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lundi 10 novembre 2014

Cinq (bonnes) raisons de célébrer le 11 Novembre en visitant l'exposition sur la Grande Guerre à Châtellerault


1. La Vienne en guerre par le biais de grands panneaux, réalisés par les Archives départementales, le CRDP et l'office des anciens combattants, présente le département dans la guerre sous différents points de vue: la vie des combattants, le quotidien à l'arrière, la Manufacture d'armes de Châtellerault... Très instructif.  

2. "Ils avaient 20 ans" est un film réalisé en 1988 par Yves Briant de Roger Picard qui livre le témoignage émouvant de huit soldats de la Vienne dont celui d'Ernest Martin, instituteur d'Archigny, devenu officier mitrailleur à Verdun.  

3. La guerre en 3 D, c'est ce que permettent d'imaginer les vues stéréoscopiques du front réalisées par la société Instant 3D et présentées pour la première (et seule) fois dans la Vienne. Les photos y prennent une dimension très réelles.

  4. Des photos de Châtellerault au temps de la guerre sont présentées dans un diaporama de vues issues du fonds Charles Arambourou. Mobilisation, hôpitaux temporaires, retour des combattants.. autant de situation commentées en direct par Muriel Pergant (archives municipales) ou Pierre Bugnet (CCHA).

  5. Des contributions récentes sont présentées comme celles présentant l'histoire de Constant Rivière, originaire d'Oyré, mort le 13 novembre 1914 dans les Flandres. Son petit-fils a prêté quelques documents qui seront scannés par le CCHA. A l'occasion de l'exposition, l'association a lancé une collecte pour numériser les documents personnels de Châtelleraudais. L'ensemble sera présenté dans un DVD qui sortira en 2018.  

A voir jusqu'au vendredi 14 novembre, de 9h à 12h et de 14h à 18h, à l'Espace Clemenceau, à côté de l'hôtel de ville. > Voir la vidéo  
VIDEO. Châtellerault : tout savoir sur la... par lanouvellerepublique

Ce soir, je vais au musée de mon bureau

 
L'exposition est visible au musée… et sur Internet.
A compter d’aujourd’hui, il est possible de visiter la dernière exposition du musée châtelleraudais de son ordinateur.
S'armer pour la guerre, c'est l'exposition que présente le musée châtelleraudais à l'occasion du centenaire de la Première Guerre mondiale. Inaugurée le 20 septembre, elle sera présente dans les locaux du musée Auto Moto Vélo pendant un an jusqu'au 31 août.
Mais si vous savez d'ores et déjà que vous n'aurez pas le temps d'y aller ou que vous êtes trop impatient pour attendre le jour-où-vous-êtes-sûr-de-pouvoir-vous-y-rendre, il vous reste une solution : allumer votre ordinateur et profiter de la visite.
Le capitaine François et les vélos Gérard
Depuis ce matin – si la technique est toutefois bien au rendez-vous – il est en effet possible d'effectuer une visite virtuelle de l'exposition sur alienor.org, site des musées régionaux. « C'est la première exposition d'une série consacrée à la Grande Guerre et c'est le musée de Châtellerault qui a été choisi pour présenter la première », se réjouit Sophie Bregeault, conservatrice des musées châtelleraudais. « C'est une belle valorisation de l'exposition sur Internet, ajoute Anne-Florence Bourat, vice-présidente de l'agglomération en charge des équipements culturels. C'est une première et c'est unique en France. »
L'exposition présentée sur Internet permettra également de visionner quelques documents différents de ceux présentés dans les murs du musée et de voir davantage de photos grâce notamment à la participation d'autres musées, comme ceux de La Rochelle et de Saint-Jean-d'Angély.
Le site alienor est en effet une belle initiative régionale puisqu'il permet de réunir l'ensemble des 42 musées du Poitou-Charentes. A raison d'une dizaine de publications de collections par an, ce sont déjà 140 expositions virtuelles qui y sont présentées.
Et Châtellerault y est bien présent avec notamment les collections du musée Sully, qui, lui, est malheureusement fermé depuis plus de dix ans. Dès janvier, c'est un documentaire consacré au travail de restauration des coiffes mené par Laëtitia Briand qui sera présenté.
D'autres projets sont en cours pour alimenter la thématique du centenaire, notamment une présentation spécifique de la malle du capitaine François, legs fait au musée, ainsi qu'une vidéo de la conférence que donnera jeudi 18 décembre Christophe Lagrange sur les vélos Gérard, qui ont équipé les bataillons français. Un projet autour de l'hôpital de guerre est aussi dans les cartons. Si les visites sont virtuelles, on le voit, le travail sera, lui, bien réel pour les équipes châtelleraudaises.
A découvrir dès ce matin sur alienor.org
Laurent Gaudens

samedi 8 novembre 2014

" Je suis quelqu'un d'entier "


