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vendredi 31 janvier 2014

Coop Atlantique : à Ingrandes l'inquiétude renouvelée



Après avoir un temps envisagé le blocage de l'entrepôt, les salariés se sont invités à la réunion du comité d'établissement.
A la faveur d’une négociation, les salariés craignent que la direction rende des mutations obligatoires sans passer par un plan social.
On a beau savoir qu'on est condamné, ça n'empêche pas d'avoir de nouvelles angoisses : à Ingrandes, la fermeture du site de Coop Atlantique n'en finit pas de connaître de nouveaux feuilletons et les salariés d'avoir de nouvelles inquiétudes.
En octobre dernier, ils avaient eu un coup de chaud en apprenant que le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) était arrêté. Mais la direction avait fait savoir que la fermeture était maintenue à horizon fin 2015 - début 2016.
Une mesure de mobilité en questions
Mais entre-temps, l'accord national interprofessionnel (ANI) est passé. Le 22 janvier, les syndicats ont en effet été invités à la négociation de la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) que doivent mener toutes les entreprises. Premier article à être inscrit, une mesure sur la mobilité interne permise par l'ANI. « Notre crainte, explique Christian Triphose, délégué syndical CGT, c'est que la direction en profite pour licencier en cas de refus sans passer par un PSE. » La négociation porte en effet sur une distance limite de 30 km du domicile : beaucoup de salariés habitant au sud ou au nord de Châtellerault pourraient être obligés d'accepter des mutations vers Chauvigny, Montmorillon, Lencloître, Loudun, Sainte-Maure… Et perdre le bénéfice de la prime supralégale, négociée à neuf mois de salaires au minimum et pouvant aller jusqu'à 25 mois de salaire.
Après avoir un temps envisagé le blocage de l'entrepôt ingrandais, l'ensemble des salariés présents hier matin sur le site – soit 90 employés sur 129 – se sont invités à l'occasion de la réunion du comité d'établissement d'Ingrandes à laquelle participait Thierry Fockedey, directeur logistique. Celui-ci a dit comprendre l'inquiétude des salariés et assuré qu'il y aurait bien un PSE. Ce que nous a confirmé par téléphone Frédéric Becaria, secrétaire général de Coop Atlantique. « L'objectif de l'accord est de permettre une réorganisation dans un même magasin entre secteurs différents, et géographique pour certains hypermarchés. Ce n'est en aucun cas applicable à la fermeture d'Ingrandes. La loi prévoit la mobilité pour un ajustement d'activité et non pour une restructuration. On a toujours respecté nos engagements, on n'est pas une boîte du CAC 40. »
Prochaine étape mercredi prochain avec une nouvelle réunion sur la GPEC. La crainte des syndicats est que la direction veuille aller vite – ce dont elle se défend – des élections professionnelles devant avoir lieu en mars qui pourraient rebattre quelques cartes.
Laurent Gaudens

Bientôt un service de vélo au départ de la gare



Les vélos en location seront bientôt disponibles.
Ce ne sera pas un Vélib bis. Un service de location de vélos sera néanmoins mis à disposition au mois d’avril à la gare.
Non, le Vélib parisien ne débarquera pas à Châtellerault. Pas plus que le Vélov (Lyon), le Bicloo (Nantes) ou le Cy'clic (Rouen). Ce n'est pas que la ville et l'agglo de Châtellerault n'y aient pas pensé mais « ça coûte trop cher », selon Laurence Rabussier, vice-présidente de la CAPC (communauté d'agglomération du Pays châtelleraudais) en charge des transports. Car, là où certaines villes gagnent des sous avec ce genre de services, Châtellerault devait payer pour le faire fonctionner.
" Il sera ouvert tous les jours "
Lors de la dernière délégation de service public consacrée au transport, l'appel d'offres avait d'ailleurs été lancé pour un service de location de vélo. Kéolis y a répondu mais le coût a été jugé trop important.
On a donc redimensionné le projet : il s'agira de la location d'une vingtaine de vélos qui seront mis à disposition dans le local sous la gare ferroviaire. L'ensemble sera géré par le Pôle mobilité, de l'accueil à la location en passant par l'entretien, avec l'embauche d'un jeune en emploi aidé. Le local sera mis aux normes par Gares et connexions, filiale de la SNCF, et rendu opérationnel par la CAPC pour une mise en service espérée à la mi-avril.
Ouvert aux plus de seize ans, le service doit être un complément à l'offre de transport. « Les horaires ne sont pas arrêtés et seront discutés avec le Pôle mobilité, explique Laurence Rabussier. On essaiera de se calquer sur les horaires des TER. Ce ne sera pas forcément des horaires de bureau mais il sera ouvert tous les jours, y compris le samedi. »
Quelques vélos seront également disponibles à l'office de tourisme. « S'il y a de la demande, poursuit l'élue, on révisera l'offre. On sera très attentif à l'utilisation et à la montée en puissance. » Un déploiement qui devrait aussi être accompagné d'amélioration dans le « cheminement » des cyclistes…
Tarifs  : une heure, 1 € ; deux heures, 2 € ; demi-journée, 3 € ; journée, 4 € (réduit, 3 €) ; week-end, 7 € (5 €) ; semaine, 10 € (6 €) ; mois, 18 € (9 €) ; six mois, 90 € (45 €).
Laurent Gaudens

jeudi 30 janvier 2014

Nouveaux horaires de bus : vers la fin de la contestation ?



De nouveaux changements ont été apportés début janvier. - (Photo d'archives Alain Grimperelle)
De nouveaux aménagements ont été apportés début janvier au nouveau plan de circulation des bus. Avec “ de bons retours ”.
Ils ont bien tenté de gâcher un peu la fête : lors de la présentation des vœux de la municipalité, des opposants – « une quinzaine », selon Laurence Rabussier – ont manifesté leur opposition au nouveau plan de circulation des bus. Et ce malgré les nouveaux aménagements adoptés début janvier.
« Après trois mois de fonctionnement, on a tenu compte de la réalité du terrain et écouté tout le monde », précise la vice-présidente de la CAPC (communauté d'agglomération du Pays châtelleraudais) en charge des transports. En conséquence, un avenant à la convention de délégation du service transport a été adopté par le conseil communautaire lundi soir.
" Il reste des choses à faire, on y travaille "
Les principales modifications portent sur les transports scolaires, « 80 % des demandes », selon Laurence Rabussier. Les aménagements pratiqués doivent permettre « la diminution des temps d'attente à la sortie des établissements » et « la disparition de correspondances ». Sont concernées deux rotations à destination des collèges Jean-Macé, George-Sand et du lycée Branly, passant de 17 h 38 à 17 h 05. Un trajet direct permet de rallier Saint-Sauveur et Senillé. Un autre ira vers le collège Jean-Macé.
« On fait des comptages depuis le 6 janvier, explique Laurence Rabussier. On répond aux doléances quand elles sont quantifiées. Mais les retours sont bons. » A l'inverse, celles qui ne répondront pas aux attentes pourront être supprimées, comme un déplacement vers l'Étang.
« Il faut le temps que les gens comprennent, ajoute Jean-Pierre Abelin, président de la CAPC. Le transport à la demande, par exemple, est nouveau. Mais ça ne pose plus de problème, les gens ont compris qu'il fallait téléphoner avant. »
D'autres modifications seront apportées en février sur la ligne D avec deux horaires tests vers Antoigné et l'Envigne au départ du kiosque. Une commission de suivi continuera de faire des propositions. Deux problèmes ont été levés : la desserte de Pôle Emploi et le problème des personnes isolées.
Des aménagements de sécurité vont aussi être réalisés sur plusieurs arrêts à Antoigné, zone Nord et zone Monoroy. « On est conscient qu'il reste des choses à faire, conclut Laurence Rabussier. On y travaille. » Un peu d'espoir pour les derniers opposants ?
Laurent Gaudens

