à pied
Les moyens mis en œuvre ne seront donc peut-être pas directement des moyens de locomotion mais des équipements l'accompagnement : parkings de covoiturage, boxes pour vélo, le tout à proximité immédiate d'arrêts de bus… et, pourquoi pas, la possibilité d'embarquer son vélo dans les bus de l'agglomération. Tout dépendra aussi des demandes du public.
Et au vu de la soirée de présentation, mardi soir, ça n'est pas gagné : il n'y avait personne…
Laurent Gaudens

mercredi 29 octobre 2014

Asavie, c'est toute la vie de Sylvie Martinet



Sylvie Martinet, présidente et fondatrice de l'association Asavie.
La tentative de suicide d’une jeune maman a changé la vie de Sylvie Martinet. Depuis, elle se consacre aux familles en détresse.
C'est un des épisodes qui marque une vie, c'est celui qui a changé celle de Sylvie Martinet : quand elle a accueilli une jeune maman d'une petite fille grave brûlée et qu'elle a tenté de se défenestrer, Sylvie Martinet a su que sa vie ne serait plus la même. « J'ai voulu faire quelque chose, créer ma propre association pour venir en aide aux familles en détresse », témoigne-t-elle.
Plus de 1.000 enfants aidés
Pourtant, rien ne la prédisposait à passer sa vie à l'écoute des autres. Après avoir commencé dans les assurances à Châtellerault, Sylvie quitte la France pour les Etats-Unis où elle suit son mari pour travailler tous deux dans la géophysique. Mais au bout de neuf ans, le couple fait le choix de rentrer en France pour y éduquer son fils. Sylvie change de monde et intègre un cabinet de rééducation à La Roche-Posay où elle reste pendant 21 ans. « On rencontrait de grosses pathologies, on était confrontés aux difficultés de familles de grands brûlés qui viennent en cure à La Roche-Posay. »
De là, et d'un drame personnel qui a endeuillé sa famille, naît l'idée d'Asavie, une association dédiée « à la vie de chaque enfant ». On est en 1999. Son but est avant tout d'accueillir les familles dont les enfants sont accueillis en cure. « C'est d'abord d'une écoute dont ils ont besoin, on est une deuxième famille pour certains. » Amandine, Mathilde… Sylvie Martinet égrène les noms de ces enfants suivis depuis le début par l'association.
Mais Asavie ne se contente pas de mots. Elle apporte également une aide financière, rendue possible par des soirées caritatives comme celle qui sera organisée par l'association lundi soir. Une aide au logement limitée à 200 € par cure « pour responsabiliser les familles » et l'apport d'un psychothérapeute présent régulièrement. « C'est entre 15.000 et 20.000 € d'aide que nous avons apporté depuis le début. » Asavie dispense également des sensibilisations aux accidents domestiques. « La plupart des brûlures sont dues à des barbecues, des casseroles, des cheminées, des bougies… »
A quand la Maison de l'enfant sur la Colline ensoleillée ?
Après quinze ans de fonctionnement et « plus de 1.000 enfants aidés », Sylvie Martinet et Asavie gardent un grand espoir : celui de voir s'ouvrir une Maison de l'enfant dans les locaux de la Colline ensoleillée fermée depuis plusieurs années. « On a déjà fait trois ans d'études. » Elle espère bien qu'il n'en faudra pas autant avant l'ouverture.
Soirée caritative au profit des enfants brûlés et handicapés, vente aux enchères d'œuvres d'art lundi 3 novembre, 19 h 30, casino de La Roche-Posay.
Laurent Gaudens

mercredi 15 octobre 2014

Couacs au conservatoire

 
Les ateliers de musique ont du mal à se mettre en place. - (Photo d'archives)
Des ateliers ne sont pas assurés au conservatoire depuis la rentrée. Mais tout devrait rentrer dans l’ordre après la Toussaint, explique-t-on.
C'est une des possibilités offertes par le conservatoire à rayonnement départemental (CRD) Clément-Janequin : à la suite du cours « musique et mouvement », une initiation à la danse et à la musique, les enfants de 6-7 ans ont la possibilité de découvrir un instrument pendant une demi-heure.
Mais cette demi-heure d'apprentissage a bien du mal à se mettre en place : après plusieurs annulations, les parents d'élèves ont été informés que le cours n'aurait pas lieu jusqu'aux vacances de la Toussaint. « Nous avons eu quelques petites difficultés lors de la mise en place », reconnaît le directeur José Richaud.
Néanmoins, explique-t-il, tout devrait rentrer dans l'ordre après les vacances de la Toussaint. Déjà, le cours du mercredi serait assuré ; celui du mardi soir n'aura une solution qu'en novembre. « Ce sont des petits ajustements nécessaires avec la mise en place des nouveaux rythmes scolaires, explique Anne-Florence Bourat, vice-présidente de la CAPC en charge des équipements culturels. Ils ne sont pas directement en lien avec l'Education nationale mais en subissent les conséquences. » C'est ainsi que, selon elle, d'autres désagréments sont susceptibles de se faire jour. « Il faudra sans doute attendre trois mois pour voir comment les choses se passent, pronostique-t-elle. On le sait par les villes qui ont adopté la réforme avant. Bouger les rythmes de l'école, ce n'est pas simple, le reste vient après. »
Reste que les enfants ne pourront pratiquer, faute d'autres créneaux de professeurs, que la trompette, le violoncelle, la clarinette, et – peut-être – la flûte traversière. Mais pas le piano, ni la guitare, le violon ou la batterie, instruments plébiscités. « C'est aussi le rôle d'un conservatoire de faire découvrir des instruments moins connus », tempère Anne-Florence Bourat. Les déçus pourront toujours trouver une solution… dans le privé.
L.G.

