Articles les plus consultés
-
Lilian Dufour : « Je suis tombé amoureux du site de la Manu. » Recalé une première fois, Lilian s’est accroché. Et, s’il rentr...
lundi 23 avril 2001
Net et sans bavure
Après un léger flottement, les Castelroussines ont dominé la rencontre et ont infligé une sévère défaite à Feytiat. Une victoire pour l’honneur.
Aurélie Moreau s’est montrée particulièrement adroite à trois points.
(Photo Stéphane Gaillochon)
Berrichonne : 68 Feytiat : 50
Mi-temps : 37-17. Arbitres : MM. Colin et Burban. Berrichonne : Moreau, 19 ; Varlet, 2 ; Giusto, 16 ; Andreïeva, 12 ; M’Butom, 5 ; Prot, 11 ; Chambon, 3. 12 lancers-francs réussis sur 16 tentés. 15 fautes personnelles. Une joueuse sortie pour 5 fautes : Chambon (35) Feytiat : Massias, 6 ; Fontenay, 5 ; Halary, 11 ; Leyrolles, 2 ; Blass, 1 ; Rouy, 7 ; La Prade, 12 ; Breuil, 6. 10 lancers-francs réussis sur 12 tentés. 15 fautes personnelles. Une joueuse sortie pour 5 fautes : Massias (38).
IL ne restera qu’un regret après la victoire obtenue samedi soir par les Castelroussines pour leur dernier match à domicile : cette équipe-là avait assurément le niveau pour monter. Si le jeu déployé face à Feytiat avait été le même durant toute la saison, la Berri n’aurait pas à espérer une hypothétique et peu vraisemblable défection de Basse-Indre pour accéder à la nationale 2. Une situation qui ressemble fort à celle de l’an passé. Mais les regrets se ramassent à la pelle au gymnase Mondon, mieux vaut donc garder les bons souvenirs.
La Berri déroule
Celui de samedi sera à inscrire parmi les meilleurs. Après un 4-0 de La Prade, les joueuses de Feytiat font jeu égal avec Châteauroux (6-6 à la 6e mn). Pas pour longtemps. Stéphanie Prot, sur quatre lancers-francs et un panier, sonne le réveil de la Berri. Plus précises en attaque, les Castelroussines prennent le large et infligent un 17-0 grâce à un dernier panier à trois points de Marielle Giusto à quelques secondes de la fin du premier quart-temps (21-6, 10e mn). Plus agressives en défense, les Limousines recollent (23-13, 13e mn) mais Aurélie Moreau, en pénétration comme à l’extérieur, et Marielle Giusto, à trois points, permettent à la Berri de mener de 20 points à la pause. Les affaires de Feytiat ne s’arrangent guère à la reprise. Les joueuses de Thierry Jacq manquent d’adresse, contrairement à Marielle Giusto qui poursuit son festival à deux et trois points (55-29, 30e mn). Aurélie Moreau, grâce à deux paniers à trois points successifs, met les Limousines à trente points, plus gros écart du match (63-33, 33e mn).
L’heure de Feytiat
Le moment pour Brahim Rostom de faire tourner son effectif et de permettre à Aude Devilliers, la petite dernière, de faire son apparition sur le parquet. L’occasion pour Feytiat, sur trois contre-attaques consécutives, de réduire le score. Ce dernier quart-temps sera enfin celui de Cécile Halary et de ses partenaires : elles l’enlèveront nettement (21-13) donnant au score sa version finale plus en rapport avec leur troisième place d’avant la rencontre. La Berri a montré qu’elle n’avait rien à faire en nationale 3 : elle devra malheureusement attendre un an de plus pour en apporter la preuve définitive.
Laurent GAUDENS.
samedi 21 avril 2001
Pour une troisième place
A l’occasion de leur dernier match à domicile, les Castelroussines doivent faire oublier leur revers de La Couronne et essayer d’accrocher une place sur le podium.
Berrichonne-Feytiat Samedi, 20 h 30, gymnase Mondon.
Julia Andreïeva et ses coéquipières se doivent de remporter la victoire pour leur dernière prestation devant leur public.
