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vendredi 8 juillet 2011

Des vacances au musée à points comptés

Point de croix ou point compté, tout est possible dès 7 ans grâce aux stages broderie du musée Auto-moto-vélo.

Les stages de broderie existent déjà depuis une dizaine d'années. Les stages de broderie existent déjà depuis une dizaine d'années. - (dr)
Dans la salle, on pourrait entendre les mouches voler. Penchées sur leurs ouvrages, cinq filles d'une dizaine d'années s'appliquent. « On a eu un garçon le premier jour, s'amuse Laëtitia Briand, restauratrice textile du musée de Châtellerault, mais il n'est pas revenu. Il avait autre chose de prévu mais il a quand même dit que c'était une occupation de filles. »
Depuis dix ans, d'abord au musée Sully, puis au musée Auto-moto-vélo, le stage de broderie attire les jeunes adeptes du point de croix et du point compté, à raison de deux sessions en juillet et en août ouvert aux enfants de 7 à 18 ans. « Le stage est accessible à tous les enfants, explique Laëtitia Briand. Le but est de leur faire réaliser un ouvrage pour qu'ils puissent ensuite pouvoir en faire chez eux. »

Un photophore et une boîte en forme de coeur

L'objet de cette première semaine, c'est un photophore, que chacun pourra confectionner à raison de deux heures de 14 h à 16 h, du lundi au jeudi. Pour Romane, 9 ans, le stage n'est plus vraiment une découverte. « Je viens pour la troisième fois, explique-t-elle. J'aime bien ça car maman n'a pas le temps de m'aider à en faire. Je suis chez mes grands-parents et j'en profite pour faire de la broderie. » Elle est d'ailleurs très déçue de ne pouvoir revenir en août, car, là, l'objet à réaliser sera une boîte en forme de coeur. « Maman veut que je prépare la rentrée. »
Mais les stages ne sont pas réservés qu'aux plus jeunes. Aux mêmes dates, mais le matin cette fois, les adultes sont eux aussi invités à venir s'exercer. « Certains que j'ai eu lors des stages pour enfants sont ensuite revenus lors des stages pour adultes », s'amuse Laëtitia Briand. Il n'y a pas d'âge pour broder, et surtout, pas de raisons de s'arrêter.

Prochain stage du 22 au 25 août. De 14 h à 16 h, dans le cadre de Visa vacances, enfants (gratuit) ; de 10 h à 12 h, adultes, 50 € la semaine. Renseignements : 05.49.21.03.46. A voir en vidéo sur lanouvellerepublique. fr et centre-presse. fr ou directement sur http://goo.gl/h7R1v
Laurent Gaudens

mercredi 6 juillet 2011

Châtellerault: les enfants brodeurs du musée Auto-moto-vélo


Durant l'été, le musée Auto-moto-vélo organise deux stages de broderie, le matin pour les adultes, l'après-midi pour les enfants.

mardi 5 juillet 2011

En canoë ou à vélo pour profiter des cours d'eau

Dimanche 10 juillet, une randonnée permettra de rallier Jaunay-Clan aux Ormes. Avec des pagaies ou des pédales, pour le bonheur de la balade.

Philippe Merlier et Mathilde Breches parés pour la balade au bord de l'eau. Philippe Merlier et Mathilde Breches parés pour la balade au bord de l'eau. - (dr)
La rivière, on peut s'y baigner mais on peut aussi l'utiliser pour se déplacer. C'est en partant de ce principe que Philippe Merlier, président de l'association Pédaler, marcher, s'orienter (PMO) a eu l'idée et l'envie de créer un parcours en bordure et sur le Clain et la Vienne.
Dimanche 10 juillet, les adeptes du tourisme fluvial actif sont donc invités à participer à une balade qui partira à 9 h de Jaunay-Clan. On pourra partir seul, à vélo ou en canoë, mais le but est avant tout de faire équipe, de 2 à 5 personnes.

Un parcours à venir du Futuroscope à Azay-le-Rideau

Chacun pourra ainsi choisir de faire soit du vélo, soit du canoë, soit les deux, en s'échangeant les moyens de locomotion à des points donnés. Cela permettra aussi de s'accompagner d'une voiture et regagner plus facilement le lieu de départ à l'issue de la randonnée. Pour les autres, des navettes seront mises en place.
Comme il s'agit de balade, des pauses jalonneront le parcours avec diverses activités : visite du château de Dissay, petit parcours sur le golf de Saint-Cyr, quiz sur Charles Martel à Vouneuil, étape au Vieux-Poitiers, visite du musée Auto-moto-vélo... un pique-nique aura lieu à Ingrandes ou Antran avant une arrivée aux Ormes vers 17 h et une visite du château.
Le parcours à effectuer est de 80 à 90 km. « On l'a conçu pour qu'il soit accessible à tous », assure Mathilde Breches, étudiante en BTS tourisme au lycée Sainte-Ursule de Tours. « Cette année, ça n'est qu'une étape, poursuit l'étudiante. L'objectif, c'est d'aménager un vrai parcours de la Vienne et du Clain pour qu'il soit empruntable à vélo. »
« Ce qu'on veut c'est pouvoir vendre un parcours aux tours opérateurs du Futuroscope à Azay-le-Rideau », ajoute Philippe Merlier.
Les randonneurs du 10 juillet seront en quelque sorte des cobayes... consentants.

