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lundi 31 mars 2014

Michel Guérin déçu



Michel Guérin a levé le verre à cette « première marche » qu'il pense avoir montée.



Comme un signe du temps. A Châtellerault, l'arrivée du candidat de la gauche Michel Guérin à sa permanence juste en face de la mairie a été saluée par une pluie fine et insistante. Pourtant, les militants socialistes n'avaient pas eu besoin de ce message pour comprendre rapidement que ce ne serait pas une soirée de fête. Les premiers résultats ne laissaient pas de doute : après six bureaux, Jean-Pierre Abelin devançait son principal adversaire de 9 %, score qui n'évoluera qu'à la marge durant la soirée. Difficle d'imaginer un retournement de situation.
Rapidement, le candidat de l'union de la gauche châtelleraudaise tirait les premiers enseignements : l'abstention, le contexte national, un transfert de voix du Front national vers Jean-Pierre Abelin. « Les Châtelleraudais n'ont pas voulu localiser leur élection. » Mais pour lui, il n'y a pas de regrets à avoir puisqu'il a progressé en nombre de voix entre les deux tours, se consolait-il.
Avant d'aller féliciter Jean-Pierre Abelin pour sa victoire, il a voulu délivrer un message d'avenir à l'équipe d'union qu'il avait réussi à composer entre le PRG, le Parti communiste, EELV et le Parti socialiste. « Après la défaite, il y a toujours des victoires. Nous allons être un groupe d'opposition constructif. C'est une première marche que nous avons franchie ce soir. » Et de message réconfortant, les militants de gauche en avaient bien besoin hier soir.
Vidéo à voir sur lanouvellerepublique.fr et centre-presse.fr et directement sur http://goo.gl/rZ4YU1.
Laurent Gaudens
 

samedi 29 mars 2014

Le carnaval fait son grand bal



La Fanfare électrique sera remplacée cette année par la Compagnie Karnavage. - (Photo d'archives)
Chahuté par la météo l’an passé, le carnaval fait son retour samedi a priori sous le beau temps. Il en profitera pour se terminer par un bal extérieur.
Certains y pensent déjà depuis la dernière édition. Lapin ou Colombine ? Arlequin ou Capitaine Crochet ? Casimir ou d'Artagnan ? La question est ardue car il faut aussi calculer le paramètre météo. Ceux qui avaient fait le choix d'un déguisement léger l'an passé s'en mordent encore les doigts : le froid et la pluie ont fait passer à certains quelques moments peu agréables.
Comme un air de Brésil
Heureusement, cette année, le carnaval devrait faire son retour, si ce n'est sous le soleil, sans la pluie et avec une température plus clémente. Et il aura carrément un air de Brésil puisque, après la Fanfare électrique l'an passé, il sera animé par la Compagnie Karnavage qui agrémentera le défilé d'airs de samba et de quelques pas de danse. Le temps d'amener tout le monde place Henri-Roy où après la crémation de sept bonhommes Carnaval un grand bal extérieur sera donné pour la première fois.
A la manette, comme les autres années, la Maison pour tous et les Fous volants mèneront le défilé des Carnavaleux et les motiveront dès le matin par des interventions des Bigotphoneux lors des marchés de la ville. Ils seront aussi aidés par trois écoles de la ville. Trois seulement, c'est le petit regret de ce carnaval qui, malgré l'ampleur qu'il a prise depuis son démarrage il y a quatre ans, n'arrive pas à fédérer au-delà des créateurs du début. Hormis l'an passé, c'est pourtant un bon millier de personnes qui y convergent. Dommage que d'autres structures ne s'y associent pas pour donner encore plus d'audience à cet événement festif et fédérateur.
le programme
> 15 h, rendez-vous des Carnavaleux place Francçois-Mitterrand (devant la mairie).
> 15 h 45, goûter réalisé par l'épicerie sociale, l'atelier cuisine de la MPT et les parents des participants, offert à tous.
> 16 h 30, défilé, boulevard Blossac, rue Bourbon, place Dupleix, quai du Château, pont Henri-IV, quai des Martyrs de la Résistance, place Henri-Roy.
> 18 h, crémation de la famille Carnaval.
> 19 h, bal costumé place Henri-Roy.
Laurent Gaudens

vendredi 28 mars 2014

Michel Guérin : " Dimanche, c'est nous qui allons gagner "



Michel Guérin a eu le renfort très remarqué d'Édith Cresson et de Véronique Massonneau, hier soir à la Gornière.


C'était hier soir la dernière chance de changer, si ce n'est le cours de l'Histoire, celui au moins de Châtellerault. « Ce meeting est très important car il va nous conduire vers la victoire », annonce d'entrée Michel Guérin. Après un défilé d'une petite dizaine des « futurs » adjoints qui ont décliné leur politique, Édith Cresson monte à la tribune pour une déclaration des plus offensives. Signe que l'heure est grave puisqu'elle était restée dans les fauteuils du Nouveau Théâtre lors du démarrage de la campagne. « Déménager des administrations n'a jamais créé des emplois, envoie-t-elle d'entrée. M. Abelin ne comprend pas son époque, mais comment le pourrait-il alors qu'il n'a jamais travaillé. » Et de conclure en avertissant les futurs candidats à la grasse matinée dominicale : « Ne pas aller voter, c'est voter Abelin. »
Une rampe idéale pour le lancement du discours final de Michel Guérin. Après avoir dénoncé « la mauvaise voie » du vote FN, le candidat de la gauche, faisant référence au débat de mardi, a ironisé sur « un maire qui s'énerve dans les situations difficiles » et appelé « la ville de gauche reconnue comme telle » par Abelin à se ressaisir. « Dimanche, c'est nous qui allons gagner », conclut-il.
Laurent Gaudens