(Photo d’archives Antony Belgarde)
A deux matchs de la fin de saison, l’heure est déjà au premier bilan du côté de la Berrichonne basket. Et celui-ci n’est pas très positif. « Sur le papier, on avait le plus gros effectif du championnat, souligne Brahim Rostom. Or, actuellement, on dépend des autres équipes. On a eu des hauts et des bas durant toute la saison. Le groupe est jeune, il faudra le renforcer par quelques anciennes pour avoir plus de maturité et d’expérience. Maintenant, on a encore deux matchs à jouer et il faut finir en beauté. » A commencer par ce soir contre Feytiat puisque ce sera la dernière prestation à domicile du groupe castelroussin. L’occasion de faire oublier la prestation réalisée à La Couronne. Un match à l’image de la saison : menant de onze points à la mi-temps, les Castelroussines se sont écroulées par la suite, s’inclinant finalement de cinq points. « On n’a pas su gérer le temps, ni la marque, déplore l’entraîneur castelroussin. A chaque fois, on fait beaucoup de fautes et on donne des chances à l’adversaire. On a fait notamment beaucoup trop d’erreurs dans la raquette. »
“ Un jeu très rapide ”
Un secteur que Brahim Rostom voudra corriger ce soir. Défaites au match aller, les Castelroussines doivent se méfier des joueuses de Feytiat qui les précèdent au classement. Même si les Limousines sont beaucoup moins à l’aise à l’extérieur que dans leur salle. « C’est une équipe de petites, analyse Brahim, et elles mettent beaucoup de pression avec un jeu très rapide. » Si elles parviennent à les contrer, les Castelroussines, à défaut de montée, s’offriront un dernier mini-challenge pour leur ultime match : la conquête de la troisième qui – de manière très improbable – pourrait devenir un tremplin pour la montée. « On ne sait jamais, rêve Brahim Rostom. Lorsque nous les avons rencontrées, les joueuses de Basse-Indre, qui sont premières, nous avaient dit qu’elles avaient des problèmes financiers. Si elles refusaient de monter, ce serait le troisième qui prendrait leur place. » Et pourquoi pas la Berrichonne ?
Laurent GAUDENS.
Berrichonne : Varlet, MButom, Giusto, Moreau, Prot, Amrani, Chambon, Andreïeva, Devilliers.
vendredi 20 avril 2001
Une semaine sans Froger
Thierry Froger n’a pas dirigé les entraînements cette semaine. Une prise de distance qui ressemble fort à un dernier avertissement avant la venue de Gueugnon ce soir.
Thierry Froger se prend la tête : comment retrouver la victoire ?
(photo « NR » Stéphane Gaillochon)
Berrichonne-Gueugnon vendredi, 18 h 30, stade Gaston-Petit.
C’ÉTAIT l’époque bénie. Début février, la Berrichonne venait d’éliminer Bordeaux et s’apprêtait à en faire de même avec Marseille. Pour cause de terrain en mauvais état, les Gueugnonnais étaient donc invités à patienter avant de faire un petit tour par le Berry. Ce soir, cette attente prendra donc fin. Mais en un peu plus de deux mois, tout a changé dans le camp castelroussin. La faute à deux revers consécutifs face à Caen et Wasquehal qui ont laissé une plaie béante au sein de l’effectif berrichon.
Une semaine de recul
Conséquence : Thierry Froger a passé sa semaine cloîtré dans son bureau, laissant les commandes à Denis Mérigot et refusant tout contact avec la presse. Une situation délicate que l’entraîneur-adjoint essaye de vivre au mieux : « Le coach a préféré prendre une semaine de recul par rapport au groupe pour voir comment il va réagir, explique Denis Mérigot. Moi, je suis là pour pallier tout problème, c’est mon rôle et ce n’est pas la première fois. Thierry Froger est toujours avec nous, derrière les joueurs, et nous travaillons dans la continuité. » Thierry Sanselme, qui a vu les joueurs lundi et mardi pour faire le point, préfère ne pas rajouter de l’huile sur le feu : « J’ai toujours appliqué le même principe : le président préside et l’entraîneur entraîne et je respecte ses méthodes. S’il a décidé de mettre en place une méthode personnelle, c’est son problème. Moi, j’attends des résultats. L’objectif est de bien terminer la saison car, selon mon expérience, quand une saison se finit mal, celle qui suit commence mal. »
Un entraîneur sur le départ ?