samedi 11 octobre 2014

Ce moteur qui donne des ailes à Mécafi

 
A défaut de première pierre, on a planté des arbres. - (Photo Patrick Lavaud)
Mécafi vient de donner le coup d’envoi de la construction à Châtellerault de sa nouvelle entreprise. Une centaine d’emplois est à la clé.
Elle portera le doux nom poétique d'Eolia. Normal puisqu'elle est destinée à produire des aubes pour les moteurs Leap qui orientent l'air. Pour ce faire, la société Mécafi, implantée dans la zone Nord de Châtellerault, va construire une nouvelle unité à quelques centaines de mètres de là, en bordure d'autoroute, sur la zone Monory.
A compter du 3 novembre, 8.700 m2 doivent sortir de terre pour un lancement de production dès septembre 2015.
 " Notre idée, c'est de faire du compliqué "
Une centaine d'emplois doivent y être créés en cinq ans pour un investissement de 20 millions d'euros. La concrétisation d'une certaine idée de l'emploi en France qui n'aurait pas déplu à Arnaud Montebourg. « Quand on a repris Mécafi en 2004, a rappelé son PDG Sylvain Accorsini, c'était avec l'idée qu'il était faisable de développer une industrie en France et à Châtellerault. » C'est ainsi que l'entreprise de 70 personnes a ainsi vu gonfler ses effectifs à 240 aujourd'hui. « Notre idée, c'est de faire du compliqué, avec beaucoup de valeur ajoutée, pour se démarquer des pays à bas coûts. »
" Ce sont des enjeux extraordinaires "
C'est sur cette même idée que sera développée Eolia. Et chacun a joué son rôle pour que le projet puisse aboutir en un temps record : communauté d'agglomération, conseil général, conseil régional, Etat (1). Une urgence due à la pression mise par Snecma qui développe le moteur. « On a des perspectives extraordinaires dans l'aéronautique, s'est félicité Pierre Favre, PDG de Snecma. Mais il faut rester innovant. »
 Mais Sylvain Accorsini ne se plaint pas de cette pression, loin de là. « On a une visibilité sur 7 à 12 ans et on sait que le moteur Leap en a pour 20 à 25 ans, ce sont des enjeux extraordinaires » s'enthousiasme-t-il. Néanmoins, en ce jour de fête, il n'a pas oublié les années 2008-2009 où Mécafi a connu de grandes difficultés. « Rien n'est jamais gagné, prophétise-t-il. Tout le monde nous encense aujourd'hui. Soyez seulement indulgents quand ça ira moins bien. »

 (1) L'Etat apporte 500.000 €, la Région 300.000 €, l'agglo 200.000 €



vendredi 10 octobre 2014

La Piste d'or à la Montée-rouge


VIDEO. Châtellerault : des animaux choyés à la... par lanouvellerepublique



De nombreux animaux seront présentés.
La Piste d'or, c'est un tout nouveau cirque né il y a un an à peine. Mais à sa tête, il y a la famille Falck depuis huit générations sous le chapiteau. Une des grandes forces de La Piste d'or, ce sont les animaux : tigres, tigres blancs, éléphant, chevaux, chameau, zèbre, alpaga, animaux de la ferme… Les spectateurs pourront aussi découvrir des numéros aériens, un spectacle de feu et un numéro de magie présenté dans « Le Plus Grand Cabaret du monde » de Patrick Sébastien.
 Aujourd'hui vendredi à 19 h, samedi et dimanche à 15 h et 18 h. Tarifs : 15 € et 25 €. Deux p

jeudi 9 octobre 2014

" On va ouvrir l'école "

 
Le cirque, c'est un rêve de petite fille.
Directrice de l’école de cirque, Pascale Marcelino-Simonts sera sur la scène du chapiteau dès demain. L’occasion d’un tour… de piste.
Vous n'êtes pas issue du milieu du cirque, comment y êtes-vous entrée ?
« J'ai eu un coup de cœur pour le milieu du spectacle, c'est un rêve de petite fille. J'avais envie de sortir du parcours classique, ce qui m'intéressait, c'était le mélange de différentes formes d'art. »
Après quatre ans de direction de l'école de cirque, quel est votre regard ?
« Beaucoup de choses ont changé, l'école a pris un tournant différent, c'était pour ça que j'étais missionnée. J'avais envie d'ouverture sur l'extérieur, mais l'identité de l'école est toujours là. »
Et comment avez-vous vécu ces années ?
« Pour moi, cela a été une libération des conventions du monde de la musique classique. J'en avais envie même si j'aime toujours autant la musique classique. L'aspect créativité me convient mieux, dans la musique classique, tout est réglé. »
C'est un peu pour ces raisons que vous revenez sur scène demain et samedi ?
« J'avais déjà joué avec Maxime (Mestre) en 2010, on s'était dit qu'on pouvait en faire quelque chose, mais on a chacun nos vies et nos occupations. Il aura fallu quatre ans pour recommencer. »
C'était un manque ?
« J'en avais très envie. Il y a une prise de risque, un besoin de ne pas être toujours à l'extérieur. »
Cette année sera aussi celle des 20 ans de l'école, comment cela se passera-t-il ?
« Le projet est en cours. On va ouvrir l'école, présenter les coulisses, proposer des répétitions commentées. On va aussi lancer le projet Le Broca qui consiste en des cours de conversation en anglais. Le but est de faciliter l'emploi de l'anglais parlé et de travailler sur la mobilité des jeunes. On va accueillir des jeunes Européens et nos élèves seront chargés de la traduction. »
Vous allez aussi avoir un partenariat important avec une école cambodgienne ?
« Oui, le 26 octobre, six élèves et deux professeurs partent quinze jours là-bas, dont une semaine au sein de l'école la Phare Ponleu Selpak (voir ci-dessous). J'avais très envie de mettre en valeur le cirque social, montrer qu'un vrai projet peut se construire même sans grands moyens. »
Vous venez d'intégrer le conseil d'administration des 3T, n'avez-vous pas peur d'être juge et partie ?
« Il n'y aura ni mélange, ni confusion sur les rôles. L'important est de développer les partenariats. Je ne défends pas une structure ou une autre mais un projet global sur la ville et l'accès à la culture. »
L'école a-t-elle d'autres projets ?
« Un festival est à l'étude pour le mois de septembre, dans le cadre des 20 ans comme cela avait été fait pour les 10 ans avec d'anciens élèves. On espère une vie sur la Manufacture plus importante, que le patrimoine soit au service de la culture. Il faut faire revivre la Manufacture. »
Avec l'ouverture de quatre autres options cirque et la difficulté de l'école à remplir sa dernière promotion, quel est l'avenir de l'école ?
« Il y avait besoin d'autres options car on était loin de répondre à toutes les demandes. Les identités de chacune vont se dégager, il ne faut pas faire comme les autres. On a un fonctionnement atypique et on le gardera, le projet Le Broca est un second souffle pour nous. Le volume d'heures est conséquent, les locaux sont importants, c'est grâce à ça qu'on a pu grandir. On a une reconnaissance sur le territoire, je ne suis pas très inquiète. »
Et votre avenir au sein de l'école…
« Je ne suis pas favorable aux directions à trop long terme car on finit par s'essouffler. On verra quand les projets initiés seront aboutis. Mais j'ai envie aussi de récolter les fruits de ce qu'on aura semé. »
Propos recueillis par Laurent Gaudens

lundi 6 octobre 2014

3T : la saison est bien lancée

 
 

 
La compagnie Volubilis s'est donnée en spectacle sur le marché de Châteauneuf samedi.
La deuxième saison des 3T est sur les rails. Après la présentation vendredi soir, la compagnie Volubilis a donné le ton samedi sur le marché de Châteauneuf.
On ne s'ennuiera pas cette année à Châtellerault ! C'est en quelque sorte le message que Jérôme Montchal, directeur des 3T, voulait faire passer à l'occasion de la présentation de la saison 2014-2015. Comme l'an passé, celle-ci sera marquée par les différents spectacles de la compagnie Opus, déjà présente l'an passé, tout au long des mois à venir. C'est d'ailleurs elle qui a marqué la deuxième partie de soirée par une conférence sur « les dangers du fromage ». Rien de bien sérieux naturellement, tout s'étant terminé par des envois de petits-suisses dans le Nouveau Théâtre et un projet d'invasion nocturne de la Suisse.
L'autre axe « comique » de l'année sera le fait de la compagnie Volubilis, également niortaise comme Opus. C'est elle qui viendra présenter sa « Gràànde finaàle » le 11 décembre prochain au Nouveau Théâtre. Ses comédiens ont donné un aperçu de leur univers samedi matin sur le marché de Châteauneuf. « My System for ladies », une formule de développement physique et mental vantée par un bonimenteur et son assistante, a réussi à retarder de nombreux passants. Certains ont dû manger froid.
Prochain spectacle jeudi 16 octobre, à 14 h 30 et 20 h 30, « Les règles du savoir-vivre dans la société moderne » de Jean-Luc Lagarce.
L.G.