Cyril Cibert : « Je ne sais pas cacher mes émotions. »
Le conseiller régional PS Cyril Cibert nous a reçus chez lui pour répondre à nos questions tirées du panier.
La ville que je préfère ?
« Châtellerault, c'est là où je suis né, où vivent mes parents, mes grands-parents. Je le dis car on ne dit pas assez souvent qu'on aime Châtellerault. »
Homme ou la femme pour illustrer un nouveau billet de banque ?
« Najat Vallaud-Belkacem, elle a subi des attaques inacceptables. Elle a beaucoup travaillé, c'est une réussite à mettre en avant. »
Si j'étais un animal ?
« Une tortue. J'en suis amoureux, je fais partie d'une association de sauvegarde des tortues, j'en possède. Ça reste impassible devant les événements. C'est un animal qui n'a pas évolué malgré l'agitation. Il ne bouge pas, il reste serein, il me correspond. »
Mon plus grand défaut ?
« Ceux qui me connaissent le savent : quand ça ne va pas, ça se voit tout de suite. Je ne sais pas cacher mes émotions, je suis quelqu'un d'entier, je donne de ma personne. Et quand ça me blesse, ça se voit. C'est peut-être un défaut. »
Mon département préféré ?
« Ce n'est pas une surprise, c'est la Vienne. C'est un très beau département, avec de magnifiques églises romanes et des sites très attractifs. Et à tailles intéressantes, il n'y a pas que des grandes villes, c'est un mixe des deux. Je m'y sens bien. »
La qualité que je préfère chez un homme ?
« Chez un homme ou une femme, c'est l'honnêteté. Personne n'est infaillible mais il faut être honnête. »
L'homme politique que j'admire le plus ?
« Ce sont surtout des femmes actuelles que j'admire. Je suis venu à la politique par Édith Cresson. J'étais subjugué par sa manière de faire. J'ai suivi Ségolène Royal en 2007 et également pour la dernière primaire. Sinon, c'est François Mitterrand. Tous les ans, je vais à Jarnac, je fais partie de l'association des Amis de Mitterrand. C'est quelqu'un qui avait de la hauteur, qui prenait du recul, un grand homme d'État. Il était bien au-dessus de tous, un bon président de la République. »
Le sport que je pratique ?
« Je n'en pratique plus et ça se voit. J'essaye de me remettre au vert. Mais sinon, c'est le cyclisme, j'en ai beaucoup fait. J'étais le voisin de Sylvain Chavanel, j'ai appris avec son oncle. J'ai fait partie du Vélo-club de Châtellerault, de la Pédale châtelleraudaise, de l'Avenir cycliste. A une époque, je faisais 500 km à vélo. Mais il faut avoir le temps, c'est un sport très difficile. Mais je coche toujours le Tour Poitou-Charentes ou le Tour de France sur mon agenda. C'est un sport que j'apprécie. »
  " Vivre pleinement la vie sans être obligé de penser à la maladie "
Le film que j'aime revoir ?
« J'adore " Le Père Noël est une ordure ", je connais toutes les répliques par cœur. Pour rigoler, quand on a envie de passer du bon temps, c'est ce que je regarde. Je l'ai en vidéo, en plus c'est un film qui a été fait sans trop de moyens. »
Le métier que j'aurai aimé faire ?
« Cuisinier. J'ai beaucoup visité de cuisines quand j'étais commercial en produits d'hygiène. J'y passais du temps et j'aurais aimé le faire, élaborer des plats, cuisiner, faire du plat à l'assiette. »
Si j'étais un super-héros ?
« Je n'en vois pas ceux auxquels je pourrais m'identifier. Ils sont forcément imaginaires et moi je suis dans le réel. »
Ce que je voudrais être ?
« Dans ma vie personnelle, être serein et en paix, ça n'est pas toujours évident. Il y a des soucis de santé dans ma famille, j'aimerais dépasser tout ça et vivre pleinement la vie sans être obligé de penser à la maladie. »
Si j'étais une voiture ?
« Je ne suis pas très voiture. J'ai une Fiat 500 parce que je l'ai trouvée belle mais je ne suis pas fan de voitures. Je n'y connais rien. »
Le son, le bruit que j'aime ?
« J'aime bien le bruit de la rivière qui coule, c'est calme. L'été, je vais davantage vers la rivière que la plage, c'est très reposant. »
Le métier que je n'aurais pas aimé faire ?
« Travailler dans un abattoir, c'est un métier difficile. Je n'aurais pas été capable, l'odeur du sang, c'est impossible pour moi. »
Le mot que je déteste ?
« "  C'est pas possible ". D'entrée, quand on me dit ça, j'ai envie de tout faire pour rendre la chose possible. Le défaitisme ambiant me met en compétition. »
Mon occupation préférée ?
« Parler avec les gens, rencontrer du monde. Quand j'étais commercial, je rencontrais beaucoup de personnes, maintenant c'est avec mes mandats. Il y a trop de repli sur soi aujourd'hui. »
Si Dieu existe, qu'aimerais-je, après ma mort, l'entendre me dire ?
« C'est bien, tu as bien travaillé Cyril. »
Si j'étais une fleur ?
« Une orchidée, j'en ai beaucoup, je les adore. J'ai une verrière chez moi, elles refleurissent à chaque fois. »
Un pays où j'aimerais vivre ?
« J'ai beaucoup aimé Prague et la République tchèque. Je vais aussi beaucoup au Maroc où j'ai de la famille et beaucoup d'attaches. J'irais plus souvent si je le pouvais. Ce serait au Maroc. »
Mon mot préféré ?
« Chiche. Allez on y va, on avance, on n'est pas résigné, on fonce. »
Si j'étais une saison ?
« Le printemps, c'est la plus belle. Il commence à faire beau, c'est la saison des amours. »
Mon plat préféré ?
« Les endives au jambon, celles que faisaient ma grand-mère et ma mère. »
Quel artiste actuel j'aimerais rencontrer ?
« Kenji, qui vient de sortir son album. Il est très sympa, ces chansons sont très rythmées, j'aime. »
> A voir également un extrait en vidéo :