Compte tenu du contexte, le match qui se déroulera en fin d’après-midi prendra une importance que l’affiche n’aurait jamais laissé soupçonner. Et plus que le résultat, c’est son interprétation qui sera déterminante : ou Gueugnon repart avec un nul ou une victoire et la crise devra aller à son terme par un ménage complet de l’effectif ou un changement d’entraîneur ; ou les Castelroussins sont victorieux et laisseront à penser que le problème est bien dans leur relation avec l’entraîneur actuel et la solution sera la même. En bon pompier de service, Denis Mérigot préfère ne penser qu’à la mission qu’on lui a confiée : « On ne veut pas terminer la saison en queue de poisson. On peut admettre une défaite mais quand on combat. A Wasquehal, on n’a pas tout mis en œuvre pour ramener un résultat. L’objectif sera donc de prendre les trois points pour gagner une ou deux places. Il faut rester en concurrence pour la quatrième ou la cinquième place. » Et si la Berrichonne concédait une nouvelle défaite à domicile. « Tout dépend de la manière, souligne Denis Mérigot. On peut perdre en manquant de réussite. Mais il faut au moins s’être battu… »
Laurent GAUDENS.
jeudi 19 avril 2001
Petits mais sportifs
Tous les mercredis matin, des petits de trois à cinq ans s’initient au sport grâce à la crèche sportive de l’ASPTT.
Les enfants découvrent le sport grâce à divers petits jeux.
LE gymnase de la rue de la Vallée-aux-Prêtres est habitué du bruit que font les supporters lors des rencontres dominicales de basket. Tous les mercredis matin, hors vacances, les applaudissements et autres encouragements laissent la place aux ébats des « petits » de l’ASPTT. Depuis six ans déjà, de 9 h 30 à 10 h 15, les enfants de trois à cinq ans y sont en effet accueillis pour une découverte du sport. « C’est surtout une initiation à différentes activités, corrige Philippe Pornin, un des deux responsables de la crèche, actuellement en emploi-jeune. C’est aussi un apprentissage au fait d’être ensemble, ça leur permet de découvrir d’autres enfants. » Par divers petits jeux à l’aide de balles ou de cerceaux, les petits ont ainsi une première approche du monde sportif et exercent ainsi leur psychomotricité. Des ateliers qui ne durent jamais plus de dix minutes. « Il faut changer souvent car sinon ils sont vite ailleurs, précise Catherine Clauss, brevet d’Etat tennis et coresponsable de l’activité. Ça se passe très bien même s’il faut arriver à maîtriser la différence d’âge, car avec des petits, deux ans, c’est énorme. » Bon an, mal an, une quinzaine de bambins profitent ainsi de cette partie de plaisir, sous le regard bienveillant des parents qui sont autorisés à assister à la séance. Sans grande publicité. « C’est une activité en plein essor, confirme Catherine qui a amené Manon et Robin, respectivement âgés de 3 et 2 ans. Il ne faut pas non plus en abuser. Une heure par semaine, ça suffit amplement. Ça leur permet de découvrir des jeux en commun et de se discipliner en respectant les consignes. Les parents sont très demandeurs de ce genre d’activités, d’autant qu’il a été prouvé qu’il n’y avait pas de contre-indication. » L’idée semble en effet judicieuse puisque la plupart des enfants s’inscrivent par la suite à d’autres activités. La crèche sportive a donc encore de beaux jours devant elle.
Laurent GAUDENS.
Crèche sportive de l’ASPTT, rue de la Vallée-aux-Prêtres, tous les mercredis de 9 h 30 à 10 h 15, d’octobre à mai. Tarif : 380 F/an. Inscriptions au 02.54.60.34.60.
mercredi 11 avril 2001
Le Blanc persiste… sans signer !
Lancée à grands renforts de publicité l’an passé, la création d’un club de rugby au Blanc n’est toujours pas finalisée. A qui la faute ?
En avril 2000, une délégation blancoise s’était rendue au Stade de France à l’invitation d’EDF et de la FFR.
(Photo d’archives)
DÉBUT 2000, à l’initiative d’EDF et de la Fédération française de rugby, l’opération « Cent villes, cent clubs » devait permettre dans un premier temps à une cinquantaine de villes au « nord de la Loire » d’avoir « leur » club de rugby. Et parmi elles, Le Blanc. Deux rencontres, à l’occasion de matchs du Tournoi des Six nations au Stade de France, avaient permis de finaliser les choses. Ne restait plus qu’à signer la convention. « Depuis, nous n’avons pas de nouvelles », explique Jean-Jacques Rebourg, président du Rugby-club blancois. Prévue en octobre, la signature de la fameuse convention n’a en effet toujours pas eu lieu. « On ne sait pas s’il y a un problème, poursuit le dirigeant blancois. Ils n’arrivent pas à fixer une date. Un coup, c’est la fédération qui n’est pas disponible; un coup, c’est la mairie et un autre EDF. » Egalement partie prenante du stade d’eau vive de Tournon-Saint-Martin, l’entreprise publique voulait faire d’une pierre de coup. L’inauguration du parcours s’est bien faite le week-end dernier. Sans la signature de la convention.