Des aulx comme il faut

 
L'ail reste toujours une denrée recherchée à Targé.
Sous un beau soleil, Targé a fait le plein dimanche à l'occasion de sa foire à l'ail. Et si cette dernière au fil des ans s'est doté d'un vide-grenier-brocante trustant la majorité des emplacements, il reste malgré tout une bonne dizaine de producteurs d'ail à faire le déplacement sur les hauteurs de Châtellerault chaque début d'automne.
Comme Patrick Ouvrard, venu de Thurageau. « Ça fait plusieurs années que je viens, c'est un rendez-vous important. On y fait de bonnes ventes et c'est très convivial. On y revoit les clients d'une année sur l'autre. »
Entre les marchands de pralines et ceux de saucissons, la famille Collas, venue de Vendeuvre-du-Poitou, fait de la résistance avec ses oignons, aulx, échalotes. « On fait partie des plus vieux, s'amuse Giselle Collas. Ça fait au moins 25 ans qu'on vient. Pour nous, ce sont toujours de bonnes affaires, et puis ça ne nous fait pas trop loin pour nous déplacer. »
Et en 25 ans, elle a vu l'évolution de la foire. « Ça s'est beaucoup développé, là il y a beaucoup de monde. Mais on sent quand même l'effet de la crise. » « On n'a pas moins de clients, juge Béatrice, la belle-fille, mais les quantités sont moindres. Avant, on vendait des sacs de 25 kg d'oignons. Maintenant, ce sont des petites quantités. »
Et chacune regrette un peu les débuts où ils étaient un peu comme des coqs en pâte. « Les organisateurs étaient aux petits soins avec nous. Quand on arrivait, ils venaient nous amener l'apéritif sur le stand, ça n'est plus le cas aujourd'hui. Ça n'est plus la même ambiance. » Des aulx sont passés sous les ponts.
L.G.

Le vieil homme disparu est décédé

 
Roger Dutertre était introuvable depuis vendredi soir.
Saint-Gervais-les-Trois-Clochers
Disparu depuis vendredi, Roger Dutertre a été retrouvé hier après-midi. Il est décédé peu de temps après.
C'est un terrible épilogue qui a mis fin aux recherches hier vers 16 h : Roger Dutertre, âgé de 86 ans, venait de décéder. Il venait d'être retrouvé par un chasseur dans un buisson de ronces sur la commune de Saint-Christophe, à quelques kilomètres de la résidence de l'Echeneau, à Saint-Gervais-les-Trois-Clochers dont il était pensionnaire.
Un hélicoptère en renfort
Le vieil homme, originaire de Soissons dans l'Aisne, atteint de la maladie d'Alzheimer, avait disparu depuis vendredi soir aux alentours de 17 h. Alertées vers 19 h, plusieurs patrouilles s'étaient lancées à la recherche, aidées le lendemain par l'hélicoptère. Les chiens avaient permis de retrouver sa trace qui s'arrêtait à un carrefour de la départementale 42. Que se sera-t-il passé par la suite ? Sans doute le saura-t-on jamais.
Retrouvé quasiment 48 heures après sa disparition, le vieil homme était très affaibli. Il est décédé rapidement après sa découverte malgré la prise en charge médicale dont il a bénéficié.
Laurent Gaudens

Petits mais costauds !




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La reproduction du Belem très admirée. - La reproduction du Belem très admirée. 

La reproduction du Belem très admirée.
Les miniatures d’Euromodel’s ont attiré tout le week-end des milliers de visiteurs qui en ont eu plein les yeux.
A voir les yeux s'ouvrir en grands devant les maquettes d'avions ou de bateaux, on aurait pu se demander si on n'était pas dans un grand magasin à l'époque de Noël. Ce week-end, au parc des expositions du Chillou d'Ozon, il n'y avait pas que les enfants à rêver de trains miniatures. Des plus petits au plus âgés, on s'est arrêté sur les stands de bateaux miniatures – quoique certains avaient une taille imposante – on s'est attardé devant les trains électriques et on a rêvé devant les fêtes foraines. Mention toute spéciale à Pierre Le Guennec et son « expo universelle 1855 et 1931 » d'une richesse de détails exceptionnelle.
Côté animation, de nombreux exposants n'ont pas hésité à répéter les mêmes explications aux curieux. Comme François Gobby d'Orléans et sa mine du Délirium qui a captivé bien des visiteurs. Quant aux évolutions des bateaux et avions, ce fut un carton plein. Dans la salle de spectacle, reconvertie en salle d'évolution pour avions, il fallait jouer des coudes parmi les centaines de spectateurs pour apercevoir les modèles réduits de la section aéromodélisme des Ailes châtelleraudaises. Un plein succès.

dimanche 5 octobre 2014

Chats et chiens à chercher

Les bénévoles d'ASA vous attendent aujourd'hui.
A l’occasion de la journée nationale, le nouveau chenil de Valette ouvre ses portes pour la première fois. Avec un beau succès.
Comme tous les ans, à l'occasion de la Saint-François-d'Assise, protecteur des animaux, la Société de protection des animaux (SPA) ouvre ses chenils partout en France.
C'est le cas pour le tout nouveau chenil de Valette, derrière la pépinière Monory, ouvert au mois de mai dernier. « On ne s'attendait pas à autant de monde, se réjouit Hélène Chastenet, présidente-directrice d'Assistance et secours aux animaux. Dès 10 h, à l'ouverture, le parking était complet. »
Et, à 15 h, trois chiens et cinq chats avaient déjà trouvé preneurs.
Beaucoup de jeunes chiens et de chatons
Mais que les candidats à l'adoption se rassurent, il leur restera des animaux à venir visiter, et prendre si affinités, aujourd'hui. Une cinquantaine de chiens et une centaine de chats et chatons peuplent actuellement les boxes du chenil. « Nous avons notamment des jeunes chiens de 8 à 10 mois et beaucoup de chatons », souligne Hélène Chastenet. Il y a aussi Mao, chien amputé après avoir subi des maltraitances, devenu la mascotte du chenil.
Les portes ouvertes sont l'occasion également de bonnes affaires. L'association applique en effet des tarifs réduits tout le week-end. Il vous en coûtera ainsi 50 € par chat et 100 € par chien (1). En plus de faire une bonne action, vous ferez donc une bonne affaire.
(1) Habituellement, les tarifs sont de 70 € pour un chaton mâle et 80 € pour un chaton femelle, don libre pour les chats adultes, et 150 € pour les chiens. Ouvert toute la journée, de 10 h à 18 h. Tél. 05.49.21.61.11.
A voir également en vidéo sur lanouvellerepublique.fr et centre-presse.fr ou directement sur http://goo.gl/jmbKE7.
L.G.
 

