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dimanche 30 novembre 2014

Gilles Michaud a vu le loup... et en a fait un livre !




 VIDEO. Châtellerault : le loup du Petit... par lanouvellerepublique
 
 
Coupable ou pas, le loup du Petit chaperon rouge ? Gilles Michaud vous aide à faire votre choix.
Juge et conseiller municipal, Gilles Michaud publie un petit livre dans lequel il fait le procès du loup du Petit chaperon rouge de Pérault.
 Le Petit chaperon rouge n'est pas rentré. Sa maman s'inquiète et prévient les autorités qui découvrent le drame : un loup ronflant, le ventre gonflé, est trouvé. On y sortira les corps de la Grand-mère et du Petit chaperon rouge. Démarre alors la mécanique judiciaire qui verra le loup être interpellé et conduit au tribunal.
C'est cette histoire de Perrault – et non celle des frères Grimm qui se finit bien avec les chasseurs qui ouvrent le ventre du loup et remplacent les deux miraculées par des pierres – que Gilles Michaud a choisi de continuer : que se serait-il passé aujourd'hui à la suite d'un tel drame ? « C'est une idée que j'ai en tête depuis une quinzaine d'années, je voulais faire une approche pénale du conte à destination des enfants », explique le juge, vice-président du tribunal de grande instance de Tours.
Une pièce de théâtre montée dans l'Indre
Déjà auteur de plusieurs recueils de poésie, il a placé son histoire dans une période intemporelle, très proche de la nôtre. « Par l'ampleur médiatique que le procès suscite, on peut facilement la situer à notre époque, sous un président de 2008 à 2012 où chaque fait divers entraînait une loi », s'amuse-t-il. Il en profite pour placer quelques situations ou quelques personnages que chacun s'ingéniera à restituer : on y voit ainsi le philosophe Luc Ferry monter à la barre. « C'est sur la base d'un texte ancien, explique le conseiller municipal radical de gauche. Il a toujours eu une passion pour le statut des animaux. »
Les habitués des palais de justice de la région pourront aussi y trouver quelques ressemblances avec des lieux connus : la salle d'audience de Tours ou le passage de certains détenus par la conciergerie de Poitiers. « C'est aussi un livre de souvenirs pour moi », explique celui qui est passé dans les palais de justice de Bressuire et de Poitiers.
Mais le but avoué est surtout de décrire de manière ludique le système judiciaire français. Un aspect éducatif qui n'a pas échappé à une école de Pellevoisin dans l'Indre, par le biais de sa directrice, ancienne connaissance de Gilles Michaud. Depuis le mois d'octobre, les élèves répètent le texte adapté en pièce de théâtre. Le tout sera présenté au public le 24 juin prochain pour le plus grand bonheur de l'auteur qui n'espère plus qu'une chose : qu'une troupe châtelleraudaise imite les petits Berrichons et se saisisse également de son texte pour le présenter aux Châtelleraudais. Pour qu'eux aussi découvrent ce qu'il advient du loup : coupable ou innocent ? A vous de juger.
 « Le procès du loup », Gilles Michaud, éditions Narratif, 7 €, 65 pages. Dédicace à la maison de la presse, le 13 décembre de Châtellerault, de 9 h 30 à 12 h et de 15 h à 18 h à l'Improbable librairie de Saint-Genest-d'Ambière. A voir également en vidéo sur lanouvellerepublique.fr et centre-presse.fr.





De l'art à la portée de tous

 
On peut même faire de la musique au salon des métiers d'art.
Un ébéniste ou un tapissier, c'est un artiste ? Si vous vous posez la question, c'est qu'il vous faut aller faire un tour dans la salle de l'Angelarde aujourd'hui. Une trentaine d'artisans-artistes y exposent leurs œuvres. Et à en regarder les finitions, en explorant tous les détails, il n'y pas de grand doute à avoir : il s'agit bien là d'œuvres d'art. Mais ce sont également des artisans qui n'ont aucune envie que leurs créations restent accrochées aux murs de musée. Du moins pour l'instant. Il n'y a donc pas de problème : vous aurez aussi l'occasion d'ouvrir votre bourse pour vous offrir l'un des objets montrés.
Tapisserie déco, meubles en carton, bijoux fantaisies, vitraux, poterie céramique, émaux, cuir, dorure, réparation de poteries anciennes, ébénisterie, encadrement, bijoux métaux précieux, luthier, rideaux déco, illustration… la liste est longue des divers métiers présentés, dès le hall d'entrée cette année.
Preuve du succès de la manifestation organisée par la Chambre de métiers et de l'artisanat de la Vienne et l'Agglo de Châtellerault : douze exposants sont présents pour la première fois.
A noter : un jeu concours permettra aux participants de gagner des lots offerts par les exposants.
Ouvert aujourd'hui dimanche de 10 h à 19 h, salle de l'Angelarde