“ C’est dommage ”
Tout cela ne serait qu’une péripétie si, dans le même temps, l’encadrement ne s’était pas mis au travail. Avec succès d’ailleurs. A peine créée, l’école de rugby, en entente avec Argenton, attire déjà vingt-cinq jeunes. Mais l’infrastructure, elle, n’a pas suivi. EDF devait fournir matériel et équipements tandis que la municipalité s’était engagée à créer un stade sur les bords de Creuse. Pour l’instant, tout est bloqué. L’école a trouvé refuge au CAGN et a bénéficié de maillots, donnés par le comité de l’Indre. « C’est dommage, regrette Jean-Jacques Rebourg. Si la convention avait été signée en octobre, ça nous aurait permis de faire un peu de publicité. Mais là, il n’y a rien qui attire les gens. » Sans but, les seniors ne se bousculent pas aux entraînements et l’engagement d’une équipe en championnat la saison prochaine est sérieusement compromis.
Une question d’emploi du temps
Côté municipalité, on se veut néanmoins rassurant. « La Fédération n’était pas disponible avant le mois de juin, explique Didier Siret, adjoint aux sports de la mairie du Blanc. La convention sera donc signée à ce moment-là. Ensuite, ils verront bien s’ils peuvent engager une équipe ou pas. » Même écho chez EDF. « Il y a accord sur le principe, souligne Frédérique Dupuy,chargée des dossiers sportifs. Il faut trouver une date mais elle sera fixée bientôt. C’est une question d’emploi du temps et on ne pouvait pas signer en raison des municipales pour ne pas favoriser une équipe. Il n’y a pas de problème et on va se rattraper. » Les amateurs de rugby blancois n’ont plus qu’à astiquer leurs crampons. En espérant que les stylos viennent bien parapher le précieux document...
Laurent GAUDENS.
Ecole de rugby, tous les samedis au CAGN à partir de 14 h ; entraînement des seniors au stade-vélodrome les mercredis à 19 h. Pour tous renseignements, téléphoner à la Maison des sports, 02.54.37.74.15.
lundi 9 avril 2001
La rançon de la peur
Luttant pour le maintien, les Caennais ont montré beaucoup plus d’envie que les Castelroussins, en manque de réussite samedi soir. La période d’invincibilité prend donc logiquement fin.
Berrichonne : 0 Caen : 1
SALLE de presse, 22 h 15, samedi. Thierry Froger fait son apparition, bien après ses joueurs. Le visage fermé. « Il faut être réaliste, commente sèchement l’entraîneur castelroussin. De temps en temps, on est une bonne équipe et à d’autres moments, nous ne sommes pas des compétiteurs. C’était le cas ce soir. Nous avons montré de la suffisance et nous sommes à notre place à la septième position. » Thierry Froger n’a jamais eu l’habitude de prendre des pincettes après une défaite. Samedi, c’est de vitriol qu’il a décidé d’arroser ses commentaires. « Pour moi, c’est ma plus grande déception et je ne sais pas de quoi l’avenir sera fait. On ne peut pas envisager une carrière de D 1 quand on joue comme ça. Ils ne feront jamais rien s’ils ne comprennent pas ça. Ils n’étaient pas prêts à faire un match de haut niveau alors qu’ils étaient prévenus. Avec de telles prestations, ils resteront de bons joueurs de D 2. Moi, je ne suis pas venu pour cela. » L’ambiance risque d’être tendue ce matin du côté de Blanche-de-Fontarce. Pour autant, les joueurs castelroussins méritent-ils un tel opprobre ? Les premiers en action grâce à un Kovacs très remuant en attaque, les Berrichons sont ensuite, il est vrai, un peu tombés dans la facilité. Mais ils sont surtout tombés sur une équipe qui, elle, n’avait pas cette possibilité-là. Menacés par la relégation alors qu’ils regardaient vers le haut du classement en début de saison, les Caennais n’avaient pas le choix : c’était vaincre ou mourir.