VIDEO. Châtellerault : portes ouvertes au... par lanouvellerepublique

Tous fous de miniatures

 
Michel et Monique, comme 240 exposants, attendent les visiteurs aujourd'hui, jusqu'à 18 h 30.
Euromodel’s accueille aujourd’hui à Châtellerault tous les doux dingues de modélisme. Des objets exceptionnels à contempler et à acheter.
Ils sont venus de Soubise, juste à côté de Rochefort. Et, dès vendredi après-midi, Michel et Monique Rivière étaient aux petits soins de leurs circuits de trains électriques dans le hall B du parc des expositions de Châtellerault. Cinq circuits en tout au 220e et au 450e, dont le Tgauge 450. « Le plus petit train qui existe au monde, annonce Michel. En exposition, je suis le seul en Europe à le faire. »
Si les différentes rames sont achetées, en Angleterre, les paysages et constructions sont faits maison. Avec leurs circuits, Michel et Monique sillonnent la France, et même l'Europe. « Le week-end dernier, on était à La Rochelle, dans un mois on sera à Chamalières, à côté de Clermont-Ferrand, détaille Michel. On sait déjà que l'an prochain on ira à Etampes et à Bordeaux. »
Car, avec leurs petits trains, Monique et Michel sont très courtisés, et ne se déplacent que dans les salons qui les défraient du coût de leur voyage et de l'hébergement. « On se limite à quatre par ans, et on fait notre choix. L'an passé, on a fait Orléans, plus important, et Genk en Belgique qui a accueilli 16.800 visiteurs. »
Ils viennent pour la deuxième fois à Châtellerault. « A partir du moment où on est bien reçus, on revient, explique Monique. Ici, c'est sympa, quand on arrive, on vient vous aider. Il y a une bonne ambiance. »
Bateaux, avions, trains, voitures…
Comme Michel et Monique, 240 exposants sont invités : bateaux, avions, trains, voitures, cirques, fêtes foraines, camions, machines agricoles… tout l'univers du monde miniature sera présenté. De nombreuses animations et compétitions auront lieu tout au long de la journée dès 10 h. Pour retomber en enfance, ça n'est donc pas compliqué : il suffit de venir à Châtellerault.
Aujourd'hui de 10 h à 18 h 30. Entrée : 6 € par adultes, 2 € pour un enfant de 7 à 12 ans, gratuit pour les moins de 7 ans.

Un homme de 86 ans disparaît à Saint-Gervais-les-Trois-Clochers


Roger Dutertre.
Où est passé Roger Dutertre, 86 ans, atteint de la maladie d'Alzheimer ? C'est la question que l'on se pose depuis vendredi soir à la résidence de l'Echeneau, établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) de Saint-Gervais-les-Trois-Clochers, où le vieil homme résidait. Depuis 17 h, personne ne l'a vu.
Après des recherches restées vaines à l'intérieur de l'établissement, le personnel a donné l'alerte à la gendarmerie vers 19 h. Plusieurs patrouilles accompagnées d'une équipe cynophile se lancent alors sur les traces du vieux monsieur jusque vers 2 h du matin. Le même dispositif a été relancé samedi matin renforcé par un hélicoptère. La trace de Roger Dutertre a été perdue à un carrefour de la départementale 42. « Il se peut qu'il soit monté dans une voiture, explique le capitaine Sylvain Soula, adjoint au commandant de compagnie de la gendarmerie à Châtellerault. Il a pu demander à rentrer chez lui. » Originaire de Soissons dans l'Aisne, le vieil homme avait été accueilli à Saint-Gervais, pour se rapprocher de son fils habitant la région. Peut-être aura-t-il voulu rentrer à son domicile d'origine.
Au moment de sa disparition, Roger Dutertre était vêtu d'une chemise à carreau, d'un pull bleu marine avec col en v, d'un jean et de paires de basket. Il n'a ni argent, ni téléphone. Toute personne ayant des renseignements est invité à contacter la gendarmerie au 17.