Ils ont accroché leur dessins au collège



Les enfants ont accroché leurs œuvres à des fils à linge.
Elle n'avait pas eu lieu depuis trois ans mais la Grande lessive a fait son retour dans la cour du collège George-Sand hier.La Grande lessive, c'est un événement européen qui a pour but d'accrocher les dessins d'enfants à des fils à linge. Une installation artistique éphémère dont le but est de développer une pratique artistique en initiant rencontres et échanges.
Cette année étaient concernées par l'opération toutes les écoles rattachées au collège George-Sand. Ce sont donc 43 classes des écoles d'Ozon, de Targé, Paul-Painlevé et Jacques-Prévert qui sont venues accrocher un total d'un millier de dessins sur 400 mètres de fil.
L'opération était financée par le collège et par la fondation
Camuzat.

jeudi 27 mars 2014

Matthieu Roy : " Une fable sur l'intégration "



Matthieu Roy : « Le spectacle véhicule un message de respect et de tolérance. »
“ Même les chevaliers tombent dans l’oubli ” parle de différence d’origines. Un thème qui a un écho particulier en ce moment pour son metteur en scène.
Pouvez-vous nous présenter le spectacle que vous donnez, intitulé « Même les chevaliers tombent dans l'oubli » ?
« A l'origine, c'est un texte de Gustave Akakpo, auteur togolais qui vit en France depuis dix ans et qui a répondu à une commande du conseil général de Seine-Saint-Denis. " Même les chevaliers tombent dans l'oubli " raconte l'histoire de George, une petite fille blanche qui voudrait avoir la même couleur de peau que son copain Mamadou, qui, lui, est d'origine française. C'est une fable, un conte moderne sur l'intégration, l'assimilation, le respect, les différences d'origines. »
Vous avez déjà beaucoup tourné avec cette pièce ?
« On l'a créé l'an passé en Seine-Saint-Denis mais nous l'avions joué uniquement à Thouars dans la région. On reprend le spectacle en ce moment, on l'a donné à Poitiers et on le donnera à Rochefort après Châtellerault. »
C'est un spectacle jeune public pour les enfants de plus de huit ans, comment est-il perçu ?
« George a huit ans et tout se passe dans la cour de récréation de l'école. Ce qui fonctionne très bien, c'est la distribution franco-béninoise avec deux comédiennes, Charlotte et Gisèle, qui jouent le même personnage avec son côté blanc et son côté noir, et Carlos, qui joue Mamadou. Ça fonctionne rapidement, notamment parce que les autres personnages sont en projection vidéo. L'interaction numérique fonctionne très bien. »
Vous venez d'apprendre que vous étiez sélectionné dans le « in » du prochain festival d'Avignon ?
« Oui, nous y serons du 14 au 20 juillet, dans l'espace spécifique pour le jeune public, avec deux autres pièces. C'est un grand honneur et on est très fier d'aller représenter le Poitou-Charentes en Avignon (1). »
Tout dépend aussi du résultat de dimanche puisque son directeur Olivier Py a dit que le festival ne resterait pas à Avignon si le Front national passait ?
« Je partage à 200 % le point de vue d'Olivier Py. Il prend ses responsabilités et je souscris à son positionnement. »
Pour vous, ça ne serait pas possible de travailler dans une ville administrée par un maire Front national ?
« C'est absolument incompatible. C'est justement pour éviter ce genre de cataclysme qu'on présente ce spectacle. Il véhicule un message de respect et de tolérance. C'est pour ça qu'il faut continuer de le présenter aux plus jeunes et à leurs parents. »
" C'est pour éviter un cataclysme qu'on présente ce spectacle "
Vous avez travaillé avec Joël Pommerat, dont deux pièces viennent d'être jouées à Châtellerault. Quel souvenir en gardez-vous ?
« J'ai un immense respect pour cet artiste, le plus grand de la scène française, en tant qu'artiste et directeur de compagnie. J'essaye de suivre ses pas. Il a une grande exigence de qualité sur la scénographie, le son et le jeu des acteurs. C'est le processus que j'ai suivi quand j'étais son assistant, j'essaye de le développer à mon tour. »
(1) La « Compagnie du veilleur », qu'il dirige, est basée à Poitiers.
« Même les chevaliers tombent dans l'oubli ». Mardi 1er avril à partir de 18 h 30 (scolaires à partir de 14 h 30). A partir de huit ans. Durée : 50 minutes Tarif : 6 €
Propos recueillis par Laurent Gaudens