Fin de série
Passé le but de Watier, les Normands ont pris l’eau mais ont toujours colmaté les fuites pour éviter le naufrage. Et cette fois, le réalisme n’était pas du côté castelroussin. Daury et Laquait peuvent se mordre le bout des pieds : ils ont eu les occasions en fin de rencontre pour poursuivre l’invincibilité en 2001. Mais dans leur « sauve-qui-peut » collectif, les Caennais ont toujours mis le bon pied (ou la main ?) là où il fallait. L’arbitre – qui a malgré tout accordé plus de sept minutes imaginaires d’arrêt de jeu – ne s’est pas laissé attendrir. « Je n’ai rien à redire contre l’arbitre, lâche Froger. Il s’est mis à notre niveau, c’est tout. » Les Castelroussins ont perdu samedi soir une bonne occasion de remonter au classement. Ils devront se contenter d’un autre challenge : entamer une nouvelle série lors des cinq rencontres qui leur restent à disputer, dès samedi à Wasquehal. En espérant que le souvenir de Caen soit effacé d’ici là.
Laurent GAUDENS.
Berrichonne : Malicki, Dujeux, Morestin, Jeannel, Giraudon (Laquait, 71e), Ferreira, Nivet, Villatte, Clément (Roudet, 57e), Kovacs (Daury, 63e), Dufresne. Entraîneur : Thierry Froger. Caen : Catherine, Viseux, Caillet, Gnohéré, Tafforeau, Deroin, Hebert, Bakour, Gallon (Bogaczyk, 79e) Garcion (Lecour, 71e), Wattier (Bomer, 79e). Entraîneur : Jean-Louis Gasset.
jeudi 5 avril 2001
Seule la finition…
Face au Havre, les Castelroussins ont prouvé qu’ils joueraient ce championnat jusqu’à la fin. Mais ils se sont montrés une fois de plus hésitants à l’approche du but.
UNE victoire par deux buts d’écart, qui plus est en fin de saison quand tout enjeu véritable a disparu, contenterait plus d’un entraîneur. A l’issue de la rencontre face à des Havrais plutôt démobilisés qui ont préféré ne pas passer par la case salle de presse, Thierry Froger était naturellement satisfait. Mais pas complètement. « C’était un jeu agréable mais on a vendangé beaucoup d’actions par la faute d’une dernière ou d’une avant-dernière passe imprécise, commente l’entraîneur castelroussin. On aurait pu gagner avec beaucoup plus de facilités. » Heureusement, cette inefficacité devant le but adverse n’aura pas eu de graves conséquences sur l’issue finale. La faute à un Laurent Dufresne opportuniste qui a su donner le ton à ses coéquipiers en ouvrant le score dès la quatrième minute. « On a eu une bonne entame en étant bien regroupés, confirme l’attaquant castelroussin. Je ne sais pas si Le Havre était motivé ; nous, oui. On a développé un bon jeu avec de bons enchaînements. »
Sixième but pour Kovacs
Le jeu en mouvement a constitué la véritable force des Castelroussins, mardi soir. La surface de Vencel a ainsi été copieusement arrosée des centres de Ferreira ou Roudet. Et le poteau qui se trouvera sur le chemin de Zoltan Kovacs, à la 24e minute, ne sera qu’anecdotique. Dix minutes plus tard, le Hongrois trouve l’espace suffisant entre les jambes de Vencel pour se rassurer et inscrit dans la foulée son sixième but de la saison, sur un lob astucieux. Un but qui a enlevé aux Havrais, pourtant réveillés par un but de Caveglia, toute envie de revenir. « On s’est fait un peu peur sur le but qu’on a pris, confirme Armindo Ferreira. Le troisième but est venu au bon moment et nous a permis de continuer à pousser. Le match a été d’autant plus agréable que Le Havre n’a pas fermé le jeu pour autant. » La victoire quasiment dans la poche, la deuxième mi-temps sera certes moins palpitante. Et les occasions ratées, comme celle de Benjamin Nivet, à la 87e minute, beaucoup trop nombreuses. Qu’importe, l’important est ailleurs. « Avec cette victoire, on se rapproche de Laval et de Niort, confirme le numéro 10 castelroussin. On a maintenant une belle quatrième place à chercher. » L’objectif initial des 53 points est en passe d’être atteint. « Nous avons encore besoin de deux points, indique Thierry Froger. Comme cela n’existe pas en foot, on essaiera d’en obtenir trois contre Caen. Après, ce sera du bonus et il faudra terminer le plus haut possible. »
Laurent GAUDENS.
Inscription à :
Articles (Atom)