Un TPC " aussi vivant " qu'il y a cinquante ans

Jean-Pierre Duffourc-Bazin, Jean Jolly, Alain Thomazeau, trois membres de la troupe, qui donnera sa première dimanche 9 février.
Le Théâtre populaire de Châtellerault fête cette année ses cinquante ans. Avec deux spectacles à la clé.
Vous entamez une nouvelle saison du Théâtre populaire de Châtellerault qui sera très symbolique.
Jean-Pierre Duffourc-Bazin : « Cette année sera celle des cinquante ans d'existence du TPC. De l'équipe du départ, il ne reste plus que mon épouse et moi. Mais le TPC est aussi vivant qu'au début, il n'est pas du tout sclérosé, il y a toujours des jeunes. Ce n'est pas comme si on était en bout de course. On est même en pleine activité. »
Cette année, pour la première fois, vous allez même présenter deux spectacles. Pourquoi ?
J.-.P. D.-B. : « L'objectif du TPC a toujours été d'avoir plusieurs cordes à son arc. On ne veut pas rentrer dans un schéma théâtral unique. On a toujours touché à tout. On veut faire du théâtre intelligent qui, sur un plan artistique, nous permette de nous exprimer. »
 " Je suis curieux de voir comment le public va réagir "
Les deux spectacles que vous présenterez seront en effet d'un genre différent.
J.-.P. D.-B. : « En mars, nous monterons un spectacle avec deux comédies, " Le Défunt ", de René Obaldia, et " Feu la mère de madame ", de Feydeau. En février, nous présenterons " Chacun sa vérité ", de Luigi Pirandello. C'est une pièce qui ne sera pas un divertissement pur mais elle présente un intérêt philosophique évident. »
C'est une comédie sur le mensonge…
J.-.P. D.-B. : « Avec un fort ressort dramatique. Elle a l'allure d'une intrigue policière. On attend une révélation. D'ailleurs, nous organiserons un dialogue avec le public à la fin de la représentation. Chacun peut avoir sa solution et son analyse. Je suis curieux de voir comment le public va réagir. »
C'est aussi la pièce qui nécessitera le plus d'acteurs.
J.-.P. D.-B. : « Oui, il y aura quatorze personnes sur scène. Et il y a un gros travail d'acteurs. Heureusement, on a eu un renouvellement important cette année avec beaucoup de jeunes acteurs et de bons éléments. »
C'est la première fois que vous allez alterner deux spectacles, comment vous y êtes-vous préparés ?
J.-.P. D.-B. : « Notre saison va s'étaler de février à avril avec 14 représentations, 7 de chaque en 2 séries à chaque fois. Le décor, réalisé par Jean Jolly et Michel Savigny, a représenté un boulot complètement fou. Mais la base du décor sera la même pour les deux spectacles. »
Les spectacles ne s'arrêteront pas pour autant en avril.
J.-.P. D.-B. : « Ils seront diffusés sur deux saisons. Habituellement, on donne chaque spectacle entre 20 et 40 fois. Tout dépend du succès auprès du public. Ce sera donc la même chose pour ces spectacles. »
pratique
Les réservations sont ouvertes pour les deux spectacles aux dates suivantes : « Chacun sa vérité » dimanche 9 février à partir de 15 h, samedi 15 février à partir de 21 h, vendredi 21 février à partir de 21 h, samedi 22 février à partir de 21 h, samedi 22 mars à partir de 21 h, samedi 29 mars à partir de 21 h et vendredi 4 avril à partir de 21 h ; « Le Défunt » et « Feu la mère de Madame » dimanche 9 mars à partir de 15 h, vendredi 14 mars à partir de 21 h, samedi 15 mars à partir de 21 h, vendredi 21 mars à partir de 21 h, dimanche 6 avril à partir de 15 h, samedi 12 avril à partir de 21 h et samedi 19 avril à partir de 21 h. Tarifs : tout public, 13 €; groupes de plus de dix personnes, 11 €; scolaires, étudiants et demandeurs d'emploi, 7 €. Renseignements et réservation au 05.49.93.59.30 ou salle de la Taupanne le mardi de 10 h à 12 h 30 et le jeudi de 15 h 30 à 18 h 30.
Propos recueillis par Laurent Gaudens

mercredi 29 janvier 2014

Final oecuménique après six ans de mandature



Gérard Barc et Jean-Pierre Abelin : un vice-président de gauche et un président de droite, symbole d'un travail hors parti.
Le conseil d’agglomération a tenu sa dernière réunion lundi à Senillé. Une mandature marquée par un travail hors clivage et par peu de débats.
Un lieu où tout le monde s'aime, où chacun dit du bien de son voisin, où chacun se félicite du travail réalisé par ses camarades… L'île aux enfants ? Les Bisounours ? Les Télétubbies ? Non, le conseil d'agglomération du Pays châtelleraudais. À l'instar de la dernière réunion lundi à Senillé, les réunions des délégués communautaires ne font guère de vagues. Il n'y aura eu que les polémiques sur l'Epic (établissement public à caractère industriel et commercial, aujourd'hui les 3T) l'an passé pour susciter quelque émotion.
 " Chacun cherche le consensus "
Alors, à l'heure de l'ultime réunion, chacun s'est plu à souligner ce travail en bonne intelligence. À commencer par Jean-Pierre Abelin, qui a rendu hommage au travail des conseillers, qui « ont pris en compte les besoins des uns et des autres ». « On a réussi sur six ans à avoir des votes presque unanimes sur des projets parfois lourds. J'espère que le consensus continuera sur les épisodes suivants », explique celui qui espère bien être à nouveau président.
Son opposant de gauche et premier vice-président ne dit pas autre chose. « Il y a des opinions diverses mais chacun cherche le consensus, explique Gérard Barc, en charge des finances. Les points de vue différents ne sont pas forcément politiques mais souvent entre ruraux et urbains. » Après trois mandats, le maire de Vouneuil ne fera en tout cas pas partie de la prochaine assemblée. Ce ne sera pas le cas de son camarade et voisin François Arnaud qui, après un premier mandat, espère bien retrouver la docte assemblée dès le mois d'avril. « C'était une découverte pour moi et j'ai mis un peu de temps pour prendre mes marques », explique le maire d'Availles. En charge du dossier du chenil, il y a trouvé « beaucoup d'intérêt car c'est en dehors de (ses) compétences ». Il a surtout apprécié le travail du bureau. « Tout le monde est constructif et respectueux et veut faire avancer l'agglo. »
Même son de cloche du côté d'Isabelle Enon, qui voit la possibilité de nombreux débats au sein de l'agglo. « Certains élus sont très impliqués, explique le maire de Bonneuil-Matours. Si on n'arrive que le jour du conseil et qu'on s'assoit, effectivement, ça n'est qu'une chambre d'enregistrement. » Et le débat ne sortira que renforcé de la réforme de désignation des délégués. « Il y aura davantage de femmes et les oppositions seront davantage représentées. Sans opposition, il n'y a pas de démocratie. Il faut seulement qu'elle soit constructive. »
Et, là encore, tout le monde est d'accord.
en savoir plus
Le chenil ouvre le 20 février
> Budget. Les élus ont adopté un budget « totalement dans le cadrage des orientations budgétaires » et qui marque « un vrai volontarisme » dans la maîtrise des dépenses de fonctionnement.
> Chenil. Le nouveau chenil ouvrira normalement jeudi 20 février sur la zone de Valette.
> Photos. La CAPC possède une importante photothèque. Désormais, elle pourra mettre en vente ses photos au tarif de 45 €
> Animations. Le service Pays d'art et d'histoire va proposer des animations au Théâtre Blossac. Des visites mais aussi des ateliers divers : vitrail, masque, dessin, photo…
Laurent Gaudens

