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lundi 11 juin 2001

Il fallait attendre le sprint


Le régional féminin de cyclisme ne laissera pas un souvenir impérissable. Disputée sur un faux rythme, l’épreuve luantaise s’est soldée par un sprint remporté par Isabelle Hervé.
Ce n’était pas le jour des échappées : les quelques rares tentatives ont toutes échoué, avant que le sprint final ne soit remporté par Isabelle Hervé.
(Photo Patrick Gaïda)
ACCROUPIE au côté d’un commissaire de course, Angélique Barboux s’est fait repasser à plusieurs reprises les images de l’arrivée, quelques minutes après le terme de l’épreuve. La coureuse de l’ES Alnéloise a dû se rendre finalement à l’évidence : elle, qui avait levé les bras en même temps qu’Isabelle Hervé sur la ligne, avait bel et bien été battue d’un pneu par la cycliste de l’ES Maintenon. Déçue, elle préférait néanmoins relativiser: « C’est rageant mais c’est positif. C’est encourageant pour moi car, ces dernières années, j’étais toujours derrière. J’ai été championne régionale en 1993 quand j’étais cadette et depuis je n’ai plus jamais rien fait. Donc, je suis quand même contente. » Moins, naturellement, qu’Isabelle Hervé, la championne du jour: « Je ne m’attendais pas à un tel résultat car j’aime surtout les côtes et pas du tout les sprints. » En effet, le circuit de 7,8 km ne présentait aucune difficulté, désespérant ceux qui auraient bien vu l’épreuve se dérouler sur le parcours qui accueillera dans trois semaines le championnat de France. Déjà, la course minimes-cadettes disputée auparavant, remportée elle aussi au sprint par la Chartraine Stéphanie Viel, avait fait craindre le pire : le rare public avait eu tout loisir de vaquer à ses occupations entre chaque tour, tant le train emprunté par les jeunes filles (33,1 km/h de moyenne) s’apparentait à celui de sénateurs à l’approche de la sieste. Le soleil aidant, l’épreuve réservée aux juniors et seniors prenait elle aussi des airs de balade. Après une première attaque de Maud Descartes (VC Balgentien) qui provoquait les premiers décrochages, il fallait attendre le quatrième tour pour voir Emilie Bailly (Roue d’or saint-amandoise) réveiller le peloton. La cycliste du Cher réussissait sa percée mais ne parvenait pas à mettre plus d’une vingtaine de secondes à ses poursuivantes. Tant et si bien qu’après vingt-cinq bornes en solitaire, elle devait réintégrer la caravane.
Gillet veut sortir
Pas échaudée par cette malheureuse expérience, Fanny Gillet (VC Castelneuvien) avait elle aussi des envies d’excursion hors des sentiers balisés. Elle tentait une première attaque au huitième tour mais était reprise quelques minutes plus tard. A l’orée du dernier tour, elle essayait une nouvelle sortie mais ses camarades d’un jour ne voulaient décidément pas se priver d’une si bonne compagne. Tout le monde s’étant fait une raison, personne ne serait privé de la fête finale. C’est donc groupées que les cyclistes abordaient l’ultime ligne droite. Si bien groupées qu’il faudrait faire appel à la caméra présente sur la ligne avant de remettre le trophée régional à Isabelle Hervé.
Laurent GAUDENS.