Et en intégralité sur YouTube

VIDEO. Châtellerault : Cyril Cibert répond aux... par lanouvellerepublique
Propos recueillis par Laurent Gaudens

Automne musical bien dans son théâtre





VIDEO. Châtellerault : Automne musical ouvre au... par lanouvellerepublique

 
 
Marina Fielman et Gaby Talroze sur un double-piano Pleyel.
Le festival de musique classique châtelleraudais a ouvert pour la première fois au Théâtre Blossac. Une réussite.
 C'était une évidence et Olivier Lusinchi, directeur musical, portait son festival Automne musical des deux bras depuis quelques années avec un espoir : que l'ouverture de l'ancien théâtre ressuscité en Théâtre Blossac redonne le souffle nécessaire au seul festival de musique classique châtelleraudais.
Dans nos colonnes, Olivier Lusinchi vantait « ce lieu magnifique » à l'«acoustique exceptionnelle » en devenant lyrique. « Il permet une proximité avec les artistes, une vérité du son, une émotion plus palpable. »
 Le Théâtre Blossac en vraie star
Au vu de la première soirée jeudi, les efforts des maîtres d'œuvre du festival ont été largement récompensés : si le Théâtre Blossac convient parfaitement aux lectures d'André Dussolier ou aux échanges musicaux d'Emily Loizeau, il semble tout naturellement destiné à la musique classique.
Même s'il aura du mal à accueillir de grands ensembles, voire de plus petit. Jeudi, il a fallu renforcer le plancher pour accueillir les 700 kg du double piano star de cette soirée récital. Prêté par la famille Lavrard, l'instrument n'a été produit qu'à une trentaine d'exemplaires. Il n'en resterait qu'une dizaine dont très peu encore jouables.
Il y avait donc un surcroît d'émotion pour Marina Fielman et Gaby Talroze, deux pianistes israéliennes, invitées à ouvrir cette vingt-cinquième édition. Sur des œuvres de Ravel, Brahms, Schubert, Liszt et Rachmaninov, à quatre mains sur un clavier pour certaines, sur les deux côtés de ce double piano, pour d'autres, les deux artistes ont réussi une triple preuve : donner un bel aperçu de leur talent tout mettant en avant leur précieux instrument mais surtout, montrant que le plus beau serviteur d'une telle musique est bien le Théâtre Blossac. Sans doute la vraie star de la soirée.
demandez le programme
> Ce samedi au Théâtre Blossac (18 h), airs sacrés et profanes avec Adriana Grekova (mezzo soprano), Todor Petrov (clavecin), Andrei Jourdane (violoncelle baroque) et Nelly Vila (soprano).
 > Dimanche 9 au Nouveau Théâtre (16 h), quintet El Tango.
 > Dimanche 16 au Théâtre Blossac (18 h), « Turlipatan » et « Croquefer » d'Offenbach par l'ensemble Les Brigands.
Les réservations sont ouvertes au Théâtre Blossac et au 05.49.21.90.34. Tarifs : de 6 €, 12 € et 17 €
Laurent Gaudens