samedi 4 octobre 2014

Cherhal et Huster invités d'honneur des 3T

 
Francis Huster sera à Châtellerault dans la peau de Camus le 11 mai.
La saison culturelle châtelleraudaise a ouvert hier soir. Plus de trente spectacles, dont ceux de Francis Huster et Jeanne Cherhal, sont programmés.
Les 3T, ça ne vous dit probablement rien. Mais à Châtellerault, le sigle – qui représente les trois lieux de spectacle que sont la salle de l'Angelarde, le Nouveau Théâtre et le Théâtre Blossac – commence à être bien connu. L'an passé, 9.000 spectateurs ont ainsi bénéficié de la programmation des 3T, contre un peu plus de 3.000 l'année précédente organisée alors par l'association Accord.
Il faut dire que le nombre de spectacles s'est considérablement accru en raison notamment de l'ouverture du Théâtre Blossac, théâtre à l'italienne du XIXe siècle entièrement rénové après 40 ans de fermeture. « C'est une vraie locomotive », se réjouit Jérôme Montchal, directeur des 3T, installé à Châtellerault depuis plus d'un an.
 Un cirque cambodgien en résidence
La deuxième saison des 3T s'appuiera donc largement sur cet équipement culturel unique dans la région et bien au-delà. Mais à l'inverse de l'an passé où André Dussolier et Emily Loizeau y étaient invités, les « stars » de la saison 2 que seront Jeanne Cherhal et Francis Huster n'y seront pas programmés. « On a dû refuser beaucoup de monde l'an passé, explique Jérôme Montchal. C'est dur de fruster autant de personnes. » Le comédien français dans la peau d'Albert Camus (11 mai) et la chanteuse qui présentera son album « Histoire de J. » se feront donc applaudir au Nouveau Théâtre, plus spacieux.
Comme l'an passé, on retrouvera la compagnie niortaise Opus, en tant qu'artiste associé. Elle a ouvert la soirée inaugurale hier avec une conférence loufoque sur « Les Dangers du fromage » et la fermera avec « La Quermesse de Ménetreux ». On retrouvera Pascal Rome et sa troupe également chaque 31 du mois pour des spectacles de leur programmation.
Autre moment phare, en partenariat avec l'école de cirque de Châtellerault qui fêtera ses vingt ans, la venue d'un cirque cambodgien en résidence d'abord puis en spectacle en janvier. « Ce sera du jamais vu en France et en Europe », annonce Jérôme Montchal.
D'autres repères ont été placés au fil de l'année comme le Poitevin Matthieu Roy et sa Compagnie du Veilleur déjà présent la saison dernière dans « Même les Chevaliers tombent dans l'oubli » et qu'on retrouvera dans « Martyr », une pièce plutôt dérangeante de Marius Von Mayenburg.
Autre habitué, Joël Pommerat, apprécié pour « La Fabuleuse histoire du commerce » et « Cendrillon », sera retrouvé avec « Cet enfant » grâce au conservatoire de Poitiers. La Piccola Familia de Thomas Jolly présentera son Arlequin et sera aussi l'invité du TAP pour Henri VI de Shakespeare
Pareillement, les collaborations avec les établissements scolaires de la région châtelleraudaise et de la Vienne se multiplieront. Autant de preuves qui montrent que les 3T se font une belle place dans le département.
au programme
> Samedi 4 octobre, 11 h et 12 h, marché de Châteauneuf, « My System for ladies », Cie Volubilis.
> Jeudi 16 octobre, 20 h 30, TB, t, Jean-Luc Lagarce.
> Vendredi 31 octobre, 19 h, SA, t, « Le musée Bombana de Kokologo ».
> Jeudi 13 novembre, 20 h 30, NT, t et h, « L'art du rire », Jos Houben.
 » Dimanche 16 novembre, 16 h, TB, o et h, « Croquefer et Tulipatan », ensemble les Brigands.
> Samedi 22 novembre, 20 h 30, NT, m, Juan de Lerida et Bartholo Claveria.
> Jeudi 4 décembre, 20 h 30, NT, t, « Martyr », de Maris Von Mayenburg.
> Dimanche 7 décembre, 16 h, SA, t, jp, Piano plume.
< Jeudi 11 décembre, 20 h 30, SA, d et t, « La Grande finale », Cie Volubilis.
> Mercredi 31 décembre, 19 h, TB, h, « Fond de tiroir », Cie Opus.
> Mardi 13 janvier, 20 h 30, NT, t, « Arlequin poli par l'amour » de Marivaux.
> Samedi 17 janvier, 20 h 30, TB, m, « Les voyages de Bellerofonte », ensemble Faenza.
> Jeudi 22 janvier, 20 h 30, SA, c, « Eclipse », Phare Ponleu Selpak.
> Vendredi 30, samedi 31 janvier 19 h, dimanche 1er février, 16 h, à domicile, t et h, « L'excursion », cie Opus.
> Vendredi 6 février, 20 h 30, NT, t, « Au but » de Thomas Bernhard, Cie laBase.
> Mardi 17 février, 19 h, NT, t, « Le Pays de rien », de Nathalie Papin.
> Jeudi 19 février, 20 h 30, SA, t, « Cet enfant », de Joël Pommerat par le CRR de Poitiers.
> Mercredi 11 mars, 19 h, NT, m, « Les enfants du bal », Solen Imbeaud, Camille Raibaud et Tiennet Simonnin.
> Vendredi 13 mars, 20 h 30, TB, t, « Le Mois de Marie », de Thomas Bernhard.
> Jeudi 19 mars, 20 h 30, NT, t, « Tartuffe, d'après Tartuffe », Guillaume Bailliart.
> Jeudi 26 mars, 20 h 30, TB, ch, « Mon amie Cordy », Lucienne et les garçons.
> Mardi 31 mars, 19 h, SA, h, « La veillée », Cie Opus.
> Mercredi 1er avril, 20 h 30, NT, t, « Days of Nothing » de Fabrice Melquiot, Cie du Veilleur.
> Jeudi 9 avril, 20 h 30, NT, d et h, « Rites », Cie Propos.
> Dimanche 12 avril, 16 h, NT, t, « M. et Mme Barbe Bleue », Cie Caus'toujours Titus.
> Mercredi 15 avril, 20 h 30, NT, ch, « Histoire de J. », Jeanne Cherhal.
> Dimanche 19 avril, 16 h, NT, d, « Si ça se trouve, les poissons sont très drôles », Cie Ouragane.
> Mercredi 22 avril, 19 h, jeudi 23 avril, 20 h 30, SA, c, « Face Nord », Cie Un loup pour l'homme.
> Lundi 11 mai, 20 h 30, NT, t, Francis Huster « se glisse dans la peau d'Albert Camus ».
> Vendredi 22 mai, 20 h 30, samedi 23 mai, 20 h 30, lycée Berthelot, t et h, « La Quermesse de Ménetreux », Cie Opus.
NT  : Nouveau Théâtre, TB : Théâtre Blossac, SA : salle de l'Angelarde. t : théâtre, o : opéra, h : humour ; m : musique ; d : danse ; c : cirque ; ch : chanson ; jp : jeune public.
Laurent Gaudens

" Une ville moyenne à dimension humaine "

 
Yves Joncourt.
Chaque samedi, un Châtelleraudais répond à une série de questions sur sa ville. Aujourd’hui, Yves Joncourt, ancien chirurgien, passionné d’aéromodélisme.
Le café du matin ?
Chez moi.
Un déjeuner ?
Au Bistrot du mail.
Une soirée ?
A la Taverne bavaroise ou au Poivre rouge.
Un endroit préféré ?
L'aérodrome et l'esplanade François-Mitterrand.
Un quartier ?
Châteauneuf, j'y ai travaillé pendant 19 ans.
Une verrue architecturale ?
La Main jaune, pour le symbole. ça a été fait au moment opportun mais exhibé à contretemps, un an après la fermeture de Fabris.
Un coin nature ?
J'aime bien le lac, surtout l'été, c'est bien aménagé et très vivant. Et à Cenon, la pointe de Forclan.
Marché des halles, de Châteauneuf ou d'Ozon ?
Châteauneuf et Ozon.
Le Châtelleraudais en trois mots ?
Gentil, accueillant, bien.
Ce que je changerai à Châtellerault ?
Rien.
Moi dans vingt ans ?
Ici avec mes petits avions et mes amis.
Quelque chose à dire au maire ?
Merci parce qu'il va nous refaire la piste à l'aérodrome qui a 30 ans.
Mon commerce préféré ?
Bricomarché.
Une idée de balade ?
L'ancienne voie ferrée de Châtellerault à Lencloître.
Tours ou Poitiers ?
Poirtiers parce que c'est dans la Vienne. Même si côté circulation, c'est plutôt curieux. Tours est presque plus accessible.
Ce que j'aime le moins à Châtellerault ?
L'abandon des commerces de la zone Sud.
Ce que j'aime le plus à Châtellerault ?
C'est une ville moyenne à dimension humaine. On n'est pas loin de Paris, ni de la mer. Une région avec un beau patrimoine, une grosse histoire. C'est vraiment béni. C'est pour ça que je reste passer ma retraite ici.
Ce qui manque le plus à Châtellerault ?
Des occupations pour les ados. Quand on est petit, ça vai, quand on est adulte aussi, mais entre les deux… Et c'est dangereux car ils doivent prendre une voiture.
Mon bâtiment ancien préféré ?
Le pont Henri IV.
Ma construction contemporaine préférée ?
Ce qu'est devenue la plaine d'Ozon, c'est coquet.
Un truc qui me met en pétard ?
Les automobilistes qui roulent à gauche.
Un lieu à exploiter ?
La rue Bourbon, ses chewing-gums, ses crottes de chien.
Un danger pour Châtellerault ?
Les deux voisines, Poitiers et Tours, qui attirent beaucoup.
Châtellerault dans 20 ans ?
Il faut résoudre le problème économique mais c'est partiellement en bonne voie avec Mecafi.
Fier de ma ville ?
Oui, il y a de belles choses. On le voit notamment lors de la Fête du sport, il y a plein de champions de France à Châtellerault.
 Yves Joncourt sera présent lors d'Euromodel's durant tout le week-end et y présentera ses avions miniatures.
bio express
Naissance. 1er mars 1950 à Brest.
Domicile. Rue Jeanne-d'Arc.
Travail. Chirurgien à la retraite.
Situation maritale. Marié, trois enfants.
Hobby. Aéromodélisme, membre de la section aéromodélisme des Ailes châtelleraudaises.
Propos recueillis par Laurent Gaudens