samedi 28 avril 2001

Repartir du bon pied


Descendus de nationale au terme de la première phase, les pongistes castelroussins repartiront en régionale à la rentrée prochaine.
Sylvain Thillier et ses coéquipiers viseront le haut du tableau de prénationale… voire plus si affinités.
QUAND on a goûté à la nationale, on a forcément quelques regrets à l’idée de passer une nouvelle année au niveau régional. « On est un peu déçu car l’objectif du maintien n’a pas été atteint, commente Sylvain Thillier, surtout que ça se joue à pas grand-chose. » Montés en nationale 3 à la fin de la saison dernière, les Castelroussins n’ont dû leur redescente en prénationale au terme de la première phase qu’à treize malheureux petits points. Une broutille.
Cherche recrues
Les rêves de remontée directe lors de la deuxième phase se sont vite envolés. Battus lors du deuxième match face à Olivet, les pongistes berrichons ont perdu tout espoir en s’inclinant face aux voisins déolois. Ils finissent donc à la quatrième place de la poule. « Alors qu’on aurait dû monter, on se maintient facilement, sourit Sylvain Thillier. Je crois qu’on n’était pas encore assez forts. » La Berrichonne essaiera donc de combler cette lacune durant l’intersaison par l’arrivée de joueurs. Des pistes avec des pongistes classés de 25 à 30 sont actuellement suivies par les dirigeants castelroussins. Des résultats de ces recherches dépendront les futures visées du club. « On établira un objectif suivant l’équipe qu’on aura, poursuit Sylvain Thillier. Si on a la même équipe, on visera la remontée. Si elle est plus faible, on se contentera de jouer le haut du tableau. » Tout dépend en fait de la présence ou non l’an prochain de Dominique Demanet, le meilleur joueur castelroussin. Pas totalement adapté à la vie berrichonne, le pongiste, classé dans les 400 meilleurs Français, a annoncé son envie de partir. Même sans lui, la Berrichonne aura de quoi faire peur à ses adversaires. Benjamin Liegeois et Stéphane Pournin, jusque-là classés 25, rentreront dans les 900 premiers Français et se rapprocheront ainsi du vétéran Michel Casy (n° 751). Voulant privilégier la formation, des jeunes pourraient progressivement intégrer l’équipe première. Agé de 17 ans, Benoît Maréchaux (classé 40) est le mieux placé pour s’exercer dès l’an prochain. Il pourrait être rejoint par la suite par Simon Reth (55) et Mathieu Pascaud (50) tous deux âgés de 15 ans. L’équipe pourra aussi compter sur les joueurs plus expérimentés que sont Jérôme Berthias et Cyril Franchet, classés 40.
Un bon réservoir
Le club peut compter sur un bon réservoir car si l’équipe première a déçu, le contrat a été parfaitement rempli par les autres : les filles montent en prénationale et la réserve masculine accède à la régionale 1. Autre sujet de satisfaction, la régionale 3, exclusivement composée de jeunes, a terminé à la troisième position de sa poule. A la Berrichonne aussi, un train peut en cacher un autre. Et ce seront peut-être les wagons qui pousseront un jour la locomotive…
Laurent GAUDENS.

Une victoire pour finir ?


Ce dernier match de la saison à domicile est l’occasion de laisser un bon souvenir au public. D’autant plus que les Corses viendront diminués.
Berrichonne- Ajaccio Samedi, 20 h, stade Gaston-Petit.
Zoltan Kovacs réintègre le groupe.
(photo « NR » Antony Belgarde).
LA vie à la Berrichonne n’est pas toujours un long fleuve tranquille. On a pu s’en apercevoir la semaine passée avec le « coup de gueule » de Thierry Froger. Mais les semaines ne se ressemblant décidément pas, celle-ci a été beaucoup plus tranquille. « On a repris le cours normal, commente l’entraîneur castelroussin. Ce n’était pas si grave que ça. C’est comme une histoire de couple, on s’engueule, mais ce n’est pas pour ça qu’on se sépare. » Le couple ressoudé et les traces des scènes de ménage effacées, les entraînements ont pu se dérouler en toute sérénité. Le travail, pour oublier les problèmes, c’est connu, il n’y a rien de tel. « C’était globalement une bonne semaine, poursuit Thierry Froger. Les joueurs m’ont entendu plus que la semaine dernière. Mais ils avaient déjà bien retravaillé. Il y a seulement toujours un laps de temps entre le travail et la concrétisation. Si on a un résultat demain, ce sera dû au travail de la semaine dernière. Le groupe est jeune, il s’était éparpillé. En tout cas, ils ont retrouvé l’envie et ils méritent un bon résultat sur l’ensemble de la saison. » Un résultat positif semble largement à la portée du groupe castelroussin, face à des Corses qui n’ont remporté qu’un match à l’extérieur et qui seront privés de quatre titulaires. « Créteil ou Caen n’avaient pas plus de victoires quand ils sont venus à Châteauroux, avertit Thierry Froger. Et depuis la trêve, ils ont de meilleurs chiffres que nous. Il faut faire attention car on a montré qu’on pouvait se gaufrer contre des gars moins performants que nous. »
Un air “ expérimental ”
Pour aborder cette rencontre, l’équipe catelroussine aura un air « expérimental », principalement sur le côté gauche. Sébastien Roudet et Ludovic Clément, qui « ont besoin de souffler », sortent en effet du groupe. Zoltan Kovacs fera son retour et Johann Paul, joueur de la réserve, fera à cette occasion son apparition dans le groupe pro. Une expérimentation en vue de la saison prochaine ? « Il faut faire tourner l’effectif car certains sont fatigués, prévient Thierry Froger. Et puis, il faut trouver des solutions car il y a des possibilités de changements pour l’an prochain. » Mais avant le grand chambardement de fin de saison, l’important sera de laisser une bonne impression pour cette dernière sortie à domicile. « Ça s’est toujours bien passé chez nous et nous avons construit notre parcours à domicile, analyse Thierry Froger. On se doit de faire un bon match devant notre public qui nous a toujours soutenus. Il faut clôturer par une victoire, pour ne pas gâcher notre belle saison. »
Laurent GAUDENS.