Des cas de gale à la maison de retraite


Châtellerault
Plusieurs cas de gale ont été découverts à la maison de retraite des Lilas, proche de l'hôpital Camille-Guérin, cette semaine.
Donnée par des proches de résidants, l'information a été confirmée hier par Thierry Mergnac, directeur adjoint du groupe hospitalier Nord-Vienne. « Des mesures ont été prises pour que la maladie soit éradiquée » a-t-il indiqué.
Les traitements sanitaires sont en cours et doivent durer au moins huit jours.
D'ici là, les visites des personnes extérieures sont interdites.

samedi 29 novembre 2014

Matthieu Roy, la tête au Nord

 
Dans « Martyr », le jeune Benjamin traverse une crise mystique et bouleverse par ses idées extrémistes sa mère, ses professeurs et ses camarades. - (Photo : Louis Fernandez)
Après une première l’an passé, le metteur en scène poitevin s’installe à deux reprises à Châtellerault pour la nouvelle saison des 3T.
De Poitiers à Châtellerault, il n'y a pas loin. Et pourtant, suivre le Clain, pour certains, ça peut s'apparenter à emprunter les rivages de l'Amazone. La peur du Nord n'existe pas seulement dans Games of Thrones.
Ce n'est pourtant pas ce genre de craintes qui animent Matthieu Roy. Le metteur en scène poitevin semble se sentir bien sur les rives de la Vienne à Châtellerault. Après une première incursion l'an passé avec « Même les Chevaliers tombent dans l'oubli » le fondateur de la Compagnie du Veilleur revient à deux reprises dans la capitale du Nord Vienne.
" Days of nothing " en création le 1er avril
Et ce ne sont pas que des raisons obscures de programmation mais bien de passion qui ont joué. « C'est quelqu'un qui a le souci du détail juste et qui a la volonté de sortir du théâtre, analyse Jérôme Montchal, directeur des 3T, organisme en charge de la saison culturelle châtelleraudaise. Il a la volonté de s'adresser au public le plus large. Il a un côté très militant, engagé qui me plaît bien. »
Un enthousiasme bien récompensé l'an passé puisque « Même les Chevaliers… » s'est retrouvé sélectionné pour le festival d'Avignon à la suite de sa présentation à Châtellerault. C'est un succès du même genre que rencontre actuellement « Martyr », la pièce qui sera présentée jeudi au Nouveau Théâtre. Après sa création, la pièce de Marius Von Mayenburg, mise en scène par Matthieu Roy tourne actuellement dans de nombreuses villes. « Ça a été un vrai coup de foudre quand je l'ai vue à Poitiers, poursuit Jérôme Montchal. Elle est construite comme une série B en 27 scènes qui s'enchaînent très rapidement. » La pièce raconte le parcours d'un adolescent dans un lycée, pris d'une crise mystique, qui entraîne tout le monde avec lui. Un sujet lourd, traité en farce, qui n'a pas effrayé le public puisque le spectacle se jouera à guichets fermés. « Beaucoup en ont entendu parler à la suite de sa présentation à Poitiers et ont voulu la voir. »
Ceux qui n'ont pas la chance d'avoir un billet pourront se rattraper avec la création de Days of nothing le 1er avril troisième partie du triptyque « Visages de l'autre jeunesse » que Matthieu Roy a consacré à l'univers scolaire.
Jeudi 4 décembre, 20 h 30, Nouveau Théâtre. Spectacle complet, quelques places seront malgré tout disponibles sur place. Lecture publique le mercredi 3 décembre au bar Le Millésime. Réservations au 05.49.85.09.44
Laurent Gaudens

" Il faut donner à la rue Bourbon l'envie d'y revenir "

 
« On a l'impression que les gens fuient. »
Chaque samedi, un Châtelleraudais répond à une série de questions sur sa ville. Aujourd’hui, Frédéric Guehennec, gérant du bar Le Bourbon.
Le café du matin ?
Au Bourbon, forcément.
Un déjeuner ?
Au Mail ou au Kerlouet.
Une soirée ?
Au BHV.
Un endroit préféré ?
La rue Bourbon.
Un quartier ?
Le centre-ville.
Une verrue architecturale ?
Le bâtiment à l'entrée de ville, route de Tours.
Un coin nature ?
La forêt.
Un marché ?
Les halles.
Loft ou 400 Coups ?
Le Loft, c'est un très joli endroit.
VTT ou vélo de ville ?
VTT.
Le Châtelleraudais en trois mots ?
Accueillant, souriant, pas exigeant.
Que changer à Châtellerault ?
La saleté de la rue Bourbon. Il faut que ça change, qu'elle donne envie de revenir.
Quelque chose à dire au maire ?
Qu'il s'occupe davantage des commerçants.
Un commerce préféré ?
La Cafetière.
Une idée de balade ?
La Manu avec le jardin du directeur.
Tours ou Poitiers ?
Tours.
Ma dernière sortie ?
Le Buckingham.
Ma prochaine sortie ?
Le Buckingham.
Ce que j'aime le moins à Châtellerault ?
Les boutiques qui se délabrent.
Ce que j'aime le plus à Châtellerault ?
Le boulevard Blossac.
Pour ou contre davantage de rues piétonnes ?
Pour, mais il faudrait d'abord se préoccuper de l'existant.
Ce qui manque le plus ?
Du monde. On a l'impression que les gens fuient et vont dans les zones.
Crac ou Soc ?
Les deux.
Piscine ou patinoire ?
Piscine.
Zone de l'herse ou de l'Etang ?
Herse.
Zone d'Argenson ou de la Désirée ?
Argenson.
Fier de ma ville ?
Oui. Il y a encore un gros effort à faire mais c'est bien parti.
bio express
Naissance. Le 24 mai 1970 à Vendôme.
Domicile. Rue Bourbon.
Travail. Gérant du bar le Bourbon.
Situation maritale. Célibataire.
Hobby. La cuisine.
Propos recueillis par Laurent Gaudens