Les 3T ouvrent dans la rue

 
A Châteauneuf ce matin. 
 
Après la présentation de leur saison hier soir au Nouveau Théâtre, les 3T commencent sur les chapeaux de roues avec une première manifestation dès aujourd'hui. Il s'agira de la Cie Volubilis qui présentera « My system for ladies » ce samedi matin sur le marché de Châteauneuf à 11 h et 12 h (gratuit). Un bonimenteur et son assistante vont présenter une méthode à l'ancienne de développement physique et mental spécialement remise au goût du jour. Tout un programme. 

vendredi 3 octobre 2014

Les Jeunesses musicales sortent du bois

 
« Forêt » sera présenté à trois reprises.
Les Jeunesses musicales de France iront dans les classes en milieu rural autour du spectacle “ Forêt ”. Un des six de la saison en Châtelleraudais.
Les Jeunesses musicales de France (JMFrance) ont pour mission de développer l'éducation à la musique auprès du jeune public. Un objectif qui sera totalement atteint par une action menée en partenariat avec le conservatoire de Châtellerault. Dès cette rentrée, quatre classes de Naintré, Availles-en-Châtellerault, Saint-Sauveur et Cenon-sur-Vienne bénéficient d'ateliers animés par Cécile Hubineau, intervenante en milieu scolaire du conservatoire.
Le thème sera naturellement apporté par le spectacle qui sera donné à Naintré, Availles et au Nouveau Théâtre : « Forêt », de Nicolas Bras et Nathalie Loizeau, propose la relecture de vieux contes en rapport avec la forêt mis en musique par un instrumentarium à base de bois.
Chaque classe va donc travailler autour de la thématique et sera ensuite invitée en première partie de chaque séance à présenter son travail. En fin d'année, les quatre classes, qui ne se seront pas encore rencontrées, se retrouveront au conservatoire Clément-Janequin pour une journée de découverte. « C'est un des buts de l'opération, expliquent Michèle Debain et Laure Mallet, présidente et coordinatrice de JM France en Pays châtelleraudais. Découvrir le lieu, le faire connaître, les deux missions du conservatoire et de JM France se complètent. »
En dehors de cette opération particulière, cinq autres spectacles seront présentés à Châtellerault dont deux en collaboration avec Caus'ette et avec les 3T. A noter également la création de « It's a long way from Tipperary », œuvre d'un trio dans le cadre du centenaire de la Première Guerre mondiale.
Au programme
> « Les violons danseurs », vendredi 21 novembre, Théâtre Blossac, 10 h et 14 h 30.
> « Box office », mercredi 7 janvier, Nouveau Théâtre, 10 h 30.
> « Forêt », mardi 10 février à Naintré à 10 h 30 et 14 h, mercredi 11 février à Availles-en-Châtellerault à 10 h, jeudi 12 février au Nouveau Théâtre de Châtellerault à 10 h.
> « Les Enfants du bal », mercredi 11 mars, Nouveau Théâtre, 10 h.
> « Les Souffleurs de rêves », mercredi 8 avril, Nouveau Théâtre, 15 h.
> « It's a long way from Tipperary », mercredi 13 mai, Nouveau Théâtre, 10 h 30.
L.G.

La gendarmerie forme ses pelotons d'intervention



Des exercices grandeur nature sont organisés dans l'ancienne école de gendarmerie de Châtellerault.
La région Poitou-Charentes compte quatorze pelotons de surveillance et d'intervention de la gendarmerie (PSIG) qui, jusque-là, se formaient chacun de leur côté.
Exercices de recherche de personnes
Mais depuis cette année, la formation a lieu au niveau régional à Châtellerault dans l'ancienne école de gendarmerie et à Montmorillon pour la partie extérieure.
Depuis la semaine dernière, sous la conduite du chef d'escadron Xavier Giloteaux et du lieutenant Nicolas Ossenkemper, sept PSIG étaient en formation, quatre durant la première semaine, trois cette semaine. Au menu, différents exercices de contrôle, de recherche de personnes ou de secourisme avec l'appui des équipes cynophiles.
L. G.

