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jeudi 17 novembre 2011

Les tout-petits ont droit au spectacle


Grâce à la compagnie LaBase, les enfants des crèches bénéficient d'une animation un peu particulière avec un spectacle qu'ils contribuent à créer.

Édith Gambier et Katia Rahajarizafy présentent leur spectacle en devenir directement dans les crèches.

Édith Gambier et Katia Rahajarizafy présentent leur spectacle en devenir directement dans les crèches. - (dr)
Pour le coup, ça n'était pas vraiment prévu au programme : dans la salle où les assistantes maternelles ont réuni les enfants, un petit se met à pleurer, en entraînant deux autres dans les larmes. Édith Gambier et Katia Rahajarizafy ne se démontent pas : elles démarrent leur numéro et, peu à peu, le silence revient. Une minute après, c'est les yeux écarquillés que les petits assistent au spectacle qui leur est donné.

Des enfants à partir de huit mois
A l'origine de l'idée, les deux comédiennes se sont retrouvés sur le même projet. « On se connaissait, expliquent-elles, et en fait, c'était une idée qui germait dans nos têtes depuis longtemps. » Édith, qui a travaillé en crèche, et Katia, éducatrice spécialisée, sont donc allées rencontrer Dorothée Sornique, directrice de la compagnie LaBase pour lui faire part de leur volonté. « Les spectacles pour enfants sont souvent faits pour les deux-trois ans. Avant, il y a peu de choses. »
Depuis début octobre, les deux filles font le tour des crèches et présentent leur travail à des enfants dont certains ont à peine huit mois. « Ce sont des petits chantiers où les comédiennes sont en interaction avec les enfants, explique Aude Peyroux, de la compagnie LaBase. Édith et Katia vont s'en nourrir en vue de la représentation finale. » Car après la tournée des crèches - chacune doit les voir passer deux fois - à partir du mardi 22 novembre, le spectacle final sera mis en place en vue d'une représentation en avril, peut-être lors du festival petite enfance. « C'est une idée très intéressante, se réjouit Françoise Brault, élue en charge du CCAS. C'est le spectacle qui vient vers l'enfant et pas l'inverse. Ils sont dans leur environnement et sont plus à même d'en profiter. » Dans un grand silence... la plupart du temps.

A voir également en vidéo sur lanouvellerepublique.fr et centre-presse.fr, ou directement sur http://goo.gl/lIZPE.
Laurent Gaudens

mercredi 16 novembre 2011

Un séminaire pour aider les étudiants à voir du pays


Pour la première fois, l'IUT, le lycée Branly et la Ville de Châtellerault organisent dès demain une rencontre afin d'aider les étudiants à partir à l'étranger.

Au premier plan, Doriane Meunier et Zako Navon, deux étudiants « concernés » par la mobilité, Louise Jacquet, Sarah Warden et Jacques Raynaud. Au premier plan, Doriane Meunier et Zako Navon, deux étudiants « concernés » par la mobilité, Louise Jacquet, Sarah Warden et Jacques Raynaud. - (dr)
V ivre dans une autre culture, c'est vraiment épanouissant. Doriane Meunier, 20 ans, n'a pas besoin de beaucoup d'efforts pour vanter les avantages d'un séjour à l'étranger. Pendant deux mois, cet été, cette étudiante en Techniques de commercialisation à l'IUT de Châtellerault a profité d'un séjour à Barcelone au sein d'un label de musique. « C'est aussi très intéressant pour mon CV. Les recruteurs sont très curieux par le fait qu'on soit mobile. » Elle ne compte d'ailleurs pas en rester là en cherchant maintenant un stage à Londres.
Cette recherche de stages et de formation à l'étranger sera peut-être bientôt facilitée. C'est en tout cas l'objectif de l'IUT, du lycée Branly et de la Ville de Châtellerault. « Les établissements ont des besoins en matière de mobilité, et nous, nous avons des moyens grâce aux villes partenaires de Châtellerault », explique Jacques Raynaud, chargé de missions relations internationales.
Pour la première fois, un séminaire « de contact » aura donc lieu à compter d'aujourd'hui jusqu'à vendredi. Il mettra en relation 34 personnes, des professeurs de l'IUT et du lycée Branly (pour les BTS), des acteurs économiques de la région, mais aussi des délégations venues d'Allemagne, de Pologne et du Canada. « Il s'agira aussi de favoriser l'accueil de jeunes étrangers et montrer qu'Erasmus, ce n'est pas qu'à l'université », précise Sarah Warden, directrice de l'IUT.
Il y a d'ailleurs un urgent besoin d'offrir de nouvelles possibilités aux étudiants : cette année, sur 25 candidats (pour Bruxelles ou Wismar en Allemagne), seuls 10 ont été retenus faute de place. « Ceux qui en profitent sont ravis de l'expérience », témoigne Zako Navon, 18 ans, étudiant de Tech de co qui vient de faire le voyage à Wismar pour y interviewer des étudiants.
Jeudi, à l'IUT, et vendredi, à Branly, des présentations, des tables rondes, des témoignages permettront de faire le point sur les attentes. L'objectif avoué est d'un jour pouvoir mettre sur pied une bourse d'échanges de stages et de formations. Un bel enjeu.
Laurent Gaudens