L'implacable monde du travail

Les deux comédiennes Julie Moulier et India Hair.
Une directrice des ressources humaines d'un côté, une employée de l'autre : en quatorze scènes se noue une relation où la première va prendre l'ascendant sur la seconde autour d'une table.
« Contractions » est la première création réalisée sous l'égide de la saison des 3T. Et Jérôme Montchal, son directeur, est ravi de cette première. « On a eu beaucoup de chance car de grosses scènes nationales étaient sur le coup. » Il salue d'ailleurs la mise en scène d'Anne Théron, « sobre, soignée », qui met en valeur le texte de Mike Barlett. « C'est un texte implacable mais on rit pas mal aussi. On rit jaune. Anne Théron en a fait un vrai objet de théâtre. » Et, pour ceux qui ne l'auraient pas encore vu, c'est aussi l'occasion de découvrir le Théâtre Blossac, puisque c'est le premier spectacle 3T hors inauguration qui y est organisé.
« Contractions ». Demain jeudi, à partir de 20 h 30, au Théâtre Blossac. Tarifs : 6 €, 12 € et 17 €

mardi 28 janvier 2014

A Jean-Macé, il est conseillé de souffler en classe


Les élèves ont reçu leurs instruments vendredi dernier au conservatoire.
C’est la nouveauté de la rentrée au collège Jean-Macé : une classe musique en sixième qui devrait déboucher sur une classe orchestre l’an prochain.
Du côté de Lencloître, ça fera sans doute sourire : la musique, on la pratique dès le collège depuis déjà pas mal d'années. Mais à Châtellerault, c'est une grande première : une classe musique a vu le jour à la rentrée de septembre au sein du collège Jean-Macé.
Vingt-deux élèves de deux classes différentes ont droit à deux heures de musique supplémentaires en plus de l'heure d'initiation musicale dispensée à tous les collégiens.
" Ils sont supermotivés "
Une initiative née d'un partenariat entre le collège et le conservatoire qui ont chacun mis la main à la poche pour réunir 6.000 € afin d'acheter des instruments : des trombones, des cornets et des kits de percussion qui, s'ils sont en plastiques, n'ont rien de jouets. « C'est la possibilité d'une appropriation de la musique par tous », se réjouit José Richaud, tout nouveau directeur du conservatoire. « C'est une belle mixité car les enfants sont de tous les milieux, salue Corinne Giraud, principale du collège Jean-Macé. C'est aussi un moyen de lutte contre le décrochage scolaire et le mal-être à l'école. »
Et même s'ils n'ont eu leurs instruments qu'en ce début d'année, la classe travaille depuis la rentrée : percussions corporelles et fabrication d'instruments ont occupé ces premiers mois.
L'objectif est désormais de créer une bande-son sur un film muet. « Notre objectif, c'est d'aller directement vers l'instrument sans passer par le solfège, qui est souvent rébarbatif », explique Annick Jouzeau, professeur d'éducation musicale du collège. « Et ils sont supermotivés. C'est parfois difficile de les canaliser. »
C'est aussi pour eux l'occasion de découvrir le conservatoire puisque certaines heures s'y déroulent, de même que la remise officielle des instruments vendredi dernier. Un moment important qui a réuni enfants et parents. « C'est très émouvant de leur poser l'embouchure sur les lèvres pour la première fois, s'enthousiasme Mathias Currit, professeur du conservatoire en charge de la classe. C'est assez magique et ça nous rappelle des souvenirs à nous, musiciens. »
Une remise qui n'est qu'une première étape. L'an prochain, les élèves continueront en cinquième et une nouvelle classe de sixième apprendra un instrument, de la famille des bois cette fois. De quoi monter une vraie classe orchestre. Et faire la nique aux Lencloîtrais…
Laurent Gaudens

Silence, ils tournent !


Jean Le Gac, devant l'une de ses œuvres actuellement exposées à l'école d'arts plastiques.
Après la belle exposition de Djamel Tatah, l'école d'arts plastiques se tourne vers le septième art avec sa nouvelle exposition « Arrêt cinéma ». Ne vous attendez pour autant pas à y découvrir des toiles blanches ou des pellicules. Il s'agit bien de tableaux.
Ceux de David Lynch, qui ornent le hall d'entrée, tout d'abord. Une série de lithographies et de gravures sur bois réalisées entre 2007 et 2013 dans l'atelier parisien du cinéaste.
Ceux de Jean Le Gac, ensuite, présentés dans les deux salles principales de l'école. Des œuvres à l'accès pas forcément évident au premier abord. Texte, dessin, photo, peinture… les moyens employés sont multiples et l'œuvre demande une certaine attention pour être décryptée. « Je suis un artiste multimédia des années soixante-dix, se décrit Jean Le Gac, présent lors du vernissage vendredi. Je mêle tous les éléments qui font le cinéma. C'est une œuvre éclatée au mur qui est à reconstituer comme une enquête. »
Une circulation à travers les disciplines, un va-et-vient entre peinture et cinéma à découvrir jusqu'au mois d'avril.
« Arrêt cinéma ». Exposition visible jusqu'au vendredi 4 avril du lundi au vendredi de 9 h à midi et de 14 h à 18 h à l'École d'arts plastiques, 12, rue de la Taupanne. Entrée libre.
L. G.

lundi 27 janvier 2014

Viens boire un p'tit coup après le boulot


Les soirées sont limitées à une trentaine de personnes.
Faire des rencontres professionnelles dans un cadre convivial, c’est le concept des soirées “ After work ” qui débarquent à Châtellerault.
Il est à peine plus de 19 h et ils sont déjà une grosse dizaine par petits groupes de trois ou quatre. Des employés du centre-ville, de l'immobilier, de la publicité, de la banque mais aussi du BTP.
" C'est une très bonne initiative "
Et tous ne se retrouvent pas au bar l'Entracte du boulevard Blossac, débarrassé de ses tables, par pur hasard : le jeudi, c'est soirée « After work ». Le concept est simple : avec un prix unique, on entre et on a accès à un buffet accompagné d'une boisson. « On m'a demandé d'organiser des After work parce que les Châtelleraudais devaient aller à Poitiers pour en trouver, explique Cécile Baudin, la patronne de l'Entracte. On essaye pendant quatre jeudis et si ça marche, on continuera. »
Sur réservation, une trentaine de personnes sont accueillies, dans une ambiance détendue, sur fond de musique dispensée par un DJ. « C'est une très bonne initiative, se réjouit Julien Métayer, conseiller immobilier. Avant, on allait à Poitiers. Ça nous permet de rencontrer du monde, d'échanger nos cartes, et le jour où on a besoin, on s'appelle. »
Une initiative qui répond aussi à un besoin d'animation de la ville. Car à partir de 21 h 30, le DJ monte le son et le bar ouvre ses portes à tout public. « On dit tout le temps que Châtellerault ne bouge pas, avance Julien Lamouche, employé chez CCI. C'est assez remarquable, ça amène du monde et ça donne du dynamisme. » Effet de mode ou vrai besoin de contacts, l'avenir le dira.
Tous les jeudis à partir de 19 h, bar l'Entracte, boulevard Blossac. Réservations au 05.49.23.45.82. Tarif : 15 €. A voir en vidéo sur lanouvellerepublique.fr et centre-presse.fr.
Laurent Gaudens

VIDEO. Châtellerault : troisième cambriolage à l'Espérance


Après avoir subi deux cambriolages au mois de décembre, le bar de la rue Bourbon à Châtellerault a une nouvelle fois été visité dans la nuit de vendredi à samedi.

samedi 25 janvier 2014

Y a-t-il une vie après un mandat d'adjoint ?


