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vendredi 8 août 2014

Vouneuil-sur-Vienne : le maire démissionne

Charles Porquet de la Ferronnière. - Charles Porquet de la Ferronnière.Charles Porquet de la Ferronnière.
Charles Porquet de la Ferronnière.
Maire de Vouneuil-sur-Vienne, Charles Porquet de la Ferronnière a décidé de démissionner. Il explique pourquoi.
De quand date votre décision de démissionner ?
Charles Porquet de la Ferronnière : « Elle fait suite à une réunion du 22 juillet avec mes colistiers. Ils ont des positions qui ne sont pas les miennes. Je leur ai dit que je préférais démissionner dans ces conditions. Ma lettre est partie le lendemain. »
Comment en êtes-vous arrivé là ?
« La période plus calme des vacances m'a permis de faire le point. J'ai mûrement réfléchi. Au moment des élections, j'ai été désigné comme tête de liste. On a été élus et j'ai pris ma tâche très à cœur. Le groupe est très soudé mais malgré cela, je me suis retrouvé isolé. Seul devant les décisions, seul dans les animations, seul devant le travail, seul… C'est dur et cela demande un tel effort que j'ai préféré laisser la place à quelqu'un de plus jeune, de plus dynamique. »
Le problème ne vient-il pas du fait que vous ne vous attendiez pas à être élu ?
« Je n'étais pas candidat pour être tête de liste, je l'ai fait par devoir. Ce qui est dommage c'est que ceux qui auraient pu l'être n'aient pas été candidats. Je ne vise personne vous verrez simplement qui prendra la suite. (1) »
Il y a malgré tout eu un problème de cohésion ?
« Dans les réunions, j'ai eu du mal à m'imposer. Ils ont leurs idées (ses colistiers) et je n'arrive pas à imposer les miennes. Je fais le choix de partir quand c'est calme. Qu'arriverait-il s'il y avait la tempête ? »
Qu'allez-vous faire maintenant ?
« Je suis retraité depuis 9 ans, j'ai bientôt 70 ans, je vais pouvoir m'occuper de mes petits-enfants. Je suis satisfait d'avoir été élu maire comme trois de mes ancêtres : Arthur Marquis de Campagne, Etienne de Campagne et Casimir de Laizer. Mon nom existera quand même, ce n'est pas la durée qui compte. »
(1) Charles Porquet de la Ferronnière préfère tout arrêter et il quittera également le conseil municipal. La logique voudrait que ce soit le premier adjoint, Johnny Boisson, qui prenne la place.
Propos recueillis par Laurent Gaudens et Pascale Tinland

Archambault à Dangé : touché mais pas coulé

Ce qu'il reste d'employés chez Archambault yachts devant l'A13 le plus gros bateau jamais sorti par l'entreprise. - Ce qu'il reste d'employés chez Archambault yachts devant l'A13 le plus gros bateau jamais sorti par l'entreprise.Ce qu'il reste d'employés chez Archambault yachts devant l'A13 le plus gros bateau jamais sorti par l'entreprise.
Ce qu'il reste d'employés chez Archambault yachts devant l'A13 le plus gros bateau jamais sorti par l'entreprise.
La société de Dangé-Saint-Romain a été à nouveau reprise en avril. Elle a dû se séparer de douze employés.
La vie n'est pas un long fleuve tranquille chez Archambault : rachetée en 2012, le constructeur dangéen de bateaux a de nouveau changé de mains en avril dernier. La suite d'une longue descente aux enfers pour une entreprise qui a jadis employé jusqu'à une cinquantaine de personnes.
Il y a deux ans, le Parisien Gilles Caminade, P-DG d'un groupe de travaux publics, passionné de nautisme, s'était lancé dans l'aventure de la reprise d'une entreprise chancelante. Avec de beaux projets comme une nouvelle version de l'A35 et le lancement de l'A13. Salués par la critique et enthousiasmant les navigateurs, ils n'ont pas suffi à rétablir la situation à temps, le chiffre d'affaires dépassant à peine les 1 million d'euros, loin des 2,5 attendus.
Gilles Caminade a préféré jeter l'éponge et Archambault boats – nouveau nom lors de la reprise – a été placé en redressement judiciaire en février et repris – sous le nom d'Archambault yachts – le 11 avril dernier. « J'ai toujours été passionné de nautisme,explique Thomas Duhen, son nouveau propriétaire. Quand j'ai appris que l'entreprise était en redressement je n'ai pas hésité. »
 " On a atteint la taille critique "
Pratiquant la voile depuis l'âge de 12 ans, l'homme de 56 ans travaille dans le off-shore pétrolier et depuis 6 ans avait lancé une activité d'import-export de bateaux de plaisance d'Europe vers le Brésil et les USA. « J'avais commencé l'an passé la représentation d'Archambault aux Etats-Unis, précise-t-il. L'A27 avait même obtenu en octobre le " best boat 2014 ". »
Thomas Duhen est reparti en avril avec seulement 11 des 23 employés, dont les fils du fondateur Emmanuel et Jean-Jacques Archambault qui restent aux commandes de la production. « C'est une continuité. » Il compte relancer les ventes en s'appuyant sur l'A35 et l'A13 en espérant une conjoncture favorable. « On a atteint la taille critique »,prévient-il. Une nouvelle difficulté signifierait probablement la fin d'Archambault à Dangé.
en savoir plus
Le Tour de France, c'est fini
C'est l'autre mauvaise nouvelle : en mai le groupe Amaury a informé Archambault que son bateau le M34 ne serait plus celui du Tour de France à la voile comme prévu. « Il n'y avait que 9 bateaux cette année, explique Thomas Duhen. Ils mettent en cause le bateau mais c'est plus un problème de formule à revoir. » Selon le nouveau patron, la décision n'aurait aucun impact négatif puisque le M34 ne se vendait plus. « Ça pourrait même avoir un impact positif. » Sauf pour l'image du Tour dont pouvait se prévaloir l'entreprise de Dangé-Saint-Romain jusque-là.
Laurent Gaudens