vendredi 7 novembre 2014

La Châtelleraudaise change de chef mais pas de musique

 
Emmanuel Boulanger a repris l'ensemble, ici la classe orchestre.
Les ateliers-harmonie La Châtelleraudaise ont changé de directeur musical au cours de l’été. Emmanuel Boulanger a repris les rênes.
On ne retrouvera plus Olivier Sinaud et son bagout incomparable sur le parvis de l'esplanade François-Mitterrand ou lors du concert du Nouvel an au Nouveau Théâtre. Cette année, le concert de rentrée des ateliers-harmonie La Châtelleraudaise devant la mairie s'est déroulé sans lui, début septembre.
Et pour cause, ce dernier a définitivement quitté la région au début de l'été. Olivier Sinaud a en effet suivi sa compagne et membre de l'harmonie Marianne Pelizzari, mutée professionnellement à Pau.
C'est donc une page d'une dizaine d'années qui se tourne à La Châtelleraudaise et c'est Emmanuel Boulanger qui sera chargé de faire oublier l'emblématique directeur musical. Habitant Poitiers, ce professeur de clarinettes dirige déjà des chœurs à Bressuire, Parthenay et Saint-Georges-les-Baillargeaux.
Des concerts et des sorties
Il rajoutera à sa palette déjà bien remplie les répétitions de la classe orchestre (réservée aux jeunes et aux débutants) et celles de l'harmonie (pour les plus confirmés) ainsi que les ateliers dans les différents instruments de l'harmonie : clarinette, saxophone, flûte traversière, trompette, tuba, trombone, percussion.
Les répétitions ont repris au sous-sol de la Maison pour tous de Châteauneuf avec des effectifs renouvelés, 18 en classe orchestre, une vingtaine pour l'harmonie. « On peut nous rejoindre à tout moment », précise Emmanuel Boulanger. Le nouveau chef veut en effet promouvoir la classe orchestre et ce sera le cas lors de plusieurs sorties : le 23 novembre lors de la messe de Sainte-Cécile à l'église Saint-Jean-l'Evangéliste ; le 7 décembre à 16 h avec un concert dans la même église ; le 1er février à l'Angelarde pour le concert décalé du Nouvel an. Lors de cette dernière sortie, la Châtelleraudaise se produira à la suite du chœur de Parthenay qui chantera Starmania, accompagné des musiciens châtelleraudais.
« On assurera également les prestations habituelles des 11 Novembre et 8 Mai », ajoute Thierry Garcia, président de l'association.
L'harmonie est aussi engagée dans des ateliers périscolaires avec l'école d'Availles-en-Châtellerault. Les projets ne manquent donc pas et d'autres devraient suivre notamment sur les musiques de films. « L'esprit est avant tout convivial, explique Emmanuel Boulanger, avec l'esprit de se faire plaisir. Et on a besoin de monde ! »
Répétition classe orchestre le mecredi à 18 h et harmonie à 20 h 30. Tarifs : 100 €/an l'harmonie, 300 €/an les ateliers + l'harmonie ou la classe orchestre. Tél. 07.80.41.28.36. http://chatelleraudaise.free.fr/
Laurent Gaudens