Adjoints actuels du maire Jean-Pierre Abelin, que feront-ils après le 30 mars en cas de renoncement ou de défaite ?
Dans quelques semaines, certains adjoints (ou la totalité) n’auront plus de mandats. Comment franchir ce cap ? Des anciens témoignent.
Des rendez-vous à la pelle, des visites dans toutes les écoles de la ville, des contacts avec le personnel administratif, les directeurs, les parents d'élèves… Tout ça, c'était le quotidien d'Annie Despas pendant sept ans. Adjointe à l'éducation de Joël Tondusson (PS), elle a vécu la défaite du 16 mars 2008, deuxième tour des municipales, comme un tremblement de terre. « Je ne m'y attendais pas. »
 Annie Despas : " Tout s'arrête, y compris le téléphone, ça fait très mal "
Les jours qui ont suivi n'ont pas été faciles non plus. « Ça fait un grand vide. Quand on assume sa fonction avec passion, quand on a tourné dans les écoles pendant sept ans, et que tout s'arrête, y compris le téléphone, ça fait très mal. »
L'ancienne adjointe a depuis compensé par d'autres activités, comme la chorale. Et reste au contact avec ses anciens collègues comme Alexandre Godin.
Pour Jean-Claude Pinard, « pendant un mois ou deux », ça a été un peu dur. « On se téléphonait, on faisait des analyses, mais ça ne sert à rien. » Alors l'ancien adjoint à l'économie de Joël Tondusson est passé à autre chose, s'est réfugié dans le travail, pris des loisirs « que je ne pouvais pas faire avant ». « J'ai la faculté de décrocher facilement », explique-t-il. Une faculté aidée aussi par le fait qu'il n'était pas vraiment candidat à un nouveau mandat. « J'avais fait deux mandats, je trouvais ça suffisant mais je me suis laissé convaincre d'en faire un troisième. »
Claude Pasquay a préféré stopper
En guise de troisième mandat, Jean-Claude Pinard consacre son temps à sa maison, au bricolage, au jardinage, à la lecture et à ses petites filles. « Je m'en occupe plus que je me suis occupé de mes filles. Mais j'encourage les jeunes à y aller. C'est une expérience très enrichissante. »
Avec 25 ans de mandat, Claude Pasquay a trouvé aussi l'expérience enrichissante. Mais il n'a pas été cueilli à froid par la défaite. « J'avais prévu ce qui s'est passé, ce n'était pas une surprise. » Du coup, il n'avait pas pris le risque de repartir. Il s'est alors tourné vers le bridge, sa passion, et profite de voyages et d'une maison près de La Rochelle. « Je n'ai pas de nostalgie, il faut savoir tourner la page. »
Et, parfois, la tourner à nouveau. Ce sera le cas pour Annie Despas qui se présente sur la liste de Jean-Claude Bonnet à Cenon où elle réside désormais. « Mais ce ne sera pas pareil », prévient-elle. D'ailleurs, elle a posé une condition : continuer la chorale.
Municipales 2014
Quatre listes aux municipales
> On l'a appris. Il devrait y avoir finalement quatre listes pour les prochaines municipales. Outre celles de Jean-Pierre Abelin (UDI Nouveau centre), de Michel Guérin (PS) et du Front national, une liste Lutte ouvrière devrait être menée par Patrice Villeret. Déjà présent en 2008, le même avait réalisé moins de 5 % des suffrages.
> On l'a noté. Gilles Michaud ne doit pas être un grand fan de Maryse Lavrard. Lundi, à l'occasion de la présentation de la liste de gauche, il a ainsi souhaité « l'élévation culturelle du plus grand nombre et pas seulement de ceux qui pratiquent la viole de gambe et le clavecin ». Et toc !
> On l'a écouté. Claude Pasquay a, paraît-il, des dons de devin. Il avait pronostiqué la défaite de Joël Tondusson en 2008. On lui a donc demandé son pronostic pour 2014. « Tout dépendra de la campagne », prédit-il. Prudent donc.
> On l'a entendu. Michel Guérin trouve-t-il que sa liste n'est pas assez diversifiée ? Lundi soir, à l'occasion de la présentation des candidats qui l'accompagneront, il a appelé sur scène Safia Turquois. Or, il s'agissait bien de Sophia Turquois.

Des tatamis tout neufs au dojo

 
Des démonstrations ont eu lieu à l'occaison de l'inauguration des nouveaux tatamis.
Le dojo de Châtellerault, situé derrière la salle omnisports de Nonnes, a pris un sérieux coup de jeune. Les tatamis ont en effet été changés en fin d'année dernière et inaugurés jeudi dernier. « Ils étaient usés et devenaient difficiles pour les chutes, explique Thierry Marionneau, professeur du club d'aïkido de Châtellerault. Ils ont une durée de vie limitée. »
Les derniers dataient en effet de seize ans. « C'est une matière nouvelle génération, poursuit Thierry Marionneau. Ils ont la même densité mais amortissent mieux les chocs. Côté hygiène, ils sont aussi plus performants et permettent d'être mieux nettoyés. » En tout, ce sont 360 m2 de tapis que les adhérents – 230 au total – ont dû changer. Autre originalité, ce sont les différentes sections, aïkido, judo, karaté, iaïdo, au travers de l'Association de gestion des arts martiaux japonais traditionnels (AGAM Bushido) qui a financé le coût du remplacement de 15.000 €. « Dès qu'on les change, on épargne pour le remplacement suivant », explique Patrick Bonhomme, président de l'AGAM Bushido.
Une saine gestion qui n'a pas manqué de soulever l'intérêt du maire Jean-Pierre Abelin présent pour cette inauguration jeudi soir.
Vidéo à voir sur lanouvellerepublique.fr et centre-presse.fr.
L.G.

jeudi 23 janvier 2014

Châtellerault : des noms sur les visages de la liste Michel Guérin

Michel Guérin a présenté sa liste lundi soir. Pour mieux faire connaissance avec les 39 Châtelleraudais qui la composent, promenez votre souris sur la photo.     

N'y aura-t-il bientôt plus de médecins spécialistes ?