Elle reviendra de Montréal



Chloé Saint-Jean a notamment encadré les jeunes enfants au Lac. - Chloé Saint-Jean a notamment encadré les jeunes enfants au Lac.Chloé Saint-Jean a notamment encadré les jeunes enfants au Lac.
Chloé Saint-Jean a notamment encadré les jeunes enfants au Lac.
Chloé Saint-Jean a bénéficié cet été des échanges intermunicipalités. La Québécoise a passé un mois à Châtellerault.
Ce qui m'a le plus étonnée, c'est la proximité entre les villages et les villes. Il y a beaucoup moins d'espace qu'au Québec. Et beaucoup plus de gens. Du haut de ses 19 ans, Chloé Saint-Jean n'aura rien perdu de son séjour de six semaines à Châtellerault. Elle en aura profité pour voir La Rochelle, visiter les châteaux de la Loire, découvrir le Futuroscope… et travailler !
Sept candidats au départ à Châtellerault
La jeune fille était accueillie dans le cadre des échanges intermunicipalités mis en place entre Châtellerault et le Québec grâce à Châtellerault-Québec-Acadie et la ville depuis une trentaine d'années (1). Mais cette année, au lieu de trois jeunes habituellement accueillies, elle est la seule à venir de la Belle Province. La faute à un dispositif local qui permet, sur place, aux jeunes d'obtenir désormais des petits boulots rétribués.
Du coup, il a fallu que les organisateurs fassent du tri entre les sept candidats châtelleraudais prêts à partir outre-Atlantique. C'est finalement le Châtelleraudais Gabriel Verdon qui a pu partir à Amos au Nord du Québec. C'est d'ailleurs dans la famille de ce dernier que Chloé était hébergée durant son séjour châtelleraudais.
Ses journées étaient également bien occupées puisqu'elle assurait des animations au lac dans le cadre de Visa Vacances et tenait l'après-midi la buvette en servant des boissons sans alcool. Des activités qui lui ont permis de découvrir les habitants. « Ils sont gentils, très ouverts, j'ai été très bien accueillie », analyse Chloé. Elle ne regrette ainsi pas son voyage même si, à la différence de ses camarades, elle n'y aura rien gagné financièrement. « L'expérience, c'est quelque chose d'important sur un cv. Surtout travailler à l'étranger, c'est assez unique, on ne peut pas laisser passer ça. »
Elle a d'ailleurs pris goût au voyage : la Montréalaise profitera de sa présence pour visiter sa famille à Versailles et aller découvrir Strasbourg et reviendra dès l'an prochain en Europe. Elle a décidé de reporter ses études en droit et marketing à l'université d'un an pour se lancer dans un périple avec une amie de la Turquie à l'Espagne en passant par la Grèce, l'Italie et la France. Et elle l'a promis : elle reviendra faire un coucou à Châtellerault.
(1) Des échanges ont eu lieu également au printemps avec l'accueil de trois Québécois pendant que trois Châtelleraudais étaient au Québec.
Laurent Gaudens