samedi 5 novembre 2011

Un p'tit coup dans l'musette c'est ça qu'est chouette



Depuis treize ans, l'association Venez danser rétro organise des après-midi dansants. En toute convivialité mais avec la classe. A découvrir dès demain.

L'orchestre Éric Cerbellaud venu spécialement de la Creuse pour animer l'après-midi.
L'orchestre Éric Cerbellaud venu spécialement de la Creuse pour animer l'après-midi. - (dr)
Il est à peine 15 h mais déjà les couples tournent sur la piste. Pour une valse endiablée. Tout à l'heure, ce sera paso doble, tango ou encore java. Certains sont attablés et se désaltèrent. D'autres sont en pleine discussion. « Tout le monde se connaît ici, reconnaît Monique Baugé, trésorière de l'association Venez danser rétro. Il y a beaucoup de fidèles qui reviennent parce que c'est convivial. »
La concurrence d'autres bals et après-midi dansant « qui sont de plus en plus nombreux » n'y fait rien. Depuis 1998, à raison de deux fois par mois, les Salons du marais accueillent de 80 à 100 danseurs.
Comme Annie Bertin, 60 ans, arrivé il y a un an à Châtellerault et qui prend des cours avec son mari pour venir danser. « Ici, c'est bon enfant. On vous met à l'aise. Personne n'est là pour se critiquer. On arrive on se dit bonjour, c'est très sympa. »

'' Moins de folklore plus de swing musette ''
Une ambiance qui n'empêche pas une certaine classe : ici, les messieurs comme les dames se mettent sur leur trente et un pour venir faire quelques pas sur la piste. Et profiter de l'orchestre puisque c'est l'une des caractéristiques de l'association, au moins une fois par mois. « On ne triche pas ici, on ne met pas de séquence derrière, argumente Éric Cerbellaud, chef de l'orchestre du même nom originaire de la Creuse. Et puis, on s'adapte à la clientèle, aujourd'hui, on fait moins de folklore et davantage de swing musette. »
Et c'est comme ça jusqu'à 19 h 30 ! A croire que la danse conserve la santé.

Prochains après-midi : demain dimanche 6 novembre, orchestre Jacky-Roger ; 27 novembre, animateur ; 4 décembre, animateur ; 18 décembre, animateur. A découvrir en vidéo sur lanouvellerepublique.fr et centre-presse.fr
Laurent Gaudens

vendredi 4 novembre 2011

Les frelons asiatiques gagnent du terrain



Rien n'arrête l'invasion des frelons. Dans le Châtelleraudais, neuf nids ont été récemment détruits. Comme mercredi à Châtellerault même.