L’Indre terre d’ovalie ?


Quatre clubs de l’Indre disputeront dimanche une finale régionale. Une belle réussite qui masque malgré tout des problèmes récurrents.
Déolois et Castrais auront l’occasion de conclure en beauté une saison pas toujours rose par une victoire en finale.
SAINT-PIERRE-DES-CORPS, cadre des finales régionales, aura dimanche un gros air berrichon. Buzançais, La Châtre, Déols et Argenton s’y retrouveront en effet, chacun à la quête d’un bouclier différent. Une réussite à laquelle doivent être associés les juniors d’Issoudun, qualifiés également ce week-end pour les huitièmes de finale de la Coupe Danet. Une saison, compte tenu des premiers rôles joués par le RACC et Issoudun en honneur et la création d’un club au Blanc, qui laisse augurer d’un bel avenir du rugby départemental. Ces résultats, qui satisfont l’ensemble du monde rugbystique, trouvent une première explication du côté d’Argenton. « On a chacun notre niveau, souligne Jean-Marie Piget, capitaine de l’équipe. Du coup, on joue dans des divisions différentes et on ne se fait pas concurrence. Ça donne d’autant plus de chances au département d’être mieux représenté. » Son entraîneur, Lionel Legallais, ancien du RACC, y voit une raison supplémentaire. « Beaucoup de joueurs ont quitté le RACC et sont partis dans d’autres clubs, explique-t-il. Chacun peut ainsi apporter une expérience dans son club, qu’il n’avait pas forcément auparavant. »
“ Le niveau a baissé ”
Tout le monde n’affiche pourtant pas un tel optimisme. « Quatre finales, c’est bien, analyse Eric Raffault, l’entraîneur de La Châtre. Mais ce sont les finales les moins importantes. Ça aurait été mieux de pouvoir jouer les plus hautes. » Ces finales, en effet, cachent une saison plutôt moyenne du quatuor en lice ce week-end. Un mauvais départ les a contraints à disputer le restant de la saison dans une division inférieure à leur objectif. En jouant à l’étage au-dessous, ils ont donc eu moins de mal à faire la course en tête. Mais le problème serait plus permanent. « Le niveau a baissé, estime Eric Raffault. Il ne faut pas tomber dans l’autosatisfaction. Le niveau du comité est faible et ça vaut pour toutes les divisions. Il y a un réel problème pour la formation. La bataille qui a eu lieu pour la présidence du comité a fait perdre beaucoup d’énergie, énergie qui n’a pas été utilisée pour travailler sur le terrain. Du coup, on travaille égoïstement pour nous et ça ne suit pas derrière. » « C’est un petit comité, et le niveau s’en ressent, confirme Frédéric Tournaire, entraîneur de Buzançais. Je viens de l’Auvergne et, là-bas, c’est autre chose. L’Indre est un peu excentré. Il y a comparativement beaucoup plus de clubs dans le Cher. Nous, on est toujours la cinquième roue du carrosse. » L’Indre, « faiseur de rugbymen », est, de plus, loin d’être une réalité : beaucoup de joueurs sont mutés d’autres régions, même si de nombreuses écoles se sont montées. « Il faut surtout arrêter les querelles de clocher, explique Frédéric Tournaire. C’est bien qu’il y ait quatre clubs en finale et c’est mérité. Chaque club se sert de ses moyens et si on s’en sort, c’est grâce à nous ! »
Laurent GAUDENS.