jeudi 7 août 2014

Maurice Bedel raconte sa guerre sur la Toile



Maurice Bedel sur le front des Vosges.
Mort il y a soixante ans, l’écrivain de Thuré va raconter sur Internet la Grande Guerre telle qu’il l’a vécue. Explications.
Dans le train qui m'emporte vers Nancy tout le monde est ivre. Ce 1er août 1914, Maurice Bedel (1883-1954), médecin psychiatre et écrivain ouvre son Journal de guerre par cette phrase. D'une écriture soignée – il sera prix Goncourt en 1927 – il commence ainsi à raconter ses quatre ans de guerre tels qu'il les a vécus sur le front des Vosges, de l'Aisne ou dans l'Atlas marocain.
Cet écrit, on le doit à Chantal Verdon, une professeure à la retraite de Châtellerault, passionnée par l'écrivain qui venait passer ses vacances à Thuré. Elle a exhumé son journal et l'a publié chez Tallandier en 2013.
Pour entrer dans la peau d'un poilu
A l'occasion du centenaire de la Grande Guerre, nous avons décidé de donner la parole au romancier pour qu'il nous raconte « de l'intérieur » le conflit qui a ouvert le XXe siècle. Très régulièrement, vous retrouvez ainsi dans votre quotidien les principaux événements qu'il a pu vivre, commenter et même dessiner.
Homme de son temps, grand voyageur, il était à l'affût de toutes les nouvelles technologies et aurait sûrement profité pleinement de la révolution numérique actuelle. Avec l'accord de ses ayants droit, de Chantal Verdon et des éditions Tallandier, nous avons donc fait ressusciter Maurice Bedel qui s'exprimera au quotidien sur Internet en utilisant les médias actuels.
Un blog, Twitter une page Facebook
Sur le blog « Comme en 14 », il publie chaque jour un chapitre de son livre. Sur sa page Facebook (Maurice Bedel), il donne les principaux éléments de sa journée, qu'il agrémente également des plans, photos et dessins qu'il a réalisés sur le front. Enfin, sur son compte Twitter, il vous fera vivre ses journées les plus chaudes, heure par heure.
C'est une expérience unique que nous vous proposons de vivre : entrer dans la peau d'un « poilu » comme si vous y étiez. Il ne vous reste plus qu'à « suivre » Maurice Bedel. Et rassurez-vous, ce sera beaucoup moins dangereux qu'en 14…
> Blog « Comme en 14 » : http://goo.gl/0nB7Vm Page Facebook : http://goo.gl/Rlm0G9 Compte Twitter : Bedel2014
Laurent Gaudens

Avec Eric, l'électricité c'est pas sorcier



Eric Chapelle fait le test de l'eau comme conducteur.
Le musée Auto, moto, vélo organise l’été des ateliers pour les enfants. On peut y apprendre à faire un circuit électrique en s’amusant.
Ça ressemblerait bien à un jeu : des fils, des piles, des ampoules qu'on allume et qu'on éteint… et c'est bien ce à quoi s'emploie Eric Chapelle, animateur de l'Espace Mendès-France : rendre l'atelier qu'on lui a confié suffisamment ludique pour captiver deux heures durant cinq enfants d'une dizaine d'années.
" Je l'ai déjà fait en classe "
Celui du jour porte sur l'éclairage des voitures. Normal puisque ça se passe dans les murs du musée Auto, moto, vélo habitué à organiser des ateliers pour les enfants durant l'été. Clignotants, phares, feux de stop ou de croisement… tout doit être exploré par les enfants qui abordent (en partie) le langage technique ad hoc. Et certains n'ont aucune difficulté comme Nathan. « Je l'ai déjà fait en classe, explique l'intéressé. C'est papi et mamie qui m'ont parlé de cet atelier, et c'est vraiment très bien. » Plot, culot, contact… il cite tous les termes à mesure qu'Eric Chapelle le demande aux enfants.
D'autres sont plus hésitants, connecte les fils un peu au hasard et jette un œil par-dessus l'épaule des autres. Mais l'intérêt reste le même. « Ça m'intéresse beaucoup, témoigne Sarah. C'est parce que j'aime regarder mon papa faire l'électricité que je suis venue. Il m'a dit que je n'avais pas le droit sinon. »
L'air de rien, Eric Chapelle leur transmet les rudiments d'un circuit électrique. « Il faut que le courant puisse entrer et sortir », leur montre-t-il. Et les enfants testent en direct divers matériaux pour savoir lesquels sont conducteurs ou isolants : gomme, carton, aluminium… « Et l'eau ?, questionne Eric. A faible tension, l'eau est un isolant mais à forte tension l'eau peut faire passer le courant. Un isolant peut devenir conducteur à très forte tension. »
Après une heure autour de la table à exercice, les enfants vont dans le musée repérer les différents systèmes sur les voitures. « C'est la première fois qu'on organise ce genre d'atelier, précise Eric Chapelle. On en organisera aussi bientôt à Poitiers. » Prochain atelier dès cet après-midi.
Aujourd'hui, de 15 h à 16 h, musée AMV « Comment ça marche un moteur électrique ? » et de 16 h à 17 h « à quoi ça sert la transmission ? » pour les 8-12 ans également jeudi 28 août. Mercredi 27 août, « comment ça marche l'éclairage d'une voiture ? » de 15 h à 17 h. Tél.05.49.21.03.46.
Laurent Gaudens