mercredi 26 mars 2014

Devant la toile il y a aussi de l'animation


Les trois candidats ont débattu en direct sur l'antenne de France Bleu. - (dr)
Le débat d’entre-deux-tours La Nouvelle République - Centre Presse France Bleu a tenu ses promesses hier soir au Loft. Changera-t-il la donne ?
Pour une fois, ce n'était pas un film d'action qu'avait programmé le Loft cinéma. Mais mardi soir, il y a eu de l'animation, devant la toile cette fois, à l'occasion du débat qu'organisaient France Bleu, La Nouvelle République et Centre Presse, entre les candidats qui seront présents au deuxième tour des municipales.
S'ils sont restés courtois, Jean-Pierre Abelin (UDI), Michel Guérin (PS, PC, PRG, EELV) et Éric Audebert (RBM-FN) n'en ont pas moins échangé quelques piques qui ont empêché le nombreux public – souvent très militant – de s'endormir dans les confortables fauteuils.
Les échanges se sont envenimés dès la présentation, Jean-Pierre Abelin rappelant que Michel Guérin était « resté très peu de temps au conseil municipal », l'élu socialiste ayant en effet démissionné très vite après l'élection. « Mais vous m'aviez imité en 1999 », lui a-t-il rétorqué.
 " Arrêtez de dire des conneries ! "
De son côté, Éric Audebert n'a pas manqué de dénoncer ses partis politiques « qui ont abandonné le parti du peuple » et a essayé de répartir ses coups, accusant le maire sortant de ne rien faire en matière d'insécurité et l'ancien premier adjoint de Joël Tondusson d'oublier la baisse de population opérée sous son mandat et celui d'Édith Cresson.
C'est d'ailleurs au sujet de la baisse de population, dont Michel Guérin a fait son thème de campagne préféré pour dénigrer la politique de Jean-Pierre Abelin, que le débat s'est vraiment envenimé. « Ce n'est pas bien de dénigrer son territoire », attaque le maire UDI. « Vous êtes fier de votre ville ? lui renvoie le leader de la gauche. Moi, ça n'est pas que depuis 2008. » « Mais c'est depuis 1982 que la ville perd des habitants, s'emporte un Jean-Pierre Abelin qui s'empourpre derrière son micro. Arrêtez de dire des conneries. »
 Bronca dans la salle.
Michel Guérin ne permet alors pas au maire sortant de redescendre en sortant l'accord sur la rénovation urbaine d'Ozon « signé en 2007 », donc avant que Jean-Pierre Abelin ne soit maire, lui qui en revendique la paternité. « N'y a-t-il pas ma signature au bas ? » s'insurge le maire. « Mais je n'ai jamais dit le contraire, moi », rétorque Michel Guérin.
Fin de débat, chaque camp applaudit son poulain. Le débat a été riche et enlevé. Aura-t-il changé la donne ? Là, c'est bien moins sûr.

mardi 25 mars 2014

" Rien n'est joué " pour Michel Guérin


Michel Guérin, hier, devant sa permanence : « Il faut relocaliser l'élection. »


Rien n'est joué. Michel Guérin s'est couché tard dimanche soir et a refait ses calculs : avec 10.000 Châtel- leraudais qui ne sont pas passés par l'isoloir dimanche et 800 voix d'écart entre lui et le maire sortant, le second tour peut encore réserver des surprises. « On l'a déjà vu. » Et de citer les municipales de 1983, où Édith Cresson avait retourné une tendance nationale défavorable, ou l'élection législative de Jean-Michel Clément en 2007.
Mais ce qu'il n'avait pas senti, de son propre aveu, c'est le contexte national. « On n'avait pas mesuré que ça aurait un tel poids. » Au final, un écart de sept points « est un score très correct » et celui d'Abelin n'est pas en hausse « alors que tous les maires sortants de droite augmentent ».
La clé sera donc dans la « relocalisation » de l'élection municipale. « Les gens vont choisir un maire pour leur ville, pas un ministre pour le gouvernement. Est-ce qu'ils veulent continuer pendant six ans avec une ville qui a perdu 3.000 habitants, avec un maire qui n'a pas de projets ? C'est ça l'enjeu : la continuité ou l'espoir d'un renouveau. »
Pour convaincre les Châtelleraudais, le candidat Guérin a chargé son agenda : le débat Nouvelle République-France Bleu ce soir, le meeting jeudi et de multiples actions, notamment dans les quartiers Ouest et Sud, qui ont eu du mal à se mobiliser dimanche.
« On va défendre notre projet et notre liste, qui ne cache pas ses appartenances politiques contrairement à celle d'Abelin, qui se dit apolitique : c'est un homme de droite avec une liste de droite. On croit toujours que le maire peut quelque chose. Il faut amener un renouveau à la ville. Le projet qu'on propose favorisera l'emploi. L'école de gendarmerie, ce sera très important pour le monde ouvrier. Ce n'est pas fumeux et c'est complètement finançable. Cela redonnera de l'attractivité à la ville. » Reste à en convaincre le peuple de gauche. En six jours, désormais.
Laurent Gaudens

lundi 24 mars 2014

Michel Guérin veut y croire


Face à ses troupes, Michel Guérin appelle à la mobilisation des abstentionnistes.
 
Nettement distancé par le maire sortant Jean-Pierre Abelin, Michel Guérin appelle à la mobilisation.
Il n'y a guère eu de suspense hier soir à Châtellerault. Dès le premier résultat, sur les coups de 20 h, le couperet tombe : Abelin devant à l'école Henri-Denard. Deuxième bureau, celui d'Herriot, en plein Châteauneuf, le fief de Guérin : le candidat de gauche mène d'à peine une quarantaine de voix.
La suite n'est qu'une confirmation des premiers résultats. Dans le camp de gauche, on grimace. « L'abstention, le Front national, les gens reviendront à leurs convictions au deuxième tour », veut croire Gilles Michaud, le leader du PRG. Arrive alors Michel Guérin dans sa permanence, juste en face de la mairie où sont centralisés tous les résultats. Il livre alors son premier constat. « Les électeurs de gauche ne se sont pas mobilisés, l'UMP et l'UDI se sont fédérés correctement. Le deuxième tour sera très serré. L'objectif est de mobiliser les abstentionnistes entre les deux tours. »
" Il va falloir bosser mais rien n'est joué "
Une analyse qu'il redonne quelques minutes plus tard devant ses troupes rassemblées dans sa permanence. « Il faut que les électeurs de gauche qui ont voté pour le Front national prennent leurs responsabilités s'ils ne veulent pas une ville de droite encore une fois. »
Mais, en bon général, Michel Guérin veut mobiliser ses troupes dans cet entre-deux-tours. « Il va falloir beaucoup bosser, mais rien n'est joué. » Un peu avant, on lui a annoncé le résultat à Hénin-Beaumont où le FN est passé dès le premier tour. « La France va mal », commente-t-il. Et l'on sent bien que, pour lui, Châtellerault va également mal.