jeudi 2 octobre 2014

La grande fête du modélisme



Jean-Louis Audigué : « Nous sommes l'un des quatre plus gros salons en France. »
Euromodel’s, qui a lieu ce week-end à Châtellerault, est le rendez-vous des fans de modèles réduits. Rencontre avec son président Jean-Louis Audigué.
Comment est né Euromodel's ?
« On était plusieurs à avoir des responsabilités nationales dans le monde du modélisme. On s'est dit que ce qui pouvait être fait à Paris devait pouvoir l'être dans la Vienne. C'est ainsi qu'on a créé une manifestation à Neuville-du-Poitou après l'avoir proposée à Châtellerault qui n'en voulait pas. En 1993, les sept clubs à l'origine ont quitté la manifestation pour des raisons politiques et Edith Cresson nous a alors contactés. »
Ainsi est né Euromodel's…
« Oui, la première a eu lieu en 1995 sur le site de la Manufacture. Jusqu'en 1999. Il y a eu une longue période de sommeil jusqu'en 2008 où on a décidé de la faire renaître tous les deux ans. »
Quel est l'intérêt d'une telle manifestation ?
« C'est de permettre la rencontre, à chaque fois fabuleuse, entre des gens qui viennent de toute la France et de l'étranger pendant deux ou trois jours et qui partagent leurs réalisations et échangent des trucs ensemble. C'est la grande fête du modélisme. »
La convivialité, une des qualités
Il y a des amateurs mais aussi des professionnels…
« Oui, tous les professionnels qui viennent une fois reviennent ensuite à chaque édition et en amènent des nouveaux. Ils aiment bien l'ambiance ici, c'est une des qualités reconnues, la convivialité. »
Au fil des ans, c'est devenu une manifestation d'importance dans le modélisme.
« On fait partie des quatre plus gros salons de modélisme en France, avec ceux de Lyon, Avignon et Paris. Cette année, si on avait eu la place suffisante, on aurait été plus gros que le salon de Paris. »
Comment vous êtes-vous intéressé au modélisme ?
« J'avais un père serrurier qui pensait que le mécano était plus intéressant. Mais j'avais un voisin qui avait un train miniature et j'allais rêver devant. C'est quand je suis arrivé au collège Descartes que je m'y suis mis grâce à un garçon qui m'a fait découvrir le modélisme. Il expose d'ailleurs ce week-end. »
Et c'est une passion qui dure…
« Je continue toujours mais ce qui m'intéresse c'est la construction, une fois que les trains sont construits, ça ne m'intéresse plus beaucoup. Maintenant je m'investis différemment avec TGV086 et en tant que président de la fédération de modélisme ferroviaire. »
 Peut-être en plusieurs endroits dans la ville
Et en tant que président d'Euromodel's…
« C'est une grosse organisation sur deux ans. Cette année, il y aura beaucoup de choses, très différentes et vues pour la première fois. On a dû faire une grosse sélection. On a dû éliminer une cinquantaine d'exposants faute de place, un choix douloureux. »
Comment allez vous faire pour les prochaines éditions ?
« On y réfléchit avec la municipalité et la communauté d'agglomération. On ne sait pas encore. Peut-être en concentrant la manifestation sur plusieurs endroits avec un chapiteau sur le boulevard Blossac et la salle de l'Angelarde tout en conservant le Chillou. »
 Samedi 4 octobre, 10 h-19 h, dimanche 10 h-18 h 30.
tarifs
Entrée: 6€ par adultes, 2€ pour un enfant de 7 à 12 ans, gratuit pour les moins de 7 ans.
direct
Le salon sera retransmis en direct sur internet. Des images, des infos, des animations à retrouver tout le week-end sur www.euromodels-2014.fr.
chapiteaux
Le parc des expositions du Chillou-d'Ozon étant désormais trop étroit pour la manifestation, deux chapiteaux ont été ajoutés pour accueillir des exposants professionnels.
locaux
A ne pas manquer durant tout le week-end la réalisation du club local TGV086 avec une maquette de 8 mètres sur 3 où l'on pourra retrouver des lieux emblématiques passés ou présents de la Vienne.
thématique
Ce n'est pas un mais plusieurs thèmes qui seront mis à l'honneur de cette neuvième édition. Les cirques, les trains étroits, les fêtes foraines, les avions et maquettes de la guerre 14-18… il y en aura pour tous les goûts.
grand format
Un champion du monde de maquettes d'avion sera aussi présent avec une maquette de deux mètres de long d'un avion allemand.

240 exposants au parc des expositions



C'est un grand voyage qui va aller du Moyen Age jusqu'à R2D2, le robot de star wars. Jean-Louis Audigué, président d'Euromodel's, n'est pas peu fier à quelques heures du lancement de la neuvième édition. Il réunit cette année 240 exposants contre 176 il y a deux ans, et 52 professionnels contre 29 en 2012. Toutes les catégories seront représentées : avion, bateau, train, voiture, architecture, maquettes… ainsi qu'une foule d'animations.
Show aérien
Comme un espace réservé spécialement au drift, l'équivalent du trophée Andros pour les miniatures, où les modèles réduits font des dérapages spectaculaires.
 A ne pas manquer également un show d'avions sur la guerre de 14-18 avec combats aériens et la participation de deux champions de France de vols miniatures. Un plan d'eau extérieur permettra pareillement aux adeptes de bateaux miniatures de faire évoluer leurs créations pour le plus grand plaisir du public.

13. Retour sur les bancs de l'école de cirque

 

Adèle, Lilian, Victor et Lucie : la rentrée a sonné.
Les ex-secondes, désormais premières, ont repris le chemin de Châtellerault, du lycée, de la Manu mais, pour beaucoup, pas de l’internat.


C'est le retour pour tout le monde. Les élèves de l'école de cirque n'y ont pas échappé et ont tous repris le chemin de Châtellerault après deux mois de vacances (1). De repos pour tous, sauf pour Lilian, animateur dans un camp d'ado durant un mois.
L'heure du choix. Mais avant même de profiter de la plage et de la sieste, chacun avait dû faire le choix de sa spécialité qu'il présentera l'an prochain pour le baccalauréat. Un moment forcément délicat. Les anneaux chinois pour Lucie associée à Cannelle, cadre aérien pour Lilian en compagnie de Camille, équilibre sur main pour Adèle et corde volante (trapèze sans barre) pour Victor. « C'est l'équipe pédagogique qui nous a dit que c'était super, raconte Lucie, alors on est partis là-dessus. » « C'est très dur de trouver, je voulais un collectif, témoigne Lilian. Je n'avais pas le niveau physique pour faire du main à main. » « J'avais fait de l'équilibre sur main lors du spectacle, explique Adèle. On n'a pas des résultats tout de suite mais c'est ce qui me plaît, il faut beaucoup de rigueur. » « Moi, je voulais faire du multicordes au départ, ajoute Victor, mais finalement, je préfère la corde volante. »
" Je n'arrête pas d'être malade "
La reprise, pas facile. Pour l'instant, les cours n'ont consisté qu'à une reprise et des exercices physiques. Les choses sérieuses vont commencer cette semaine avec le travail des spécialités. La reprise a parfois été difficile. Un peu fatigante pour Victor « heureux de tous se retrouver ». « C'est dur de reprendre le rythme scolaire », témoigne Lilian. « Moi, je n'arrête pas d'être malade, dit Lucie. Je crois que je me mets trop la pression, il faut que j'apprenne à lâcher prise. » « C'est un peu dur de reprendre, trouve aussi Adèle, mais on reprend vite l'habitude. Après deux mois avec sa famille, c'est difficile, et physiquement, c'est un peu raide. »
L'internat boudé. Le vrai changement a lieu à l'extérieur : l'an passé, ils étaient tous logés à l'internat du lycée Branly. Cette année, seuls quatre d'entre eux, dont Lilian et Victor, y seront encore. Les autres ont pris des appartements en ville. Le cycle normal de chaque promo, selon eux. « L'internat, c'est exigeant, racontent-ils en chœur. Il y a des horaires à respecter, pour rentrer, pour manger, pour se doucher. On a besoin d'avoir du temps pour nous. On a des exigences pas compatibles. »
 " On nous demande des conseils, ça nous amuse "
Pour autant, ils ne regrettent pas l'année qu'ils y ont passée ensemble. « C'est une bonne expérience. On perd les délires qui se font avec les autres si on n'y est pas. » Jusqu'à un certain point toutefois. « En fin d'année, on était tout le temps ensemble, avec le spectacle qu'on préparait, ça se critiquait par-derrière, ça devenait difficile », raconte Lucie. « Là, on est tous éparpillés, on est contents de se retrouver le matin, le midi, on mange tous ensemble, c'est mieux » poursuit Lilian.
Et ceux qui sont restés à l'internat servent de mentor aux secondes. « On nous demande des conseils, ça nous amuse », rigole Lilian. « C'était notre place l'an dernier » ajoute Victor. « Mais on n'a plutôt l'impression d'avoir le même âge. On parle encore de nous en disant les secondes. »
Départs. Autre différence, après trois départs dont celui de Mélanie, la promotion est réduite à quinze. « Les profs sont plus avec nous, on a plus d'espace. » Mais le manque est là. « On regrette Mélanie, raconte Lucie. Surtout moi, on était dans la même chambre. »
 (1) Manquent Malou et Nicolas, indisponibles lors de notre rendez-vous.
à suivre
Une histoire de trois ans
Une nouvelle promotion vient de faire son entrée à l'école de cirque de Châtellerault, la « promo 16 » ou « P16 » – ils sortiront bac en poche en 2016 – pour les très intimes. Dix-huit élèves – quinze en deuxième année – qui rêvent de cirque, parfois depuis l'enfance.
C'est le parcours de cette promotion que nous vous proposons de suivre depuis l'an passé jusqu'au bac dans deux ans. Parmi eux, sept élèves, volontaires, témoigneront de leurs attentes, de leurs apprentissages, découvertes, surprises et parfois de leurs doutes.
Lilian, Adèle, Victor, Malou, Nicolas, Lucie et Mélanie, que nous suivrons pas à pas au fil des mois.
Laurent Gaudens

