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vendredi 30 mars 2012

Poitiers: pour aller le 14 Juillet sur les Champs, les pompiers apprennent à défiler

Trente-cinq pompiers de la Vienne défileront le 14 juillet au sein du bataillon Sud-Ouest. Pour être fin prêts, ils apprennent à défiler sous les ordres des militaires à la caserne d'Aboville de Poitiers.


Poitiers: ils vous attendent au salon Proxi Loisirs

D'aujourd'hui vendredi à dimanche 18h, le parc des expositions de Poitiers accueille 250 exposants dans le cadre du salon Proxi Loisirs. Petit tour d'horizon en avant-première.

jeudi 29 mars 2012

Pour ne pas couper avec les anciens étudiants

 Après le diplôme qu'y a-t-il ? Ben, pas grand chose… pour l'instant.
 Après le diplôme qu'y a-t-il ? Ben, pas grand chose… pour l'instant.

L’université de Poitiers lance son réseau d’anciens étudiants. Tel était le sujet de la 18 e rencontre de la Fondation.


Au mieux, il y a la remise de diplômes. Au pire, une simple feuille où sont affichés les résultats. Les prévoyants auront pris soin de collecter quelques mails et numéros de portable : et puis, c'est tout. Aujourd'hui, les diplômés de l'université, sitôt lancés sur le marché du travail, oublient vite d'où ils viennent et qui ils sont. A la grande différence des grandes écoles.
C'est cette sorte de malédiction qu'ont décidé de combattre l'université et la Fondation. « C'est notre mission de renforcer les partenariats et de nous mettre au service de la communauté de l'université », explique Bernard Chauveau, délégué général de la Fondation. Financé par l'université, la Fondation et le fond social européen à hauteur de 335.000 €, un réseau d'anciens étudiants est actuellement en cours de constitution. Il sera animé par Adeline Nourisson qui devra assurer les associations déjà existantes qu'elle ne veut pas leur faire concurrence et montrer l'intérêt d'une telle structure. « Ce qu'il faut, analyse-t-elle, c'est qu'un étudiant quand il rentre à l'université, fasse automatiquement parti du réseau et qu'il y reste quel que soit son parcours par la suite. »
Le nouveau bébé pourra s'appuyer sur l'expérience d'un de ses parents lointains, l'association régionale des diplômés des IUT (ARDUT) que gère Anne-Sophie Bouhours.
 " Un réseau invisible à rendre visible "
« On reste en contact avec les jeunes diplômés comme avec ceux en reprise d'études, commente-t-elle. Quand un ancien est au courant d'un recrutement, il peut appeler l'ARDUT pour en faire profiter d'autres étudiants. C'est avant tout une mise en relation. »
« Il y a un réseau invisible qui existe et qui a toujours existé, souligne Michel Guérin, responsable relations entreprises et communication de l'IUT de Poitiers. Le job, c'est de le rendre visible. » « Mais ce ne sera pas facile de trouver un fil conducteur qui unira tous les étudiants au travers des différentes formations », estime pour sa part Pauline Bachelier, qui ne fait partie d'aucunes associations d'anciens. « Il ne faut pas attendre de résultat immédiat », reconnaît Bernard Chauveau. Mais chacun voit les grandes écoles et ses réseaux comme un modèle. « Si l'université parvient à créer un réseau efficace, reprend Bernard Chauveau, on gommera les différences entre les écoles et l'université. » Et ça, ce sera déjà une grande victoire.