samedi 22 mars 2014

" C'est assez magique "



Émily Loizeau : « On fait un petit saut dans le vide et ça touche les gens. » - (Photo d'archives Bernard Nicolas)
Émily Loizeau sera en concert vendredi au Théâtre Blossac en duo piano-violoncelle. Un moment unique à guichets fermés.
Vous vous êtes lancée dans une tournée en duo avec votre violoncelliste Olivier Koundouno, pourquoi ce choix ?
« J'avais envie de continuer de jouer tout en réfléchissant au prochain album. C'est une sorte de petit laboratoire à deux où l'on explore toutes les manières de faire de la musique à deux instruments. C'est une forme un peu intimiste qui permet de revisiter mes morceaux en se faisant plaisir. »
Comment cette tournée est-elle perçue ?
« On l'a commencée fin février et on a fait quatre-cinq dates. C'est assez magique, on fait un petit saut dans le vide et ça touche les gens. On avait envie à la fois d'émotion et d'une grande simplicité, ce qu'on a apparemment réussi à faire. »
Quelles chansons avez-vous privilégié ?
« On revisite les trois albums. Il y en a peut-être plus du premier mais c'est assez équilibré. On a pris celles qu'on ne jouait plus depuis longtemps. Il y a quelques reprises et quelques surprises. »
Avez-vous un album en préparation ?
« Je suis en train d'écrire plein de choses pour le prochain album. Tout ça va maturer. On va aussi enregistrer un disque de ce répertoire en studio. C'est Polydor qui a souhaité garder une trace de ce spectacle et a préféré le studio car les lives ne se vendent plus trop. Ce sera comme en live mais en prenant le temps d'avoir le son qu'il faut pour chaque instrument. »
Sur votre deuxième album, vous aviez multiplié les invitations (Moriarty, Thomas Fersen, Danyel Waro, Olivia Ruiz, Jeanne Cherhal…), avez-vous envie d'autres collaborations ?
« Je n'en suis pas là. Je n'invite pas pour inviter mais parce que j'ai écrit quelque chose qui me donne l'idée de quelqu'un. S'il y a des possibilités de rencontres, j'adorerai. Je crois beaucoup au hasard des rencontres. »
Si vous aviez la possibilité de faire revivre un artiste décédé, avec qui aimeriez-vous jouer ?
« Si j'avais pu être une bague sur un doigt de Nina Simone, j'aurais été heureuse de ressentir sa musique. Mais j'aurais eu très peur de chanter ou jouer avec elle car elle avait une présence débordante. Je me serai faite manger toute crue. Sinon, il est encore en vie, mais je serai très heureuse de croiser la route de Leonard Cohen. »
On ne vous entend pas souvent sur d'autres sujets que la musique, pensez-vous que ce soit le rôle d'un artiste d'avoir un engagement politique ?
« Ce n'est pas son rôle d'afficher ses opinions. Mais j'ai un peu ouvert ma bouche pour l'écologie, contre le gaz de schiste, contre l'aéroport de Notre-Dames-des-Landes, pour la Syrie ou les sans papiers. Mais je ne le fais pas parce que ce serait mon rôle mais en tant que citoyenne qui a des convictions. Cela dit, quand il y a quelque chose qui me tient très à cœur et que je peux profiter de ma médiatisation, je le fais. J'admire beaucoup les chanteurs engagés mais c'est un talent qui appartient à chacun. »
 " Il y a un vrai danger à toucher les droits d'auteurs et l'intermittence "
Cela fait une petite dizaine d'années que vous êtes sur le devant de la scène, comment voyez-vous votre début de carrière ?
« J'en suis très heureuse. J'ai eu la chance de rencontrer des gens qui m'ont permis de m'épanouir et de faire ce qui me ressemble. Maintenant, les années à venir vont être très excitantes et difficiles. On a de plus en plus de mal à vivre de ce métier mais les périodes de crise donnent la possibilité de coups de pied dans la fourmilière. Il en émergera de belles choses. Mais il faudra s'accrocher, que le public et les gouvernements aient conscience qu'il y a un vrai danger à toucher les droits d'auteurs et l'intermittence. C'est ce qui permet aux artistes d'émerger et à d'autres, peu médiatiques, de vivre et de prendre le temps pour créer de belles choses. Beaucoup de gens pensent qu'on est des privilégiés qui ne font qu'un concert de temps en temps. Alors qu'il y a beaucoup de travail, énormément d'efforts derrière. Il ne faut pas perdre tout ça. »
 Concert (complet) vendredi 28 mars, à partir de 20 h 30, au Théâtre Blossac.
Propos recueillis par Laurent Gaudens