Mélanie poursuit sa route à Châlons-en-Champagne



Mélanie Pasquier continue le cirque en Champagne.
C'était la mauvaise nouvelle de la fin d'année scolaire : n'ayant pas obtenu la moyenne générale, Mélanie Pasquier a été invitée à redoubler sa seconde au lycée Berthelot. Mais la seule Châtelleraudaise de la promotion 2016 a fait le choix de quitter la ville et son école et d'entamer une nouvelle scolarité à Châlons-en-Champagne où est ouverte également depuis trois ans une option cirque. « C'est super-bien, se réjouit Mélanie. Mais c'est très différent de Châtellerault dans les méthodes de travail. » Châlons est en effet la ville du centre national des arts du cirque (CNAC) la « grande » formation post-bac qui accueille régulièrement des bacheliers chatelleraudais. « Ce qui est bien, c'est qu'on travaille au même endroit que les étudiants. On échange beaucoup avec eux, c'est très intéressant. »
Pour autant, Mélanie ne se voit pas rester après son bac à Châlons. « Je n'ai pas envie de rester en France » explique-t-elle. Il faut dire qu'elle a gagné cet été un voyage d'une semaine au Canada où elle a notamment découvert l'école nationale de cirque de Montréal. Et elle s'y verrait bien dans trois ans « ou dans une école de comédie ».
En internat la semaine et en famille d'accueil le week-end, Mélanie a fait son premier retour à Châtellerault en fin de semaine dernière. Elle n'a pas manqué d'aller revoir ses ex-camarades à la Manu. « Ça m'a fait bizarre de les voir en cours et de ne rien faire moi-même. C'était super de les retrouver. On s'est sauté au coup, on a parlé, rigolé. » Mais elle ne regrette pas son choix pour autant. « Ça ne me rend pas triste, ce n'est pas ma nature. »

mercredi 1 octobre 2014

Le conseil aux rapports


La première réunion du conseil d’agglomération, essentiellement technique, n’a pas donné lieu à beaucoup de discussions.
Avant de démarrer l'année, mieux vaut se débarrasser des affaires anciennes. C'est ainsi que la réunion du conseil d'agglomération lundi à Cenon n'avait guère d'objets polémiques. Des rapports, et encore des rapports : sur l'assainissement, sur la SEM habitat, sur la société d'équipement du Poitou, sur la gestion du parc de loisirs de Saint-Cyr… Pas de quoi passionner les foules, ni beaucoup les élus.
Mais, vaillamment et consciencieusement, sans doute aussi un peu vainement, l'opposition a essayé de jouer son rôle et de marquer ses différences, là où elle le pouvait. C'est même avant le début officiel de la réunion que Michel Guérin prenait la parole sur les diverses approbations des comptes rendus de réunions de conseil et de bureau précédents.
Le retour de la polémique des bus
Notamment pour évoquer à nouveau l'achat de bus Mercedes par la CAPC qui reste toujours au travers de la gorge de l'élu de gauche qui aurait préféré un achat français. Mais la réponse venant de Bruno Sulli, autre homme de gauche, la polémique a fait long feu.
C'était ensuite le rapport de la SEM habitat qui permettait à chacun de se réveiller un peu. Membre du conseil d'administration d'Habitat 86, Michel Guérin saluait en connaisseur le résultat qui voit le taux de vacance des logements baisser de 8,53 % à 6,92 %. « On sent le coût de la crise, tempérait Jean-Pierre Abelin. C'est bien pour 2013 mais on a des craintes pour 2014. »
En revanche, Christine Piaulet ne tressait pas de couronne de lauriers à la société d'économie mixte. « Nous n'avons que 14 % de logements sociaux et nous allons payer 25.000 € de pénalités, dénonçait la maire de Naintré. Or nous avons un programme et nous mettons des terrains à disposition gratuitement. » « Le problème vient de la Caisse de dépôt et consignation qui demande que nos opérations soient équilibrées, lui a répondu Jean-Pierre Abelin. Ce devrait être le cas dans 18 mois. »
Comme désormais chaque année, le rapport le plus polémique reste celui de la société anonyme pour la gestion et l'animation (SAGA) du parc de loisirs de Saint-Cyr, au sein de laquelle siègent des élus du Pays châtelleraudais.
100.000 € de déficit au restaurant
Le restaurant présente à nouveau un déficit de 100.000 € pour un résultat d'un peu plus de 400.000 €. Les élus châtelleraudais disent taper du poing sur la table sans que rien ne change. Michel Guérin a cru y voir une volonté de désengagement de la CAPC de l'ensemble du parc mais il a vite été, un peu brusquement, rassuré par Jean-Pierre Abelin. « Le débat ne porte que sur le restaurant. » Un débat qui, malheureusement, devrait être à peu près le même l'an prochain.
Laurent Gaudens