La raréfaction des spécialistes dans les villes comme Châtellerault, un phénomène inquiétant. - (Photo d'archives, Jérôme Dutac)
Certaines spécialités pourraient disparaître à Châtellerault. A terme, le problème pourrait être beaucoup plus général.
C'est une rumeur qui court la ville : le cabinet des dermatologues Marie-Christine Derouet et Reine Largier de l'avenue Aristide-Briand fermerait prochainement ses portes. Et après le départ d'Agnès Guglielmi, il n'y aurait donc bientôt plus de dermatologues à Châtellerault.
Rassurons tout de suite les patients : le cabinet Derouet-Largier ne ferme pas ses portes. Du moins pas pour l'instant. Car l'adage qui dit qu'il n'y a pas de fumée sans feu se vérifie cette fois. Partant en retraite, les dermatologues cherchent un successeur d'ici deux ans. Et pour l'instant, aucun repreneur n'est à l'horizon.
" J'ai quelques idées sur la dermatologie "
« Elles ne sont pas en période de recrutement efficace, tempère François Arnault, président du conseil départemental de l'Ordre des médecins. Il y aura peut-être d'autres solutions. J'ai quelques idées sur la dermatologie. » Certains dermatologues des alentours pourraient ainsi partager leur activité avec la ville-centre.
Mais le problème est plus général comme l'atteste l'arrêt non remplacé d'un cardiologue et d'un rhumatologue. « On aura un problème au niveau national dans les années qui viennent », avertit François Arnault. L'explication est assez technique : jusqu'en 1983, le certificat d'études spéciales permettait de devenir spécialiste sans passer par l'internat. L'abandon de ce certificat a raréfié les spécialistes et ceux qui avaient suivi ce cursus partent progressivement à la retraite.
Garder des spécialistes de proximité
« Il faut inventer un système pour garder des spécialistes de proximité à Châtellerault », alerte le médecin. Car, pour lui, la situation pourrait déboucher sur de graves problèmes de santé publique : « Sur cent maux de gorge, j'ai deux à trois cancers. Le jour où il n'y aura plus de spécialistes, les patients devront aller dans une grande ville, ce qui est risque d'engorgement, de retard et donc de complications. »
Le conseil de l'Ordre – François Arnaud est représentant de la région au niveau national – réfléchit à intéresser les jeunes spécialistes à s'installer dans les petites villes. Car l'absence de spécialistes pourrait entraîner une désertion des généralistes. « Un généraliste, quand il s'installe, regarde combien de spécialistes il pourra avoir autour de lui. »
L'ouverture de maisons médicales est une réponse. Mais elle ne sera peut-être pas suffisante.
Laurent Gaudens

Les Châtelleraudais font de moins en moins de bébés


Infographie NR
Châtellerault suit la tendance nationale : les naissances sont en chute. Tout comme les mariages.
Les débuts d'année sont synonymes de bilan. Et celui de l'état civil n'y échappe pas. En voici les principaux enseignements.
> Naissances. On a moins fait de bébés l'an passé à Châtellerault. On passe de 1.220 naissances en 2012 à 1.165 en 2013. Il faut revenir en 1999 pour retrouver un chiffre aussi mauvais. Mais la crise est passée par là et la perte de 2.500 habitants depuis 2006 y est sans doute pour quelque chose.
 Retour à la normale pour les décès
> Décès. On avait noté une brutale hausse l'an passé avec 684 décès, soit 64 de plus qu'en 2011. On revient prudemment à la normale avec 640 décès.
> La fin du mariage ? Les mariages ont de moins en moins la cote à Châtellerault. Après une légère remontée l'an passé avec 114 unions, c'est la chute libre en passant sous la barre des cent avec seulement 87 mariages. Dur, dur d'être un jeune marié.
> Les pacsés plus nombreux. Si le mariage ne fait guère recette, le Pacs lui a toujours un succès certain à Châtellerault. C'est même une incongruité nationale même si, après un record en 2010 avec 262 Pacs, le nombre baisse depuis : tombé à 170 en 2012, il repart légèrement à la hausse avec 185 signatures.
> Emma toujours star. Comme l'an passé, Emma est toujours le prénom préféré des petites filles avec 11 occurrences. Elle est suivie de Louise (10), Ambre (9), Alice (8). Bouleversement en revanche côté garçon : le leader Hugo disparaît des listes, remplacé par Enzo, Ethan, Nathan, et Nolan (10).
Laurent Gaudens

mercredi 22 janvier 2014

Benzerga, retour au quartier

Brahim Benzerga, révélation de l'équipe Abelin.
Adjoint de Jean-Pierre Abelin, Brahim Benzerga quitte la mairie à la fin du mois et retrouve le centre social d’Ozon.
C'était le 24 septembre dernier. La préfète Élisabeth Borne visite le quartier rénové d'Ozon, suivie d'un aréopage d'élus et d'institutionnels. Au centre social qu'elle découvre, Jean-Pierre Abelin fait s'avancer Brahim Benzerga, en discussion à l'arrière. Sans note, ni préparation, le jeune adjoint à la jeunesse et à l'animation des quartiers part dans une description enthousiaste et vibrante d'un voyage de jeunes en Pologne, rayonnant de cette expérience. Sous les yeux d'un Jean-Pierre Abelin admiratif, il reçoit les félicitations préfectorales tandis que Michel Guérin souffle : « Je le prendrais bien sur ma liste. »
" J'aurai une éternelle reconnaissance pour Jean-Pierre Abelin "
Un épisode qui résume bien la mue du jeune d'Ozon. Une révélation durant les six ans de son mandat qui a dépassé tous les clivages : politiques mais aussi internes, où dans les services, souvent rétifs à l'autorité politique, on ne tarit pas d'éloges sur le jeune élu : travailleur, compétent, à l'écoute. N'en jetez plus…
Un bel atout que Jean-Pierre Abelin aurait bien gardé dans sa manche en vue de cette campagne. Mais Brahim Benzerga a préféré arrêter. « C'est une décision lourde mais je dois penser à ma famille », explique ce père de deux enfants. Depuis deux ans et demi, il prépare une reconversion et deviendra coordinateur enfance jeunesse au centre social d'Ozon dès février, là où il a commencé et là où il a toujours habité. « J'ai envoyé 70 candidatures depuis deux ans, j'ai passé une VAE (validation des acquis de l'expérience) pour un diplôme d'État, j'ai fait un mémoire de 200 pages, je remplis toutes les conditions », répond-il à ceux qui l'accuseront de passe-droit.
L'idée de se lancer dans une carrière politique ne l'a pas vraiment effleuré même si son mentor le poussait gentiment. « Ça ne m'a pas traversé l'esprit, je n'ai pas d'esprit de carrière même si je ne le condamne pas. Pour moi, c'est avant tout un engagement citoyen. »
Avant de tourner la page « au moins pour un certain temps », Brahim est revenu sur son expérience. « Une très belle histoire. » Et salue celui qui lui a donné sa chance alors qu'il n'avait que 23 ans et pas d'expérience. « Ça a été une superbe expérience. J'aurai une éternelle reconnaissance pour Jean-Pierre Abelin. J'ai envie de lui rendre ce qu'il m'a donné. Je n'ai pas la mémoire sélective. » Même s'il devra se faire discret, celui qui ne « s'est jamais encarté » n'aura pas d'hésitation au moment de voter : « C'est le candidat qui m'a donné ma chance. »
Laurent Gaudens

Pour les jeunes, une saison " éclectique et exigeante "