Randonnée de Jaunay-Clan aux Ormes, le dimanche 10 juillet à partir de 9 h. Tarif : 20 € à 50 € selon le matériel. Renseignements au 05.49.85.94.95.
Laurent Gaudens

lundi 4 juillet 2011

Début d'incendie sur le site de la Sita


L'engin recouvre de terre les restes fumants. Au fond, la cuve de fioul que les pompiers ont sauvée.

L'engin recouvre de terre les restes fumants. Au fond, la cuve de fioul que les pompiers ont sauvée. - (dr)













Saint-Sauveur

C'était le 15 août 2009 et Vincent Butruille, président d'Aspect, association contre les nuisances du site de la Sita s'en souvient bien. « C'était un temps comme ça, très chaud. » 
Près de deux ans plus tard, un nouvel incendie s'est donc déclaré sur le site d'enfouissement des déchets exploités par la Sita à Saint-Sauveur. Le départ a eu lieu vers 16 h 30 hier et les pompiers ont dû tout de suite oeuvrer pour sauver une cuve de 5.000 litres de fioul ainsi que les engins de travaux publics qui servent à étaler les ordures. « Les causes du départ d'incendie sont encore inconnues », explique la lieutenante Céline Gaboriaud, aux commandes de l'opération, qui a duré plusieurs heures pour maîtriser totalement l'incendie.
En revanche, pour Vincent Butruille, elles sont presque sûres. « Normalement, ils doivent recouvrir les ordures au fur et à mesure. Ce n'est pas fait. Avec un morceau de plastique qui fait loupe et un coup de soleil dessus, c'est parti. Ça n'est pas surprenant. »

A retrouver également en vidéo sur lanouvellerepublique.fr et centre-presse.fr
L.G.

Tous les goûts sont dans le Pinail


Amateurs de faune, de flore ou simplement de balades, la réserve naturelle de Vouneuil-sur-Vienne est pour vous.

Les visites guidées organisées tout l'été sont le bon moyen de ne rien manquer du Pinail.
Les visites guidées organisées tout l'été sont le bon moyen de ne rien manquer du Pinail. - (dr)










Pour certains, la réserve du Pinail ne serait qu'une vaste étendue pleine de trous et de broussailles. Il est vrai que, sans accompagnateur, bien des aspects peuvent échapper aux béotiens. Les visites organisées les week-ends par Gerepi (Gestion de la réserve du Pinail) sont donc le moyen de ne rien manquer et de savoir quel amateur du Pinail on est.
> Pour les fondus d'histoire. Le site a 1.000 ans d'histoire. La première mention a en effet été faite dans un diplôme de Pépin, en l'an 826. C'est sur ce site - la carrière serait la plus importante au monde - qu'on extrayait les pierres servant ensuite aux moulins pour moudre la farine. De ces extractions en sont restées 3.000 mares.

Des libellules des criquets et 150 espèces d'araignées
> Pour les amoureux des animaux. Campagnol amphibie, fauvette pitchou, triton marbré... telles sont les espèces que vous aurez l'occasion - si vous avez beaucoup de chance - de croiser lors de votre balade. En revanche, côté insecte, vous devriez être comblé : 48 espèces de libellules, 41 de criquets et 150 d'araignées cohabitent en effet sur la réserve.
> Pour les fous des fleurs. Créée en 1980, la réserve comptait, en 1970, 450 espèces de fleurs. En 2004, un nouveau comptage en dénombrait 310. Parmi elles, des plantes très rares et protégées telles que la spiranthe d'été, le rossolis ou droséra, plante carnivore, la gratiole officinale ou la pilulaire à globules.
> Pour les adeptes de la promenade. La réserve du Pinail s'étend sur 135 hectares. Même si les balades commentées vous aideront à bien comprendre les charmes du site, rien ne vous empêche de le visiter en solo. Les nombreux chemins qui serpentent autour des mares vous permettront de vous faire votre propre Pinail... en essayant de ne pas vous perdre.

> Visite commentée de la réserve du Pinail, tout l'été, les samedis et dimanche à 16 h (rendez-vous au chalet d'accueil de la réserve). Tarif : 4 €/adulte, 2 €/enfant de + de 12 ans. 1 h 30 à 2 h de visite. Tél. 05.49.02.33.47 ou 06.25.88.84.49. > Retrouvez ce reportage en vidéo sur lanouvellerepublique.fr et centre-presse. fr
Laurent Gaudens

dimanche 3 juillet 2011

Pour être incollable sur l'histoire de sa ville

Durant tout l'été, des balades sur l'histoire architecturale de Châtellerault ont lieu le samedi matin. De quoi épater vos potes.