La Croix-Rouge danse pour ses 150 ans

 
L'ancien Châtelleraudais Benjamin Munoz revient sur ses terres avec sa compagnie.
C'est un retour aux sources que fait Benjamin Munoz. Car, si le chorégraphe est né à Chambray, c'est bien à Châtellerault qu'il a passé neuf années de sa vie accompagnant son père gendarme et y revenant ensuite tous les ans. « J'ai toujours voulu revenir un jour à Châtellerault », commente-t-il.
Il aura fallu du temps pour ça. Après le conservatoire d'Avignon et une académie en Allemagne, Benjamin Munoz a intégré en 2000 l'opéra de Toulon, puis en 2003 celui d'Avignon. En 2006, ce sera la troupe de Bobino avec Louvin production puis le spectacle Mamma mia à l'opéra royal de Wallonie à Liège.
En 2011, il s'est implanté à côté de Carcassonne pour y fonder sa troupe B'compagnie. Quatre filles et deux garçons avec qui il monte son premier spectacle « O Canto de dança », celui qu'il présentera lundi à Châtellerault. « C'est un spectacle néo-classique autour du groupe Madredeus et de morceaux de fado au goût du jour », explique le jeune metteur en scène.
Un spectacle qui sera donné à l'occasion des 150 ans de la Croix-Rouge. « Il fallait trouver une idée, explique Maire-Claire Kruppa, responsable de la Vestiboutique. Je connais Benjamin depuis qu'il est bébé. J'ai pensé à lui. » Et Benjamin ne s'est pas fait prier. « Pour moi, c'est l'un des buts de la compagnie que d'offrir le spectacle pour ce genre de causes. » C'est aussi l'un des combats de Benjamin, membre du congrès international de la danse de l'Unesco.
« O Canto de dança », lundi 1er décembre, Nouveau Théâtre, 20 h 30. Réservations à l'office de tourisme au 05.49.21.05.47. Tarif : 15 €. Gratuit pour les moins de 12 ans.
L.G.

vendredi 28 novembre 2014

Ils prennent leur service au champ

 
Les jeunes ont fait connaissance dans les champs.
Vingt jeunes entament sept mois de service civique. Avec une première journée de cohésion dans les champs de Biosolidaire à Senillé.
Les uns sont partis arracher quelques légumes ; d'autres s'appliquent autour des semis de mâche ; d'autres encore, les mains dans la boue, nettoient le bassin de rétention. Vingt jeunes ont entamé dans les champs de Biosolidaire à Senillé leurs sept mois de service civique. « Ce sont des journées d'intégration », explique Yoann Dupin, coordinateur d'équipe et projets au sein d'Unis-Cité de Châtellerault.
Créé il y a quatre ans, le service civique bénéficie également d'un dispositif d'accompagnement « Booster » reconduit pour la deuxième fois à Châtellerault. Dix places sur les vingt sont réservées à des jeunes mineurs décrocheurs. « C'est un service civique par alternance, précise Yoann Dupin. Ils sont deux jours par semaine à l'école et le reste en service civique. » Un service qu'ils effectueront dans divers organismes pas encore définis puisque les partenariats sont en cours de signature : MAS de Targé, club de handball, CCAS, MJC des Renardières… et peut-être Biosolidaire. « C'est une très bonne initiative, se réjouit Jacques Taburet, président de Biosolidaire. On devrait avoir quelques jeunes qui viendront quelques jours par semaine. »
Même si ce n'est le secteur qu'il vise, Jude, 20 ans, en recherche d'emploi, est content de l'expérience. « Le service civique, ça ouvre des portes. Ça peut donner des contacts, des connaissances, ça peut nous aider pour la suite. » Lui a envie de créer sa propre entreprise. Mais travailler en maison de retraite ne lui déplairait pas non plus. Le service civique devrait lui permettre d'y voir plus clair. Premières réponses dans sept mois.
L.G.