Damien Bouvet présentera son petit cirque à l'Angelarde.
Avec “ Petit cirque-petits toros ” ce soir, les 3T entament leur saison jeune public. Une volonté d’avoir une programmation spécifique et adaptée.
Il faudra bientôt inventer les « parents-sitter ». Avec la saison spécifique mise en place par les 3T cette année, les enfants vont avoir envie de laisser les parents pour aller au spectacle. Pas moins de cinq dates – six avec « El M - Misanthrope » pour les lycéens – leur sont en effet destinées. A commencer dès ce soir avec Damien Bouvet qui présentera son « Petit cirque et Les Petits toros » aux enfants dès trois ans.
" Les mêmes règles que pour la saison principale "
« On avait envie d'avoir une programmation jeune public spécifique mais qui obéisse aux mêmes règles que la saison principale, à savoir être éclectique et exigeante en même temps », explique Jérôme Montchal, directeur des 3T.
Ce sera donc le cas cette année avec du clown, du théâtre, du mime, de la musique… Et à chaque fois, il n'est naturellement pas question de laisser les parents à la porte du théâtre. « Notre volonté, c'est d'avoir un public familial, reprend Jérôme Montchal. Les spectacles que nous avons programmés sont visibles par tous, les adultes doivent y trouver autant de plaisir que les enfants. »
Avec « Petit cirque », si les enfants seront fascinés par le clown et magicien Damien Bouvet, les parents seront probablement bluffés par l'utilisation qu'il fait de matériel quotidien, tels qu'égouttoir ou un tire-bouchon.
Avec « Comment ai-je pu tenir là-dedans ? » (20 février), les enfants seront captivés par « La Chèvre de Monsieur Seguin », le conte d'Alphonse Daudet, repris intégralement. « Les parents seront davantage pris par le côté plus sombre et philosophique de cette fable sur l'animalité et la quête de la liberté. »
La musique de Bouskidou (5 février) et le Poème harmonique (14 mars) conviendra à tous les publics de même que « Même les chevaliers tombent dans l'oubli » (1er avril) devrait parler au plus grand nombre. Le tarif unique de 6 € pour enfant et parent a été conçu pour ne pas être un frein.
Et si toutes les catégories d'âge sont concernées, certains regretteront sûrement l'absence du festival petite enfance, qui n'est pour autant pas enterré. « Il se fera peut-être cette année, on cherche une date », avertit Jérôme Montchal. Il est de toute manière à l'étude pour la saison prochaine.
« Petit cirque et Petits toros », mercredi 22 janvier, 18 h 30, salle de l'Angelarde. Tarif : 6 €. Tél. 05.49.85.46.54.
Laurent Gaudens

mardi 21 janvier 2014

Châtellerault: pourquoi le PS a raté sa présentation de liste


 
Michel Guérin, lundi, au Nouveau Théâtre de Châtellerault - (dr)
La liste de Michel Guérin est sortie avant la soirée de présentation lundi soir. En voici les raisons.
Nous avons publié l'intégralité de la liste de Michel Guérin, candidat aux prochaines municipales de Châtellerault, avant la soirée officielle de présentation qui avait lieu hier soir au Nouveau Théâtre.
Lors de son discours, Michel Guérin est revenu sur les raisons de cette "fuite". Non sans humour comme la vidéo en témoigne.

20 ans et 2.000 étudiants plus tard, l'IUT est toujours là



L'IUT fêtera ses 20 ans tout au long de la semaine.
En 1993, l’IUT s’installait dans ses locaux actuels. Vingt ans après, il a su se rendre indispensable auprès des entreprises.
Vingt ans, c'est le temps de la maturité. Le bon moment pour faire le point et se poser les bonnes questions. C'est ce que fait actuellement Majdi Khoudeir. « A quoi a-t-on été utile ?, se demande ainsi le directeur de l'IUT. Je crois que c'est la question qu'il faut avant tout se poser. » Mais, rassurez-vous, celui qui a été directeur du site de Châtellerault n'est pas au bord de la dépression. Les réponses, il les a : « Bien sûr, on a formé des jeunes, se souvient-il, lui qui était là lors de la création. On a su surtout développer une dynamique particulière ici et on a répondu à la demande de formation du bassin. »
 Installation sur la zone du Sanital en 1993
C'est d'ailleurs bien parce que Châtellerault avait un potentiel industriel important qu'il a bénéficié, sous l'impulsion de son maire et ancienne Premier ministre Édith Cresson, d'une antenne de l'Institut universitaire technologique de Poitiers. Ce fut d'abord timidement avec la création du département maintenance industrielle (*) dans les locaux du lycée Branly.
Avant le déménagement sur la zone du Sanital en 1993, entamé dès 1992 avec la création d'un deuxième département celui de Mesures physiques. La même année, un troisième département naît, celui de Techniques de commercialisation.
Avec les années 2000, arrive le temps de la création des licences professionnelles, au nombre de trois aujourd'hui. Autant d'offres qui permettent cette année au site d'accueillir 312 étudiants – le pic a même été de 370 – et d'employer une cinquantaine de professionnels – enseignants et personnels techniques et administratifs.
L'IUT a surtout su créer un réseau avec les entreprises du bassin. « Nos formations sont plébiscitées par les entreprises, se réjouit Béatrice Chéry, directrice du site. Notre objectif, c'est de renforcer encore ce lien. »
Car c'est bien la force du site châtelleraudais et sa raison de vivre. « On est près de l'université de Poitiers, souligne Majdi Khoudeir. C'est un avantage mais aussi une difficulté car on peut se poser la question de la pertinence. Ce qui en fait l'intérêt, c'est la proximité avec les entreprises. » Tant qu'il y aura des entreprises à Châtellerault, l'IUT gardera sa raison d'être.
 (*) Devenu ensuite Génie industriel et maintenance, puis génie des télécommunications et réseaux et enfin Réseaux et Télécommunications.
au programme
La célébration des 20 ans de l'UT se décline en plusieurs rendez-vous.
 Mardi 21 janvier. 17 h 30 à 19 h Nouveau Théâtre de Châtellerault. Pièce de théâtre ayant pour thème le « stress au travail », jouée par la Troupe Les Productions Merlin. - Conférence sur « l'Intelligence émotionnelle » animée par Stéphane Herin d'Actiforces.
 Mercredi 22 janvier. 17 h 30 à 18 h 30 amphi 200 à l'IUT
 remise des diplômes universitaires assistant clientèle en milieu bancaire.
 Jeudi 23 janvier. 17 h 30 à 18 h 30 amphi 200 à l'IUT. Conférence sur « Les Réseaux Intelligents » (smartgrids) animée par Patrice Caillaud d'Itron.
 Vendredi 24 janvier. Toute la journée 45 tables rondes et speed-dating sur les « Parcours/Métiers » avec une rencontre de 50 professionnels ainsi que les anciens diplômés.
 Création du réseau professionnel dans le bassin industriel Châtelleraudais.
Soirée de gala à partir de 20 h 30, salle de l'Angelarde à Châtellerault

Michel Guérin " veut faire renaître l'espoir "