C'est un nid de 90 cm sur 60 qui a été enlevé d'un noyer mercredi soir.
C'est un nid de 90 cm sur 60 qui a été enlevé d'un noyer mercredi soir. - (dr)









Le combat est-il perdu d'avance ? Rien ne semble en effet arrêter la marche en avant du frelon asiatique. Dans le Châtelleraudais, neuf nids ont été détruits cette saison contre trois l'an passé. Et ceux qui sont confrontés à ce fléau sont désarmés. Pas seulement par le danger qu'il représente mais par le manque de réaction des pouvoirs publics. « Plus personne ne veut le faire, ni les pompiers, ni personne d'autre », déplore Dominique Péteul.
Président des Jardins ouvriers Ozanam de Châtellerault, il s'est ainsi retourné vers la Maison de l'abeille qui, faute de mieux, remplit la fonction de tueur de frelons. La seule différence c'est que le coût - produit, plus location d'une nacelle pour atteindre le nid - est à la charge du « client ».

'' Les autorités ne font rien pour ça ''
Mais, après plusieurs piqûres et de nombreux désagréments, il n'y avait pas lieu de faire de choix. « Il y en a tellement qu'on ne peut pas tous les trouver, explique Jacky Blanquet, président de la Maison de l'abeille de Châtellerault. Mais on ne peut pas les laisser. Ils détruisent les abeilles et peuvent faire des morts comme on l'a vu le week-end dernier à Bordeaux. Les autorités ne font rien pour ça. »
C'est en outre le moment crucial pour le faire. Le nid qui a été enlevé d'un noyer à proximité des Jardins ouvriers de Châtellerault mercredi soir était en effet habité de 150 à 200 fondatrices. Dans les semaines qui viennent, chacune aurait quitté le nid pour en fonder un nouveau au printemps prochain. Naturellement, toutes ne parviennent pas au terme de leur tâche mais l'extension est bien réelle.
Après une heure d'intervention, le nid de 90 cm sur 60, aspergé de produit, a été brûlé sur place. Et déjà, d'autres interventions sont annoncées dans les prochains jours.

Pour contacter la Maison de l'abeille pour une destruction de frelons, tél. 06.08.36.24.40. A découvrir également en vidéo sur lanouvellerepublique. fr et centre-presse. fr
Laurent Gaudens

Avenue de Richelieu : un aménagement contesté



Le projet de réaménagement de l'avenue de Richelieu a été présenté aux habitants mercredi soir. Il a été très critiqué.

Une trentaine d'habitants s'étaient déplacés à l'invitation de la municipalité.
Une trentaine d'habitants s'étaient déplacés à l'invitation de la municipalité. - (dr)













La démocratie participative, sur le papier, c'est bien. Sur le terrain, c'est déjà plus discutable. C'est sans doute ce que se sont dit Gilles Mauduit, adjoint à la voirie, et Michaël Biseau, responsable du service aménagement urbain.
Tous deux avaient donné rendez-vous aux riverains de l'avenue de Richelieu, mercredi soir à 18 h, pour leur présenter le projet d'aménagement de cette entrée importante de Châtellerault qui faisait l'unanimité contre elle tant elle était dégradée.
A la manière de ce qui s'est fait boulevard d'Estrées-avenue Pagé, le projet, dont les travaux devraient démarrer en décembre, prévoit la refonte complète de cet axe majeur : réfection des enrobés et des trottoirs, création de places de stationnement sur la chaussée, plantation de chênes pyramidaux sur la chaussée, aménagement de pistes cyclables sur les trottoirs.

46 places de stationnement '' c'est trop peu ''
Le but est de conserver les bordures et les caniveaux en l'état puisque c'est ce qui coûte le plus cher et qu'elles sont en bon état. Mais cet impératif, s'il limite le prix, réduit aussi le nombre de possibilités.
Et la grande inquiétude des habitants, en plus de la vitesse qu'ils souhaitent voir réduite, c'est le stationnement : aujourd'hui, il se fait de manière anarchique sur le trottoir ou la chaussée et sera demain uniquement possible sur les 46 emplacements prévus. « C'est trop peu, conteste un riverain un tantinet énervé, surtout quand on reçoit du monde, où vont-ils se garer ? » Pareillement, le stationnement des bénéficiaires aux abords de l'épicerie sociale et des Restos du coeur agace certains habitants.
« Il y aura les places officielles, et après, il y aura aussi ce qui n'est pas officiel comme aujourd'hui », tempère le responsable du service aménagement urbain. « A part que la police pourra nous verbaliser », proteste un autre.
Pour beaucoup, la solution est toute trouvée : supprimer la piste cyclable pour y remettre du stationnement. « Il y a une loi qui nous impose d'étudier des aménagements cyclistes. »
Face à la grogne des habitants, la municipalité prendra-t-elle le risque d'un aménagement privilégiant les déplacements doux au détriment de la voiture ? Pas sûr que l'environnement pèse bien lourd à quelques mois d'échéances électorales majeures...