vendredi 21 mars 2014

Des rendez-vous pros façon TGV


 
Des rencontres rapides entre employés et employeurs.
Dans le cadre de la Semaine de l’emploi, Pôle emploi organisait hier un job dating rassemblant une vingtaine d’employeurs.
La méthode a séduit dans tous les secteurs : les rencontres amoureuses comme l'emploi. Le job dating, organisé hier dans les locaux de Pôle emploi sur la zone Monory, avait pour objectif de faire se rencontrer candidats et employeurs potentiels.
Mais ici, pas de sonnerie intempestive ou d'animateur annonçant les fins de rendez-vous. On pouvait prendre le temps de se présenter, d'autant que les secteurs d'emploi étaient auparavant déterminés : les auxiliaires de vie et la vente directe indépendante.
« On avait l'habitude de faire de telles rencontres par demi-journée séparément, explique Josette Nourisson, directrice de Pôle emploi. Mais on s'est dit qu'il pouvait y avoir un intérêt à offrir ces postes différents aux mêmes candidats. »
Car effectivement, auxiliaire de vie et vendeur à domicile peuvent se marier facilement. « Les auxiliaires de vie sont occupés le matin au lever des personnes et le soir avant leur coucher, poursuit Josette Nourisson. La vente à domicile, en revanche, se fait souvent dans l'après-midi. » C'est aussi l'occasion pour les salariés d'arriver à obtenir un complément de salaire, très appréciable pour des emplois souvent peu rétribués.
Pour cette première, organisée dans le cadre de la Semaine de l'emploi dont c'était la dixième édition, les conseillers de Pôle emploi avaient proposé les rendez-vous aux demandeurs d'emploi dont ils s'occupent et 350 personnes avaient été invitées par une information collective.
Côté employeurs, il y avait les associations d'aide à domicile en milieu rural (ADMR) de la région (Bonneuil-Matours, Naintré, Lencloître, Pleumartin…) tout comme le centre communal d'action sociale de Châtellerault. Côté vente, on retrouvait une douzaine de professionnels de divers secteurs : équipement de la maison, décoration, cuisine, lingerie, vêtements, cosmétiques…
De nombreuses propositions mais difficile pour autant de savoir quelles en seront les suites. « C'est un premier niveau de rencontre, confirme Josette Nourisson. Les embauches se feront ultérieurement. »
Laurent Gaudens

Des têtes et des surprises à Jazzellerault


 
Thomas Dutronc sera sans conteste la star de cette 21e édition. - (Photo archives NR)
L’affiche de la prochaine édition de Jazzellerault est désormais connue. Elle réunira quelques grands noms et de belles découvertes.
C'est l'édition qui marquera le tournant de Jazzellerault, celle aussi de tous les dangers, et Patrick Founier, son directeur, le sait : désormais à la retraite et employé à mi-temps par Accord, il doit se charger seul de l'organisation du festival. Pas une mince affaire. « C'est un énorme boulot, souffle celui qui annonce des journées de dix heures de travail. Heureusement, il y a les bénévoles mais ils ne peuvent pas tout faire. »
 " Le public de jazz sera comblé "
Niveau budgétaire, là aussi, l'atterrissage est délicat. Si la subvention de la CAPC est la même (60.000 €), beaucoup de frais de fonctionnement, autrefois partagés avec la saison culturelle, sont à prendre en compte. « 12.400 € supplémentaires », annonce Patrick Fournier.
Il a donc dû rogner sur certains frais mais surtout pas sur l'artistique. « On ne peut pas sinon on nuit aux recettes. »
C'est donc un plateau digne des précédents que pourra retrouver le public du 16 au 24 mai même si certains, à sa découverte, ont fait la fine bouche. « Le public de jazz sera comblé, notamment grâce à Eliane Elias et Avishaï Cohen, deux grands noms », se satisfait Patrick Fournier.
Les autres auront sans doute noté la présence de Thomas Dutronc. « Ce sera l'occasion pour un autre public de découvrir l'ambiance du festival et pourquoi pas d'y revenir. » Pour autant, le « manouche sans guitare » revient sur le festival qui l'a déjà accueilli deux fois avec un nouveau spectacle qui s'annonce moins variété que les précédents.
Pour le reste, et pour la plupart, il s'agira sans doute de découvertes : le blues de Mud Morganfield, le jazz manouche des « Doigts de l'homme », le chant de Cécile McLorin Salvant ou la bataille de deux big band, s'ils n'ont pas forcément atteint le grand public, seront autant de chances de faire bénéficier ses oreilles d'un nettoyage de printemps salvateur.
Car, avec les scènes départementales, les soirées du Club, les concerts dans les communes ou dans les entreprises, c'est bien là le premier intérêt de Jazzellerault : la possibilité de découvertes qui ne se produiraient sans doute pas sans lui.
au programme
Vendre 16 mai. Mud Morganfield (blues), Angelarde.
Samedi 17 mai. Les Doigts de l'homme (swing manouche), place Zola, gratuit.
Mardi 20 mai. Thomas Dutronc (jazz manouche) Angelarde.
Mercredi 21 mai. Cecile Mc Lorin Salvant (jazz) Angelarde, premère partie, Virginie Teychene.
Jeudi 22 mai. « Battle royal » (jazz big band) Angelarde.
Vendredi 23 mai. Eliane Elias (jazz samba) Angelarde.
Samedi 24 mai. Avishaï Cohen trio (jazz) Angelarde.
A voir également sur lanouvellerepublique.fr et centre-presse.fr en vidéos ou directement sur http://goo.gl/0Cjo1p.
Laurent Gaudens

jeudi 20 mars 2014

Jazzellerault: les têtes d'affiche en vidéo

Le festival Jazzellerault 2014 se déroulera du 16 au 24 mai prochains.

  

L'affiche est désormais connue.
En voici le détail soirée par soirée

 Vendredi 16 mai 
 Mud Morganfield (blues)

  

 Samedi 17 mai 
 Les Doigts de l'homme (jazz manouche),
 soirée gratuite en centre-ville.

  

 Mardi 20 mai 
 Thomas Dutronc (chanson)

  

 Mercredi 21 mai 
 Cecil Mc Lorin Salvant

  

Jeudi 22 mai 
Battle royal,
45 musiciens français réunis dans un big band



 Vendredi 23 mai 
 Elian Elias (jazz et samba)

  

 Samedi 24 mai 
 Avishaï Cohen

  

Egalement: Virginie Teychené, et Ygranka.