Ma ville, mon amour


On s’y ennuierait, ce serait mort, la ville ne serait pas sûre… Et pourtant : certains sont “ fous ” de Châtellerault et trouvent de nombreux intérêts à y habiter.
A l'image des Mac Millan, on n'atterrit pas forcément à Châtellerault par hasard ou par contrainte. Cela peut aussi être un vrai choix de vie. A l'image des Mac Millan, on n'atterrit pas forcément à Châtellerault par hasard ou par contrainte. Cela peut aussi être un vrai choix de vie.
Heureux qui comme Ulysse… A l'image du poème de Du Bellay, les plus grands défenseurs de Châtellerault sont ceux qui ont dû partir très loin et longtemps. Comme Didier Lacroix, exilé une vingtaine d'années, notamment dans le Sud. Revenu pour y retrouver ses racines, il est ravi de sa décision et ne changerait rien à son nouveau décor. « Je la trouve bien comme ça, cette ville. Il y a plein de choses de faites, de nombreuses réhabilitations ont été réalisées. »
Pour d'autres, c'est le résultat d'un vrai choix. Graham et Jennifer Mac Millan ont ainsi tout plaqué en Ecosse pour s'installer en France.
" Il y a un gros potentiel ici "
« On a visité de nombreuses villes de la région. Puis, on est arrivés à Châtellerault, un jour de carnaval, ça nous a tout de suite plus. » Ils s'étaient donné deux ans, avant d'éventuellement repartir vers les Highlands : le choix a été vite fait. « On a tout sur place à trois minutes, pourquoi aller ailleurs ? »
C'est également ce qui a attiré Didier et Marie-Agnès Durrat à l'heure de la retraite. Après avoir visité de nombreuses villes (Le Blanc, Blois, Poitiers) ou régions (Vosges, Cantal), ils ont choisi Châtellerault parce que c'est « aéré » et qu'il y a tout. Elle aime le patrimoine, lui la musique et chacun y a trouvé son bonheur. Arrivés de Lyon pour un remplacement professionnel, Julie Pichot et Sébastien Lanzarini sont restés à Châtellerault. « Cette ville est à dimension humaine. Nous avons une vie urbaine avec un rythme rural et nous apprécions. » Terminé l'anonymat des grandes villes. Ici, le jeune couple tisse du lien. « Les Châtelleraudais sont accueillants et chaleureux. »
La population, c'est aussi un des aspects qu'apprécie Adrien Laurandeau. « Il y a une grande franchise ici », estime le patron du Patio. Amoureux de Châteauneuf, il est séduit par le potentiel de la ville. « Il y a de gros atouts avec le TGV et l'autoroute. Mais il y a aussi plein de possibilités ici. »
Pour autant, il reste sans doute des points à améliorer. « Il y a un gros potentiel ici, renchérit Didier Lacroix. Il y a plein de choses à faire, dans le tertiaire, les arts, le tourisme. » Et le manque d'animation ? « Ça ne me saute pas aux yeux. Mais c'est ce que je disais quand j'avais 30 ans. C'est le rôle des jeunes de pousser au cul les anciens. C'est normal et c'est tant mieux. »
A voir également en vidéo sur lanouvellerepublique.fr et centre-presse.fr.
Laurent Gaudens
 

Les chefs cuisinent pour aider les Japonais


A l’invitation de Richard Toix, restaurateur étoilé de Saint-Benoît, cinq chefs ont confectionné un repas au profit des sinistrés du Japon.
Richard Toix (à gauche), Keisuke Matsushima (deuxième à droite) et les quatre chefs venus cuisiner pour le Japon. Richard Toix (à gauche), Keisuke Matsushima (deuxième à droite) et les quatre chefs venus cuisiner pour le Japon. Saint-Benoît: les chefs étoilés cuisinent pour le Japon (Vidéo)
J'étais à Tokyo, dans mon restaurant qui était fermé, quand il y a eu le tremblement de terre. Aussitôt après, tout était arrêté, les trains, le métro, les escalier roulants… Tout le monde était à pied, les gens ne savaient pas comment rentrer chez eux. Alors, j'ai décidé d'ouvrir mon restaurant pour les accueillir. Et je leur ai fait de la soupe. »
Keisuke Matsushima ne savait pas encore jusqu'où cette soupe l'aménerait. Mais le jeune restaurateur japonais, qui possède deux établissements, l'un à Tokyo, l'autre à Nice, savait qu'il pouvait compter sur la confraternité des chefs cuisiniers. « Tous m'ont appelé après le tremblement de terre pour savoir comment ils pouvaient nous aider », raconte-t-il.
 Foie gras tourte bar rôti ris de veau
C'est un peu après qu'il a compris ce qu'il pouvait faire de ses amitiés culinaires : des repas en faveur de son association « Solidarité chefs Japon », qui aidera les habitants du Nord, encore aujourd'hui sans grandes ressources et sans logement pérenne. « Tous les fonds que je collecte servent à faire des soupes qui sont distribuées aux personnes nécessiteuses. »
Depuis quelques mois, le chef japonais a donc entamé un véritable Tour de France des tables étoilées : Bordeaux, Marseille, Dijon, Nice… et dimanche soir, Saint-Benoît où Richard Toix l'a accueilli à bras ouverts. « " Ke " est un ami et si en plus, on peut aider le Japon, c'est encore mieux », se réjouit le chef poitevin.
Soixante-dix personnes – le restaurant a été pris d'assaut dès l'annonce faite – ont ainsi eu le plaisir de pourvoir profiter de ce menu gastronomique, moyennant 130 € dont 70 % reviendront à l'association.
Le cocktail préparé par Sébastien Richard (Istres), le foie gras à la japonaise de Keisuke, la « tourte hivernale farcie d'une embeurrée de choux, porc, et truffe noire » de Christopher Hache (Le Crillon, Paris), le « bar rôti, champignons au jus de volaille teriyaki, oignons en tempura et jus de carotte fane » de Nicolas Masse (Les Sources de Caudalie, Bordeaux), le « ris de veau, mousseline d'herbes fraîches, fromage frais et voile de haddock » d'Eric Guérin (La Marre aux oiseaux, Saint-Joachim, Loire-Atlantique), et le « saint-honoré chocolaté, crème glacée au sésame » de Richard Toix composaient ce dîner multi-étoilé. Prochaine date pour les gastronomes à Vence.