mardi 5 août 2014

La foire de Saint-Roch : c'est pas très rock


Michel Alquinet ( à gauche) vient depuis 39 ans, comme pour la foire de Pâques.
La foire de Saint-Roch fait pâle figure comparée à celle de Pâques. Mais les commerçants sont malgré tout plutôt satisfaits.
Heureusement qu'il y a les collègues pour discuter. Dans l'après-midi, les forains du boulevard Blossac ont le temps de papoter. Le chaland potentiel n'est en effet guère présent. « Mais le soir, il y a du monde quand même », se réjouit Michel Alquinet, « figure » de la foire depuis 39 ans comme sur celle de Pâques. « On récupère la clientèle qui ne part pas en vacances ou ceux qui sont partis en juillet et qui sont revenus. » Certes, le commerçant châtelleraudais reconnaît que les passants ne sont pas très nombreux mais « c'est moins cher que sur la cote ».
" Ça se présente bien "
Présent depuis 15 ans au mois d'août à Châtellerault, Bruno Martin est déjà un brin nostalgique. « C'était mieux il y a quelques années. On était plus nombreux. Il faudrait que la foire se développe un peu, que la mairie nous fasse davantage de publicités. » C'est vrai qu'avec sept forains à peine, les amateurs n'ont pas l'embarras du choix.
Néanmoins, quoiqu'en disent certains, les professionnels sont plus nombreux cette année que lors de l'édition précédente.
Certains font ainsi leur première apparition à Châtellerault : André Santo et son stand de confiserie arrivent d'Angoulême. « Jusque-là, j'aillais au bord de la mer », précise-t-il. Mais Xynthia est passée par là et La Faute-sur-Mer où il travaillait est devenue moins intéressante avec la fermeture de plusieurs campings. Et, si les clients ne sont pas nombreux pour l'heure, André ne regrette pas son choix. « Ça se présente bien. C'est une belle ville, on est en plein centre-ville et la municipalité est très accueillante. » Fin de foire le dimanche 24 août.
Laurent Gaudens

lundi 4 août 2014

Stacey Kent, première de course



Stacey Kent était merveilleusement accompagnée par le quatuor Ebène samedi soir à La Roche-Posay.
Avant la journée de courses du lendemain, la chanteuse Stacey Kent a pris possession samedi soir de l'hippodrome de La Gâtinière, à La Roche-Posay, pour un concert exceptionnel dans le cadre du festival Les Chaises musicales.
Une première pour l'association Au fil des ondes, organisatrice du festival, qui s'exportait sur le champ de course pour bénéficier de tribunes abritées et qui a réussi son essai : 600 personnes environ sont venues applaudir la chanteuse américaine âgée de 46 ans.
Celle-ci a interprété quelques titres du dernier album Brazil du quatuor Ebène dont elle était l'invitée, Aguas de março (les eaux de mars), Smile ou le Fragile de Sting accompagné par le saxophoniste (et son compagnon) Jim Tomlinson et le batteur Richard Héry.
Elle était également merveilleusement mise en valeur par le quatuor Ebène à qui elle a laissé la scène sur quelques titres « solo », notamment le Libertango d'Astor Piazzolla qui a fait se lever le public. Prochain concert pour Stacey Kent à Marciac. C'est dire si La Roche-Posay a eu de la chance de l'entendre…
A voir en extrait vidéo sur lanouvellerepublique.fr et centre-presse.fr.
L.G.

VIDEO. La Roche-Posay : Stacey Kent star des... par lanouvellerepublique