Renseignements : tél. 05.49.93.03.08. Billetterie à partir du 18 mars au Théâtre Blossac (58, boulevard Blossac), du mardi au vendredi, de 13 h à 18 h 30.

mercredi 19 mars 2014

Françoise Méry (liste Guérin)



Elle aurait voulu tenir un dancing ou devenir sage-femme. Les hasards de la vie l'ont fait rentrer à la Banque de France, dans les établissements de Châtellerault et de Poitiers. Françoise Méry n'a pour autant pas attendu la retraite derrière son comptoir. Investie socialement, elle a occupé tous les postes syndicaux au sein de la Banque de France : secrétaire du CE, CHSCT, DP…
Quand la retraite sonne à la faveur d'une restructuration en 2006, elle continue dans la voie syndicale au sein de la CFTC – même si elle se dit athée –, dont elle devient la présidente de l'union régionale. Elle est également depuis trois ans membre du conseil économique et social du Poitou-Charentes.
Divorcée, mère de trois enfants (qui lui ont donné quatre petits-enfants), cette habitante du Grenadier-Français, dont « l'élément fondateur est la famille », a pris sa carte au Parti socialiste voilà un an. Au moment même où Michel Guérin commençait à l'approcher. « D'abord comme simple conseillère, explique-t-elle. Il y a été progressivement et ça a été bien car j'aurai peut-être refusé sinon. » Après déjà « deux temps de vie, professionnel puis syndical », elle en espère un troisième. « Municipal » cette fois.
L.G.

lundi 17 mars 2014

"L'industrie a toujours de l'avenir à Châtellerault

A la suite de Jean-Pierre Abelin, Michel Guérin a dévoilé son programme complet. Avec en ligne de mire, l’économie.

Michel Guérin et Françoise Méry: «Il faut faire évoluer la ville vers plus de modernité.»
Plus simple, plus mince, plus concis, plus précis et moins cher:  voilà comment Michel Guérin définit son document de campagne, diffusé ce week-end, en comparaison de celui de son adversaire.
Mais sa plus grande différence, selon le candidat de gauche, c’est que «ce qu’on inscrit là, on le fera». «On ne fera pas d’emphase, que des choses simples. Mais il faut faire évoluer la ville vers plus de modernité.» Et surtout enrayer «le déclin de Châtellerault» engagé avec le mandat d’Abelin.
“C’est l’industrie et non le tourisme qui sera l’avenir”
Comme pour son adversaire, la première bataille sera celle de l’emploi et de l’économie sous quatre axes: aménager, développer, renforcer et échanger.«Nous sommes convaincus de la richesse du savoir-faire des PME. Il faudra permettre des échanges entre les entreprises notamment au travers d’un comité de bassin d’emploi. Il faut moderniser l’industrie, pour nous, elle a toujours de l’avenir. Je pense que c’est l’industrie et non le tourisme qui sera l’avenir de la ville et c’est une vraie ligne de fracture avec Jean-Pierre Abelin. L’aéronautique est puissante et il faut l’accompagner. Il faut faire le lien avec le Futuroscope et Center Parcs mais cela ne créera jamais 17.000 emplois à Châtellerault»
Pour Michel Guérin, avant de penser à installer un parc d’attraction à Châtellerault, il faut que la ville «soit attractive». Pour cela, il a aussi des propositions. Beaucoup ont déjà été présentées dans ces colonnes, d’autres, parfois symboliques, viennent marquer une volonté d’ouverture: la création d’un festival populaire autour des métaux, du feu et de l’eau, la réouverture de l’hôtel de ville sur le boulevard Blossac, la création d’une salle d’exposition aux anciens abattoirs (face à la clinique Arc-en-ciel), la mise en place d’un marché artisanal mensuel sur le pont Henri-IV, l’accès à l’étage de la Manu, la rénovation des façades du Nouveau Théâtre…
Il réaffirme la volonté de mettre en place un plan de déplacement car «il ne sera pas possible de circuler sur des quais réaménagés à l’ancienne comme le dit Jean-Pierre Abelin». De même, la démocratie locale sera revivifié et la ville se mettra à l’heure du XXIe siècle grâce à internet notamment au moyen des imprimantes 3D.
«J’ai vu que le maire sortant n’excluait pas d’augmenter les impôts à l’inverse de notre proposition. Je suis d’autant plus impatient de voir le compte administratif car pour moi, ça n’a rien de rassurant.»
Même après la campagne, les débats pourraient être chauds. Quel que soit le vainqueur.
Laurent Gaudens

A mourir de rire avec le TPC

Une belle distribution au service d’une pièce de Georges Feydeau
La mort est un sujet inspirant. Nombre d’auteurs en ont fait leur thème de prédilection et ont ainsi donné lieu à des chefs d’œuvre. Mais rire de la mort est parfois plus difficile. C’est le choix fait par le Théâtre populaire de Châtellerault pour son deuxième spectacle présenté en alternance avec «Chacun sa vérité» de Luigi Pirandello.
Jean-Pierre Duffourc-Bazin et sa troupe ont porté leur choix sur deux pièces courtes (présentées sans entracte): «Le Défunt» de René Obaldia, le dialogue de deux vieilles dames au sujet d’un mari-amant décédé et «Feu la mère de madame» de Georges Feydeau, ou les affres de la nuit agitée d’un noceur perturbée par le pseudo décès de sa belle-mère. Le tout est tout à fait divertissant porté par une belle distribution dans des décors et des costumes soignés comme à l’habitude.
L.G.
A voir sur lanouvellerepublique.fr et centre-presse.fr en vidéo directement sur http://goo.gl/3kc8Q7 et en diaporama sur http://goo.gl/sEV2iB

Sorti de la malle


La commedia dell’arte pour les enfants (mais pas que), c’était l’idée proposée par Les Enfants de la malle spectacle donné vendredi au Théâtre Blossac dans le cadre des programmations 3T et JMF. Sur des musiques baroques au clavecin, le mime Stefano Amori a sorti déguisements et masques de sa malle. Jusqu’à un théâtre d’ombres final très applaudi.