Les candidats ont recomposé la photo du tract de campagne.
A défaut de surprise, le candidat socialiste a présenté une liste déjà connue. Et esquissé quelques axes de sa campagne.
Etait-ce des mouchoirs ou des foulards ? L'avenir dira si ces morceaux de tissus disposés sur tous les fauteuils du Nouveau Théâtre, hier soir, aux couleurs des quatre formations politiques étaient un bon présage.
C'était néanmoins la touche de gaieté apportée à une soirée un peu gâchée par la publication le matin dans notre journal d'une liste destinée à être dévoilée le soir même.
Mais, masquant sa déception, chacun a fait bonne figure préférant saluer cette union de la gauche « très simple à faire » selon Michel Guérin, après un chemin « long et difficile » selon Cyril Cibert. Dans la salle, la vieille garde socialiste est là, à commencer par Edith Cresson, et de nombreux adjoints de l'ancienne municipalité socialiste. Mais point de Joël Tondusson…
Après la prise de parole des formations soutenant la liste (Europe Ecologie Les Verts, Parti communiste, Parti socialiste, Radicaux de gauche), le candidat socialiste à la mairie a fait monter ses colistiers par groupe « d'activité » : économie, social, éducation, culture…
Il a répondu aux critiques qui se font déjà entendre sur une liste politique et vieille. Avec « 30 % de retraités comme la population de Châtellerault » et des personnes « rattachées à des partis politiques mais issus de la société civile ».
Sans vouloir « bilanter » (sic) le maire, il a réaffirmé ses vérités : « Ozon, c'est moi » (la rénovation), la place Zola « était dans les cartons », la zone Monory « était prévue ». Et rappelé les affirmations d'Abelin sur l'école de gendarmerie « qui ne fermerait pas ».
« Inquiet » sur les finances de la ville après le passage de l'équipe Abelin, il a insisté sur quelques dossiers : l'école de gendarmerie et les bords de Vienne qui seront réaménagés.
Quelques prémices annonçant le projet à venir qui doit « faire renaître l'espoir en rassemblant les énergies ». Avec en point final un remue-ménage de foulards-mouchoirs sur la chanson de Zaz « On ira ». Où ? On verra bien…

lundi 20 janvier 2014

Au conservatoire on chante la gastronomie

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Le chant roi du Carroy

 
Monsieur Daniel a revisité son répertoire en compagnie du percussionniste Fred Hermelin.
Après une soirée humour et une autre consacrée à la magie, le cycle des soirées-cabaret du Carroy renouait avec la chanson vendredi dernier à la Maison pour tous. Une soirée ouverte par Marcel Capelle, chanteur originaire de Montauban, accompagné d'un guitariste-pianiste-violoniste. Beaucoup de cordes à leur arc donc mais qui n'ont pas vraiment su accrocher le public. Des textes un peu convenus, des mélodies qui laissent peu de traces, la soirée a eu un peu de mal à partir.
Juste un retard à l'allumage. En deuxième partie, Monsieur Daniel présentait son nouveau spectacle, accompagné du percussionniste Fred Hermelin. Le Châtelleraudais, programmateur des soirées du Carroy, a ainsi passé en revue son répertoire auquel Fred Hermelin joint utilement toutes sortes de percussions. Mais on ne passe pas d'un monologue à un dialogue aussi facilement : les facéties de Monsieur Daniel restent souvent sans écho, là où un jeu de ping-pong serait le bienvenu. Reste une bonne soirée qui en annonce une autre : le 7 février, Presque oui sera sur la scène où le duo avait déjà connu un beau succès l'an passé. Avis aux amateurs.
A voir en vidéo sur lanouvellerepublique.fr ou centre-presse.fr
L.G.

La liste Guérin en primeur

 
Elle sera dévoilée officiellement ce soir au Nouveau Théâtre. En avant-première, voici les trente-neuf noms de la liste de Michel Guérin. 
 
Il ne nous aura pas fallu utiliser les services de la NSA ni ceux d'un détective privé : la liste de Michel Guérin nous est arrivée tout simplement dans la boîte aux lettres. Une bourde manifeste alors que le grand secret devait été conservé jusqu'à ce soir, 19 h, moment où Michel Guérin devait dévoiler les 39 noms qui composeront sa liste.
L'erreur nous permet donc de jeter un premier œil sur cette liste. Et, comme nous, les Châtelleraudais retrouveront des personnalités déjà présentes sous l'ère Tondusson : Laurence Aumon, Cyril Cibert, Jean-Claude Monaury, tous conseillers sortants, étaient adjoints de l'ancien édile. On y retrouvera Brigitte Tondusson, femme de, et Alexandre Godin, directeur de cabinet de.
Côté répartition politique, avant d'avoir le chiffre exact des partages, le Parti communiste sera aux avants-postes avec Pierre Baraudon (3) et Jean-Claude Monory (17), les verts Yvon Ganivelle (5) et Francette Gratteau (14) et les radicaux se satisfont avec Gilles Michaud (7) et Marie-Hélène Daydet (18).
On y trouvera de nouvelles têtes, dont certaines avaient déjà été présentées, comme celles de Françoise Méry (2), de Myriam Métais (4), de Lysiane Portal (16) ou de la « folle-volante » Anne Balote (20). Et si la députée écologiste Véronique Massonneau avait annoncé sa volonté de ne pas en être, la famille sera représentée par son fils Pierre (21).
Enfin, c'est aux intitulés des postes qu'on identifie une certaine « couleur ». L'économie revient aux avant-postes en attribution de la première adjointe et le patrimoine recule à la huitième place, lui qui est l'attribution de la première adjointe Maryse Lavrard. Tout un symbole.
la liste au complet
1. Michel Guérin
 Maire
 Ingénieur d'études à l'université en charge des relations entre l'IUT Poitiers-Châtellerault-Niort et les entreprises.
 2. Françoise Méry
 Première adjointe. En charge du développement économique (industrie, commerce, artisanat) et de la formation professionnelle.
 Membre du conseil économique, social et environnemental, retraitée de la banque de France.
 3. Pierre Baraudon
 Adjoint à la culture.
 Retraité de la Snecma. Militant syndical et associatif.
 4. Myriam Métais
 Adjointe aux finances et au personnel.
 Conseillère budgétaire ministérielle.
 5. Yvon Ganivelle
 Adoint à l'action sociale et en charge du CCAS.
 Educateur spécialisé.
 6. Katherine Weinland
 Adjointe à l'éducation et à l'enseignement supérieur.
 Agrégée de l'université, inspectrice générale honoraire de l'Education nationale.
 7. Gilles Michaud
 Adjoint à la sécurité et à la démocratie de proximité.
 Magistrat.
 8. Dominique Pesnot-Pin
 Adjointe à l'urbanisme, au patrimoine et au logement.
 Agrégée de l'université, professeur de communication retraitée.
 9. Christian Pailler
 Adjoint aux travaux, à l'aménagement urbain, à la circulation et aux appels d'offres.
 Responsable exploitation d'un Palais des congrès.
 10. Soraya Lansari-Capraz
 Adjointe à la jeunesse, en charge des maisons de quartier et du conseil municipal des jeunes.
 Assistante d'éducation, ancienne commerçante (restauration).
 11. Didier Pineau
 Adjoint aux sports et aux relations internationales.
 Professeur d'anglais.
 12. Laurence Aumon
 Adjointe aux échanges intergénérationnels (petite enfance, séniors).
 Professeur de lettres au lycée Marcelin-Berthelot.
 13. Cyril Cibert
 Conseiller délégué au développement numérique et aux technologies de l'information
 Consultant en communication
 14. Francette Gratteau
 Maire déléguée de Targé, conseillère déléguée à l'environnement et à l'agriculture.
 Retraitée de l'agriculture et de l'artisanat
 15. David Simon
 Conseiller délégué aux nouvelles filières économiques.
 Manager en entreprise.
 16. Lysiane Portal
 Conseillère déléguée aux actions éducatives.
 Ancienne coordonnatrice de l'Education prioritaire à Châtellerault.
 17. Jean-Claude Monaury
 Conseiller délégué à la propreté urbaine.
 Retraité de l'agroalimentaire.
 18. Marie-Hélène Daydet
 Conseillère déléguée à la solidarité et à la prise en charge du handicap.
 Ancienne directrice de la maison de la solidarité de Châtellerault-Sud.
 19. Alexandre Godin
 Conseiller délégué aux dossiers de financements européens.
 Chef de cabinet ministériel.
 20. Anne Balote
 Conseillère déléguée à l'animation culturelle et événementielle.
 Gestionnaire de stocks.
 21. Pierre Massonneau
 Conseiller délégué à la vie étudiante.
 Professeur au collège Descartes (Segpa).
 22. Françoise Parnaudeau
 Conseillère déléguée à l'intergénérationnel.
 Agent de production à la retraite.
 23. Benjamin Breuil
 Conseiller délégué au personnel et à l'action culturelle.
 Retraité du notariat. Militant associatif.
 24. Annie Minaret
 Conseillère municipale en charge d'une mission sur la jeunesse.
 Administratrice de l'association des ludothèques régionale et nationale. Ludothécaire de 1988 à 2008.
 25. Sylvain Piaud
 Conseiller délégué à la restauration scolaire et aux travaux dans les écoles.
 Ingénieur, commercial dans l'automobile.
 26. Brigitte Tondusson
 Conseillère municipale en charge d'une mission sur les innovations sociales.
 Chargée de mission à la Fondation d'une assurance mutualiste.
 27. Saïd El Badri
 Conseiller municipal en charge d'une mission sur la santé.
 Médecin hospitalier.
 28. Dominique Guinot
 Conseillère municipale en charge d'une mission sur l'insertion.
 Assistante sociale.
 29. Khalid Assoua
 Conseiller municipal en charge d'une mission sur l'égalité des chances.
 Enseignant.
 30. Sophia Turquois
 Conseillère municipale.
 Secrétaire municipale. Militante syndicale.
 31. Nacer Bourahoua
 Conseiller municipal.
 Professeur retraité.
 32. Agnès Barbosa-Manesse
 Conseillère municipale.
 Chargée de mission auprès du Diocèse de Poitiers.
 33. Jean-François Poisson
 Conseiller municipal.
 Commerçant.
 34. Claudie Diakaté
 Conseillère municipale
 Principale de collège honoraire.
 35. Gilles Lucas
 Conseiller municipal.
 Acheteur industriel.
 36. Jeanne Noé
 Conseillère municipale.
 Infirmière libérale retraitée.
 37. Jacky Luc-Frimval
 Conseiller municipal.
 Retraité de l'industrie automobile.
 38. Anne-Marie Trillon-Sieurin
 Conseillère municipale.
 Educatrice spécialisée retraitée.
 39. Thierry Cantin
 Conseiller municipal.
Médecin.
Laurent Gaudens