L’heure des jeunes


Les pro ne jouant pas avec la réserve, la place sera faite aux jeunes pour ce déplacement dans l’Orne.
Flers - Berrichonne Dimanche, 15 heures.
MÊME si la météo permet actuellement d’en douter, l’été arrive à grands pas. Celui des footballeurs tombant beaucoup plus tôt que pour le commun des mortels, les vacances sont tout près de débuter pour tous ceux qui ont passé leur année à proximité d’un ballon rond. Et la fin d’année, qu’on soit écolier ou footballeur, rime avec plus de liberté. Il en sera ainsi ce week-end au camp de vacances Blanche-de-Fontarce. Hormis Roudet laissé au repos, les joueurs professionnels n’ayant pas été appelés dans le groupe qui jouera ce soir contre Ajaccio ont eu le choix : jouer avec la réserve ou se mettre au repos durant ce long week-end du 1er mai. Un choix vraiment cornélien… La plupart ont donc décidé, après moult tergiversations, de rester à la maison plutôt que de se taper le long déplacement dans l’Orne. La plupart, si ce n’est la totalité : l’entraîneur n’ayant pu être joint hier, les informations obtenues sur la composition de l’équipe étaient plutôt parcimonieuses. Ce sera donc une bonne occasion pour Fred Zago d’effectuer des essais, toujours enrichissants pour les options futures. De nombreux jeunes prendront ainsi place dans le car qui se rendra demain à Flers. Permettront-ils de poursuivre cette série impressionnante de matchs sans défaite ? Rien n’est moins sûr. Mais ils auront sûrement à cœur de faire aussi bien que leurs aînés et de corriger le mini-coup d’arrêt du week-end dernier après le nul concédé à domicile face à Changé. Ils devront se méfier de cette équipe de Flers qui, après avoir perdu sur le terrain de Châteaudun, vient de rectifier le tir face à Aubervilliers (3-0) mardi à l’occasion d’un match en retard, et s’est ainsi rapprochée de la Berrichonne au classement. Mais cette équipe rajeunie aura sûrement envie de prouver ses qualités à son entraîneur… si ceux qui la composent n’ont pas, eux aussi, la tête aux vacances.
Laurent GAUDENS.

jeudi 26 avril 2001

De l’enfer au paradis


Relégués lors de la première phase, les rugbymen argentonnais étaient au fond du trou. Dimanche, ils seront pourtant en finale de quatrième série. Histoire d’une résurrection.
Face à Châteaudun, dimanche, les Argentonnais essaieront de faire oublier leur mauvais début de saison.
LES miracles, la cité de la Bonne-Dame y a toujours cru. Et Jean-Marie Piget, secrétaire capitaine de l’US Argenton, pourrait bien un de ses quatre aller lui adresser quelques remerciements. Car la saison qu’il a connue, commencée en chemin de croix se termine aujourd’hui par une véritable résurrection. La première phase n’a en effet pas été de tout repos. Espérant une deuxième ou troisième place, les Argentonnais finissent bon derniers à la quatrième position de la poule et sont relégués en quatrième série. « On aurait dû se qualifier, regrette Jean-Marie Piget, mais on a un effectif un peu juste et depuis plusieurs saisons nous n’avons plus d’entraîneurs. C’est très dur d’avoir quelqu’un. » L’oiseau rare va pourtant se présenter : Lionel Legallais, ancien du RACC, arrive au club et remet de l’ordre dans la maison argentonnaise, aidé en cela par une autre ancienne gloire, Jean-Pierre Pondarré. « Tout comme je le faisais, explique le nouvel entraîneur, je leur ai demandé de faire un effort, en étant notamment plus assidu aux entraînements. »
Invaincus en deuxième phase
Le discours passe et les résultats suivent aussitôt. Invaincus durant la deuxième phase, les Argentonnais disputeront dimanche face à Châteaudun, à Saint-Pierre-des-Corps, la finale de quatrième série et auront l’occasion de transformer une saison galère en une année historique puisque le dernier bouclier remporté l’a été il y a six ans. Une mutation qui n’a rien de surnaturel pour Jean-Marie Piget. « L’arrivée de Lionel a tout changé, avoue-t-il. Il a repris en main l’équipe et a su nous remotiver. Avant tout le monde dirigeait mais personne ne commandait. » « Il n’y a pas de secret, rétorque l’intéressé. C’est leur envie à eux qui a tout changé. Moi je n’ai fait qu’apporter mes connaissances et un certain sérieux. Mais c’est leur envie de jouer qui a tout fait. » Avec un effectif limité et d’une moyenne d’âge de 30 ans, l’entraîneur argentonnais sait pourtant que tout n’est pas gagné et s’attend à un match difficile face à Châteaudun, qu’ils ont battu en championnat. « On aura un avantage psychologique, reconnaît-il. Mais sur un match, une finale qui plus est, tout est possible. » Lionel Legallais aura, lui, une motivation supplémentaire : malgré sa déjà longue carrière, il n’a jamais remporté de bouclier !
Laurent GAUDENS.