Les Amis du Vieux-Poitou déménagent


Installés rue du Cognet, les Amis du Vieux-Poitou présidés par Marie-Agnès Charreau ont déménagé à la maison des associations de la rue de la Taupanne, l’ex-conservatoire. Ils ont ouvert leurs portes tout le week-end pour présenter leurs locaux et leurs expositions de coiffes, costumes et vieux instruments. A noter que faute d’une place suffisante, ils continuent néanmoins de faire leur répétition à l’école d’Antoigné.

dimanche 16 mars 2014

Le bien-être fait son trou au Salon de l'habitat


Isabelle Krzykawiak, dans son spa, au Salon de l'habitat.
On parle gros œuvre, toiture, économies d’énergie au Salon de l’habitat encore aujourd’hui. On commence aussi à y parler bien-être avec les spas.
Elle ne veut pas faire croire à une nouvelle mine d'or, au phénomène de mode du Châtelleraudais : des spas, Isabelle Krzykawiak en vend très peu. « C'est de l'ordre de un par an », confie la patronne de Jika piscines, installé depuis 1985 sur le rond-point de l'autoroute A10 à Naintré.
Mais, depuis qu'elle est présente sur le Salon de l'habitat de Châtellerault, il y a cinq-six ans, elle sent un certain engouement pour ses spas. « On a de plus en plus de demandes, explique-t-elle. Ça augmente tout doucement mais ça arrive. »
 " Pas plus de 45 minutes "
Pour cela, elle compte aussi beaucoup sur le spa qui sera bientôt en fonctionnement dans le magasin et qui permettra de tester directement les bienfaits du spa. « On peut les utiliser tous les jours mais pas plus de 45 minutes quotidiennement. L'eau est à 38° et le corps ne supporterait pas d'aller au-delà. »
La plupart sont installés sur les terrasses et sont utilisables tout au long de l'année. « Avec la couverture et l'eau jusqu'au cou c'est tout à fait faisable. Bon, c'est quand même mieux si la terrasse est couverte car il y a toujours le moment où l'on rentre dedans qui peut être difficile. »
Les candidats aux spas à domicile ont au-delà de 50 ans. L'âge des premières courbatures et également celui, pour certains, d'une aisance financière. Car si le premier prix est 3.600 €, celui pour trois places présenté au salon avec ses 24 jets d'eau nécessite un investissement de 7.000 €. Le bien-être, ça n'est pas toujours à la portée de toutes les bourses…
 Salon de l'habitat, parc des expositions du Chillou d'Ozon, aujourd'hui dimanche, de 10 h à 18 h. Entrée gratuite.
en savoir plus
Être ou ne pas être au Salon
Pour tout commerçant, la question se pose : faut-il être présent ou pas au Salon de l'habitat de Châtellerault ?
Et pour Isabelle Krzykawiak, la question ne se pose même pas : « Il est important de se faire connaître, montrer qu'on est là. Il y a beaucoup de fermetures alors il est toujours utile de montrer qu'on existe. Même s'il n'y a pas de vente au moment du Salon, c'est bénéfique tout au long de l'année. »
Et même si cela a un coût : en l'occurrence, 1.600  euros pour ce qui la concerne. « C'est un investissement qu'il faut faire. Ce Salon, il ne faut pas le louper », estime la commerçante.
Laurent Gaudens

samedi 15 mars 2014

La métallurgie en mode séduction auprès des jeunes


Deux caravanes ont permis à des collégiens et lycéens de faire connaissance avec les métiers de la métallurgie.
La caravane des industries de la métallurgie fait étape aujourd’hui à Poitiers après un passage à Châtellerault.
Il est parti de Dijon en février et atteindra Rouen à la fin du mois. Il, c'est le Pro pulsion tour, une caravane montée par l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) pour vanter les métiers de la métallurgie auprès des jeunes.
Avant de gagner la capitale de la Vienne, les deux caravanes ont fait étape dans la cour du lycée Branly jeudi et vendredi à Châtellerault. Grâce à des écrans ou tablettes tactiles, les jeunes, qu'ils soient du lycée ou du collège voisin George-Sand, ont pu découvrir les différents métiers proposés par la branche. « On aide les jeunes à avoir une vision la plus décantée possible », se réjouit Christian Alaphilippe, proviseur du lycée général et professionnel Edouard-Branly.
La satisfaction du produit final
C'est aussi le moyen d'essayer de montrer que la filière technique a un potentiel intéressant. « Aller vers le technique comme je l'ai fait en mon temps, c'est une chance, souligne Philippe Jehanno, président de l'UIMM Vienne. On ne se ferme pas de portes, surtout dans la métallurgie qui est un secteur très vaste avec des postes de haute technologie. »
Pour l'occasion, il avait emmené avec lui des professionnels pour confirmer ses dires. « On est toujours en recherche de nouveaux talents, soutient ainsi Hervé Izoré, directeur de l'entreprise Pli Metal d'Availles-en-Châtellerault. Nous sommes motivés pour porter la bonne parole auprès des jeunes. »
Même enthousiasme « industriel » du côté du président d'Idemeca, entreprise de Nouaillé-Maupertuis. « Le plus important, c'est que la personne ait un métier pour avoir l'envie de se lever le matin, évalue Neil Macleod. Et quand on a un produit à la fin, il y a une satisfaction qu'on n'a pas dans les services. L'Europe a toujours besoin de produire, on l'a oublié depuis trop longtemps. »
Comme quoi, même de la cour de Branly à Châtellerault, on peut rêver européen…
Le Pro pulsion tour sera présent de 11 h à 16 h 30, aujourd'hui, sur la place Leclerc à Poitiers.
Laurent Gaudens