Géraldine Texereau vous donne les clés pour comprendre l'architecture de Châtellerault. Géraldine Texereau vous donne les clés pour comprendre l'architecture de Châtellerault. - (dr)
Naissance. La fondation de Châtellerault est estimée au IX e siècle. Elle pourrait avoir été la conséquence de la destruction du Vieux-Poitiers en 849 par les Normands. Des rescapés se seraient ensuite réfugiés sur le site du futur Châtellerault.
A Blossac les pieds dans l'eau. On peut certes se tremper les pieds dans la fontaine du boulevard Blossac. Mais il y a quelques siècles, on aurait presque pu s'y baigner : sous le boulevard se situaient en effet les douves de la ville fortifiée, alimentée par le Tabary.

Prendre de la hauteur sur la religion

La mairie mieux que l'église. La mairie actuelle a été bâtie sur l'ancien logement des moines à côté du couvent des Minimes qui a lui-même laissé la place à l'ancien théâtre. Mais son balcon et son campanile n'ont été ajoutés qu'en 1889, pour le centenaire de la République. Il s'agissait alors de prendre un peu de hauteur par rapport à l'église en face et montrer la primauté de la République sur la religion.
L'église sans flèche. Après la Seconde Guerre mondiale, l'église Saint-Jean Baptiste était dotée d'une flèche. Elle n'a été enlevée que par la suite lorsqu'on s'est aperçu qu'elle présentait des fissures et devenait dangereuse.
Merci François. François I er a transformé Châtellerault en duché en y nommant François de Bourbon (qui a donné son nom à la rue piétonne). A sa suite, d'autres prestigieux personnages sont venus habiter la ville : l'ambassadeur de François I er Nicolas Allamant qui a bâti son hôtel près de la porte Sainte-Catherine ou Gaspard d'Auvergne, traducteur du Prince de Machiavel qui lui a fait construire l'hôtel des Sibylles, boulevard Blossac.
Art nouveau. Si les traces du Châtellerault médiéval ont beaucoup disparu, la ville compte quelques exemples d'Art nouveau que l'on aurait tendance facilement à oublier. Place Dupleix, la quincaillerie Quillet et la maison de la presse en sont de beaux exemples.

Tous les samedis matin à 10 h 30, organisé par le service tourisme de la CAPC, départ devant la mairie de Châtellerault. Compter 2 h 30 à 3 h de balade.

vendredi 1 juillet 2011

Lhomé, un vrai slam de fond

Après des premiers pas au sein de Slave farm, Julien Laba, alias Lhomé, a choisi la voie solitaire. Il réalise son premier album avant un spectacle à la rentrée.

Après Slave farm, Lhomé, Julien Laba à la ville, se lance dans une carrière solo. Après Slave farm, Lhomé, Julien Laba à la ville, se lance dans une carrière solo. - (dr)
Il y en a qui sont tombés dedans. Pas Julien Laba : pour lui, la musique n'a vraiment commencé qu'à l'âge de 25 ans. « Avant, je ne faisais qu'en écouter. » C'était il y a dix ans, et ça a commencé par du rap. Seul puis au sein du groupe Slave farm qui sort deux albums en 2005 (« Aux hommes colombes ») et 2007 (« Projectiles »).
Depuis deux ans, le Châtelleraudais se lance dans une carrière solo et un album « en gestation » devrait sortir prochainement. Dans le même temps, il arrête son travail dans la prévention des toxicomanies pour animer des ateliers d'écriture dans les collèges et lycées. « Ce n'est pas si éloigné que ça, il y a même beaucoup de chose à voir. On peut s'appuyer sur l'art pour faire de la santé sociale. »

'' C'est une radiographie de mon époque ''

Sur des compositions d'Anthony Touzalin, un autre Châtelleraudais, il écrit des textes où il jongle entre slam et rap. « C'est un univers très textuel, profond, intimiste. Je fais le point sur mes 36 ans, en parlant de mort, d'amour, de pédophilie, de solitude. C'est une radiographie de mon époque. Ça n'est pas très drôle, mais l'actualité récente ne l'est pas beaucoup. » Des textes forts, touchants, sur des musiques loin des archétypes du genre.
Le CD s'accompagnera d'un spectacle. Aidé par son frère, ingénieur du son, il sera épaulé sur scène par le pianiste Gérald Villain, professeur au conservatoire, séduit par son style, et Linda Dupuis, interprète en langue des signes, le spectacle étant accessible aux sourds.
Depuis novembre, il a pris ses quartiers aux Studios Rasseteau pour peaufiner l'ensemble. « On a acquis pas mal de compétences avec Slave farm quand on allait dans d'autres studios et on les partage ici. Rasseteau nous a permis de prendre nos aises et de travailler pendant plus de six mois. C'est un accueil d'exception. » Une aide qui se prolongera par celle de la ville sous forme de résidence au mois de septembre à l'Angelarde. Celle-ci se conclura par un spectacle, le premier en son nom. Et sûrement pas le dernier.

Lhomé : artdelhome.com Retrouvez ce reportage en vidéo sur lanouvellerepublique.fr ou centre-presse.fr
Laurent Gaudens