jeudi 6 novembre 2014

Poubelles en feu en bas des tours

 
Kevin Chavigny montre les poubelles qu'il a dû évacuer.
Châtellerault
Ce n'est pas la première fois et c'est bien le problème : les tours Sainte-Catherine sont victimes très régulièrement d'incendies. La dernière fois, c'était dans l'un des halls. Mardi soir, ce sont des incendies en chaîne – et donc volontaires – qui ont failli mal tourner sans l'intervention d'un riverain.
Kevin Chavigny, 21 ans, était chez un ami pour la soirée de l'autre côté de l'avenue de Gaulle. Sorti sur le balcon pour fumer, vers 20 h, il aperçoit un départ de feu dans le local à poubelles de la tour Normandie située au numéro 9. Il prévient les pompiers et arrive sur les lieux où il écarte le container en feu.
Il voit alors un départ de feu dans l'autre tour, Poitou au numéro 11, et s'y précipite laissant son camarade Valentin et les pompiers arrivés sur le premier site. La poubelle est également en feu et des explosions, sans doute de bombes aérosols, rendent difficile l'intervention.
Il entend alors des appels au secours venant d'une troisième tour, Touraine. Là encore, le feu a été mis dans une poubelle, dans le local ad hoc et l'intervention de Kevin conjointe à celle des pompiers permet d'éviter la contagion. « Le temps qu'on éteigne, le feu avait été remis à la première poubelle » explique-t-il. « Ce sont sans doute des gamins, ou un règlement de comptes. » La quatrième tour, la tour Maine, a été épargnée. Tout est rentré dans l'ordre vers 21 h 30.
Laurent Gaudens

mercredi 5 novembre 2014

Eolia prend son envol sur la zone Monory

 
David Tarride, du cabinet ETii, devant le chantier en cours.
Le chantier de la nouvelle unité de Mécafi a commencé la semaine dernière. Livraison prévue en septembre prochain.
Il ne devait démarrer que le 3 novembre. C'est finalement avec une semaine d'avance – chose rare dans le domaine de la construction ! – le 27 octobre que le premier coup de pelle a été donné sur la zone Monory. Onze mois de chantier qui connaîtront différentes phases.
1. On terrasse
Comme pour toute construction, c'est d'abord par des travaux de terrassement que tout commence. Après avoir enlevé 30 à 40 cm de terre végétale – les gros tas qu'on voit sur les côtés et qui seront réutilisés pour les aménagements paysagers –, le terrain est remblayé de 60 cm sur la totalité de la surface de 8.700 m2. La terre – en fait une sorte de sable à plusieurs mètres de profondeur – utilisée est extraite sur le site au moyen d'un énorme trou de 1.300 m2 : 5.000 m3 vont en être retirés.
2. On crée les fondations
Début décembre, ce sera le tour du maçon d'intervenir. Les fondations seront coulées.
3. On charpente
Courant janvier, les charpentes seront mises en place. Elles seront de deux sortes : l'une en béton sur environ 2.000 m2 à l'ouest du terrain, l'autre en métal sur 4.700 m2. Des matériaux différents en raison du type de production qui ne sera pas le même.
4. On ferme
Fin février, le bâtiment commencera à ressembler à sa version définitive. Ce sera en effet le moment de placer les bardages et la couverture.
5. On aménage
A partir de la mi-avril, les travaux intérieurs vont commencer pour plusieurs mois. Les aménagements extérieurs seront également réalisés avec une bande verte à l'arrière du bâtiment, côté Main jaune, ainsi qu'à l'entrée côté Pôle emploi.
6. On livre
Si les 20 entreprises intervenantes ont travaillé dans les temps, et si les conditions météo ont été favorables, la livraison du bâtiment par le cabinet poitevin ETii qui le réalise doit avoir lieu en septembre 2015. Et il n'y aura pas de temps mort puisque Mécafi a prévu d'installer des machines et d'y embaucher des salariés dès que le bâtiment le permettra.
A voir en vidéo sur lanouvellerepublique.fr et centre-presse.fr
Laurent Gaudens

VIDEO. Châtellerault : l'entreprise Eolia sort... par lanouvellerepublique