mercredi 25 avril 2001

La Berri perd son âme


Après douze années passées au sein de l’effectif berrichon, Cathy Varlet a décidé de raccrocher les baskets à l’issue de cette saison.
Cathy Varlet a tout connu à la Berrichonne : les années de gloire comme les mauvaises.
AU fil des années, on s’était habitué à la voir là, toujours présente, fidèle à son poste d’ailière. A chaque début de saison, elle foulait à nouveau le parquet du gymnase Mondon, comme un lieu qu’elle ne pourrait jamais quitter, un antre où elle a forgé ses plus beaux souvenirs. Pourtant, dès la saison prochaine, sa chevelure blonde ne sera plus le panache auquel les p’tites jeunes de la Berri pouvait se rallier. Le cap de la trentaine passé depuis quelque temps déjà, Cathy Varlet a décidé de mettre un terme définitif à sa carrière. « Il y a un temps pour tout, explique-t-elle. Il faut savoir passer à autre chose. J’ai toujours envie de jouer mais la raison l’emporte sur le cœur, et la raison me dit qu’il est temps d’arrêter. Ma vie privée passe avant le basket. Les déplacements, c’est pesant. Tu ne vois pas passer les week-ends et au bout d’un moment tu te dis que tu n’as vécu que pour le basket. »
Douze ans
Cathy, qui avoue un « pincement au cœur », est encore un peu effrayée de la décision qu’elle a prise. Un choix pourtant mûrement réfléchi. « J’avais annoncé l’an dernier que ce serait ma dernière saison. J’aurais simplement aimé finir sur une montée. Tant pis. » Les bons moments, comme les mauvais, Cathy Varlet – qui a commencé le basket à l’âge de 8 ans à Déols – en a eu son lot. Les joueuses seront passées, les entraîneurs seront changés, Cathy Varlet sera restée. Fidèle, jusqu’au bout, à cette Berrichonne à qui elle a sacrifié une partie de sa vie. Arrivée au club il y a douze ans, elle connaîtra d’abord la descente en nationale 4, division qui n’existe plus aujourd’hui. Puis, ce sera l’ascension : N3, N2, N1B. Un niveau que même ses rêves les plus fous ne lui permettaient d’envisager. « Si l’on m’avait dit un jour que je jouerai en N1B avec des joueuses qui ont connu le plus haut niveau, je n’y aurais pas cru. Mais j’ai travaillé pour ça. A force d’entraînement, on peut arriver à beaucoup de choses. » Elle n’oublie pas non plus ces « entraîneurs qui ont laissé une trace ». Au premier rang desquels Cathy Malfois, avec qui elle a remporté le titre de championne de France de Nationale 2, son meilleur souvenir. « Un titre, ça marque dans une carrière quelle qu’elle soit. Et avoir pu jouer en N1B, c’était vraiment bien. » La Berri flirtera même avec la montée en N1A, terminant à la quatrième place.
Toujours là
Puis, viendront les lendemains qui déchantent avec la relégation en N2, puis en N3. Comme d’autres, elle aurait pu voler vers d’autres cieux. Mais comme d’autres, elle restera fidèle à son club, valeur devenue si incongrue en ces temps de mercato et de transferts jackpot. Castelroussine elle est née, castelroussine elle restera. Elle sera là pour ressouder l’équipe les soirs de défaite ou pour aider les jeunes à s’intégrer. Elle sera toujours là pour faciliter l’adaptation des recrues étrangères de la Berri ou pour donner un coup de main quand le club en a besoin. Et elle sera encore là, l’an prochain, « si on a besoin de moi », pour prendre des responsabilités au sein du staff berrichon. Les dirigeants castelroussins le savent très bien : Varlet, ça rime si joliment avec fidélité…
Laurent GAUDENS.