A voir également en vidéo sur lanouvellerepublique. fr et centre-presse. fr
Laurent Gaudens

jeudi 3 novembre 2011

Fonderie Alu : le redressement continue


C'était une nouvelle journée importante pour les salariés de la Fonderie du Poitou Aluminium hier ; le tribunal de commerce de Nanterre devant en effet se prononcer sur la suite à donner. Dès hier matin, un comité d'entreprise était organisé à Neuilly chez M e Hélène Bourbouloux, administrateur judiciaire, en présence de M e Christophe Basse, le mandataire judiciaire, avec les représentants du personnel et de la direction dont Pascal Dupont, le directeur du site d'Ingrandes.
La seule question à l'ordre du jour était de savoir s'il fallait demander au tribunal la liquidation de l'entreprise ou la poursuite du redressement judiciaire. C'est ce deuxième choix qui a prévalu au comité d'entreprise et c'est cette décision qu'a finalement prise le tribunal de commerce de Nanterre hier midi après une heure d'audience.
Deux réunions avaient déjà été fixées les 16 et 30 novembre pour faire un point de la situation. Même si Montupet reste toujours à la tête de la fonderie, sous contrôle des administrateurs judiciaires, le redressement est la meilleure décision pour l'heure selon les salariés. « Cela laisse le temps de consulter les repreneurs potentiels, explique Eric Bailly, élu CGT au comité d'entreprise. Pour nous, le meilleur repreneur reste Renault. On est pour une reprise directe mais on peut imaginer aussi une solution avec un autre repreneur et où Renault prendrait une minorité de blocage. » Des hypothèses qui resteront donc à valider durant ce mois de novembre.
L. G.

mercredi 2 novembre 2011

Antran sera bientôt à l'heure solaire


Une enquête publique est ouverte en vue de la création d'un parc photovoltaïque de 8 hectares. La mise en service pourrait intervenir en 2012.

Le maire, Alain Pichon, sur le site qui devrait accueillir les panneaux solaires. Le maire, Alain Pichon, sur le site qui devrait accueillir les panneaux solaires. - (dr)
Pour l'instant, c'est un large terrain au bas du coteau, garni de broussailles. En haut, le château de Valençay, plus bas, le CD1 qui mène à Dangé, puis la Vienne. D'ici, ont été extraits des matériaux qui ont servi lors de la construction de l'A10 au milieu des années 70. A côté de cet espace, une autre carrière a été remblayée notamment par la terre décaissée lors de la création de l'hôpital de Châtellerault.
C'est sur cet espace de 8 hectares que l'on atteint par un chemin cabossé que doit s'implanter le champ de panneaux solaires de la société Juwi. Après une première réunion publique en mars 2010 mené par le promoteur, le projet n'avait plus fait parler de lui. Jusqu'à l'ouverture de l'enquête publique le 17 octobre. C'est elle qui décidera du démarrage ou non du chantier.

La consommation de 500 foyers
« Si l'on veut rester dans le cadre du Grenelle de l'environnement, on doit multiplier les pôles de production », souligne le maire Alain Pichon, conseiller général étiquetté majorité départementale. Et les terrains utilisés, anciennes carrières et terrain agricole de mauvaise qualité, n'auraient guère d'intérêt.
Hormis la taxe qui viendra étoffer le budget de la commune, Alain Pichon y voit donc un intérêt écologique. « On ne peut pas mettre les champs photovoltaïques uniquement dans le Sud » argumente-t-il. La production de l'ensemble devrait s'élever à 2,7 millions de kilowatts/heure, soit la consommation d'environ 500 foyers. Soit le nombre de foyers que compte la commune d'Antran.
Une fois l'enquête conclue, le 18 novembre, le projet pourrait aller vite: il suffit de trois mois de travaux. 2012 pourrait donc être l'année où Antran passera à l'heure solaire.
L.G.