dimanche 19 janvier 2014

Tous les voeux dans un même panier

 
A Châtellerault ou Targé, la tradition des vœux a été respectée.
C’est l’époque des vœux et à Châtellerault vendredi comme à Targé hier, on n’y a pas dérogé. Mais à quoi ça sert vraiment ?
A quoi servent les vœux ? A chaque début d'année, c'est la même chose : écrire ou pas des cartes de vœux, envoyer ou pas des SMS le jour du Nouvel an ? Telles sont les questions. S'y en ajoute une : aller ou pas à la cérémonie des vœux du maire ? Quand on y est invité naturellement. Ce qui n'était pas le cas des opposants au nouveau plan de circulation des bus qui se sont malgré tout donné rendez-vous, vendredi soir, devant les portes de la salle de l'Angelarde pour rappeler leur mécontentement.
" Je pars sans regrets ni nostalgie "
Pas sûr que Jean-Pierre Abelin s'en soit rendu compte d'ailleurs puisqu'il avait réussi à éviter la longue queue pour avoir la première place.
A quoi servent les vœux ? Habituellement, c'est au moins l'occasion d'avoir quelques nouvelles sur les futures réalisations. Mais, municipales obligent, Jean-Pierre Abelin s'est bien gardé de trop en dire, réservant son programme à plus tard. Tout comme Dominique Lévêque, le lendemain, salle de la Grange, à l'occasion des vœux aux Targéens. Pas pour les mêmes raisons : lui a averti ceux qui en auraient encore eu peur qu'il ne jouerait aucun rôle dans la campagne et qu'il ne prétendrait à aucune fonction. « Ça sent le sapin, a-t-il commenté. Mais je pars sans regrets, ni nostalgie. » Les promesses, il les gardera désormais pour ses proches.
Pour Jean-Pierre Abelin, après un long bilan, c'était quand même la possibilité de glisser quelques orientations. En 2014, il s'agira donc de « s'attaquer à des équipements qui ont de 30 à 40 ans d'âge ». Et de faire une priorité absolue « dans les années qui viennent de l'aménagement des bords de Vienne ».
Une lampe de poche " pour se repérer "
A quoi servent les vœux ? Pour les invités, c'est la possibilité d'obtenir un gadget rare et indispensable fabriqué en Chine. Après la boule antistress il y a quatre ans, c'était une petite lampe de poche qui était offerte. « Pour essayer de se repérer », a tenté en clin d'œil Jean-Pierre Abelin, repris le lendemain par un Dominique Lévêque qui a épuisé toutes les métaphores sur le sujet. Vœux lumineux, vœux laborieux, c'est selon.
Pour beaucoup, c'est aussi le buffet qui fait l'intérêt d'une bonne cérémonie des vœux. Galettes à Targé, pâtisseries à l'Angelarde. Les chouquettes sont remplacées par d'autres douceurs. Il y en aura bien besoin dans les prochaines semaines…
Laurent Gaudens

Le phénomène Violetta est passé par Châtellerault

 Les 310 places sont vite parties.
On est venu de Limoges ou de Tours, hier, au Loft Cinéma, pour assister au show retransmis de la star des jeunes filles de 8 à 12 ans.
Si vous n'avez pas de fille entre 8 et 12 ans, le fait vous aura à coup sûr échappé : Violetta n'est en effet une star que pour cette (courte) tranche d'âge. Incarnée par l'actrice Martina Stoessel, Violetta est l'héroïne d'une telenovela argentine distribuée par Disney Chanel. Et les petites filles adorent s'y retrouver au travers des quelque 80 épisodes que compte la série.
 Châtellerault unique bénéficiaire dans la grande région
Comme le filon paraît bon, le feuilleton a donné naissance à un spectacle qui se balade de part le monde et a fait escale cette semaine au Grand Rex à Paris pour une série de shows, dont l'un – celui d'hier – était retransmis sur grand écran dans des cinémas partout en France.
Dont à Châtellerault au Loft Cinéma qui était l'unique bénéficiaire de l'opération dans la grande région, le plus proche concurrent se trouvant à Blois. Dominique Soulard, le directeur, ne cachait pas sa satisfaction : « C'est une très bonne surprise, en quinze jours tout est parti. »
Prévue dans une salle moyenne, la diffusion a été transférée dans la plus grande de 310 places au vu de l'engouement. Et si Loft Cinéma était l'heureux élu, ce n'était pas dû à un hasard. Le cinéma châtelleraudais a un partenariat avec la société Pathé live qui lui permet également de retransmettre les opéras du Metropolitan Opera ou les ballets du Bolchoï. Le réseau CGR a, lui, son propre réseau de diffusion live et propose d'autres spectacles en direct.
C'est pour cette raison qu'on est parfois venu de très loin à Châtellerault pour assister à ce show survitaminé et voir Violetta en botte et jupette tout de rose vêtue : de tout le département de la Vienne mais aussi de Tours ou Limoges. C'est toujours moins loin que d'aller au Grand Rex à Paris…