lundi 26 mars 2012

Poitiers: visite musicale au musée Sainte-Croix

Trois étudiantes du centre d'études supérieures de musique et de danse de Poitiers ont organisé dimanche une visite guidée du musée Sainte-Croix, agrémentée de pauses musicales d'époque.

Enchères : Zichy-Barye, duo gagnant


Le bronze d'Antoine Louis Barye a été adjugé à 17.000 €. Le bronze d'Antoine Louis Barye a été adjugé à 17.000 €.
C'est une très grande réussite, notamment pour toutes les grosses pièces. Pierre Segeron, commissaire-priseur, était plutôt satisfait samedi à l'issue d'une après-midi d'enchères de mobilier et d'œuvres d'art à l'hôtel des ventes. Seul regret : seuls 7 à 8 % de la vente s'est faite dans la salle. Tout le reste s'est négocié par téléphone – onze lignes téléphoniques permettaient de relier seize pays – et partira vers l'étranger, un client chinois étant à lui seul acquéreur de 30 % de la vente : Russie, Ukraine, Hongrie, Chine, Japon, l'Est de la mappemonde était bien représenté.
Il faut reconnaître que de nombreuses pièces – issues pour la plupart de la collection d'un médecin de la région – valaient, sinon le déplacement, du moins un petit coup de fil. L'art nouveau a permis quelques belles envolées, notamment une bibliothèque et une chambre à coucher signé Louis Majorelle (1859-1926), toutes deux adjugées à 5.000 €
Quelques autres œuvres ont aussi atteint de beaux montants : un tableau de Paul-Jean Gervais (1859-1936) à 2.700 €, une coupe Nancy Daum à 2.100 € ou encore une lampe d'Émile Gallé (1846-1904) en forme de champignon à 3.400 €
Mais le grand frisson du jour est venu de deux autres œuvres. Un bronze représentant un ours terrassé par des chiens d'Antoine Louis Barye (1795-1875), estimé à 15.000 €, est parti à 17.000 €. Un record peut-être dû à son histoire puisqu'il a appartenu au comte Doria, principal collectionneur du XIXe siècle et des impressionnistes, dont la collection se retrouve au musée d'Orsay.
C'est surtout le « Portrait de dame de qualité » de Mihaly von Zichy (1827-1906) qui a créé la sensation de la journée. Estimé à 2.000 €, il a été adjugé à 10.200 € et constitue le record du jour. Peintre officiel de la cour de Russie à partir de 1850, Zichy, d'origine hongroise, est très recherché par les amateurs d'Europe de l'Est.
Au total, la vente aura permis de rapporter 180.000 €, soit la moyenne des enchères trimestrielles de la salle des ventes.