Des idées maison au Salon de l'habitat


Rénovation, construction, économies d'énergie… Tout est réuni pour la maison au Salon de l'habitat.
Le beau temps aidant, certains commencent à avoir des fourmis dans les doigts et le marteau qui les démange : pourquoi ne pas créer une véranda, installer un appentis au fond du jardin, réaménager le salon pour l'ouvrir sur le jardin ? Autant d'envies qui pourront trouver une illustration durant tout le week-end au parc du Chillou. La 14e édition du Salon de l'habitat s'y teint jusqu'à dimanche soir avec 70 exposants, qui seront réunis sur 2.400 m2 : construction, rénovation, aménagement intérieur ou extérieur, piscines, vérandas… « C'est le bon rendez-vous pour les gens qui ont un projet, explique Michel Legarle, de Puzzle Centre, organisateur du salon. Mais c'est aussi l'occasion de faire un tour et de trouver une idée. » Notamment si l'on a envie de réaliser des économies d'énergie ou des économies tout court. Et comme c'est dans l'air du temps, des systèmes de vidéosurveillance vous seront aussi proposés.
Salon de l'habitat. Ce samedi de 10 h à 19 h et ce dimanche de 10 h à 18 h au parc des expositions du Chillou. Entrée gratuite. À retrouver également demain dans La Nouvelle République Dimanche.
L.G.

Les candidats en ordre de bataille



La campagne est bien lancée à Naintré.
Surtout ne pas donner l'impression d'avoir gagné. C'est probablement ce qu'on s'est dit dans le camp Michaud à quelques jours du premier tour. « Rien n'est jamais acquis », « nous n'avons que des CDD », « nul n'est sûr de rien » : le maire sortant veut la jouer modeste, même si, derrière les mots, perce un sourire de satisfaction. « Il est vrai que nous avons un bilan reconnu », se rassure-t-il.
Et, comme pour les deux autres candidats, les propositions présentées dans le projet de campagne « sont très bien accueillies ». Il en résume les points forts : la 4G, la fibre optique, le cadastre photovoltaïque, la production électrique sur le Clain… Autant de bons signes qui lui font ignorer ses adversaires. « Je n'ai pas de commentaires sur leur campagne », indique Christian Michaud, qui n'a pour autant pas besoin d'être beaucoup poussé pour dire que l'un a « un bilan financier que l'on connaît » (Bernard Rimbeau) et que l'autre a dû « récupérer l'ancienne liste de Michel Droin ».
S'il n'a que peu d'attaques à faire sur son bilan – « un maire doit faire avec un budget » – Bernard Rimbau, ancien maire de Naintré, a beaucoup de reproches à faire au personnage. « Il emploie des mots ronflants sur l'humanisme, la solidarité, mais il est temps qu'il mette son discours en adéquation avec son comportement. »
Lui a misé sur la clarté. Avec des propositions concrètes : la cuisine centrale, le cœur de ville, la police municipale… Pas d'entourloupes, annonce-t-il, à la différence du maire actuel, qui « n'a pas dit toute la vérité sur les millions d'emprunt faits en 2013-2014 » et qui n'apparaîtrait pas dans ses bilans.
Candidate du Parti socialiste, Christine Piaulet juge que le maire joue « beaucoup sur son bilan » et a sorti un programme « copié-collé de celui de 2008 ». « C'est dommage de n'avoir rien d'autre à proposer après six ans », regrette-t-elle. Elle veut mettre le « citoyen au cœur du projet » et inscrire développement durable et solidarité dans chacun de ses projets. Avec un point central, l'aménagement d'un cœur de ville par la création de halles couvertes dans un lieu à définir.
Enfin, chacun des candidats a signé une charte éthique, et Christine Piaulet – tout comme Bernard Rimbeau – sera contre le non-cumul et ne siégera pas en tant que vice-présidente de la communauté d'agglomération. Là aussi, une autre façon de se distinguer du maire actuel…
Laurent Gaudens

jeudi 13 mars 2014

Transports : un dossier au goût de bouchon


 
Permettre aux piétons de profiter des bords de Vienne : ce sera l'un des prochains enjeux de la mandature.
Y a-t-il un problème de déplacement à Châtellerault ? Non, diront certains. Mais à ne pas repenser un plan de circulation désuet, la ville pourrait en pâtir.




On vous le dira aisément : il n'y a pas de problème de déplacement à Châtellerault. « Regardez à Tours ou Poitiers » vous rétorquera-t-on. Et, effectivement, l'ouverture de la rocade, sans doute conjuguée à la baisse de la population a désengorgé le centre-ville. Pourtant un tel dossier ne doit-il pas être prioritaire contrairement à ce que prétend le candidat du Front national ?
Ce n'est sans doute pas l'avis des deux principaux candidats qui en ont fait un thème majeur, notamment sur l'aménagement des bords du Vienne. Car, il en va sur ce sujet de l'attractivité du territoire et de l'entrée véritable de la ville dans le XXIe siècle.
A l'inverse de la capitale régionale qui, durant le dernier mandat, a profondément repensé son plan de circulation, les différentes municipalités ont placé ce dossier tout en bas de la pile. On expliquera dans les deux camps que des choses ont été faites : boulevard d'Estrées pour les uns, créations de pistes cyclables pour les autres.
Mais tout semble n'être dû qu'à des mesures d'économie (plan de circulation des bus), à d'heureuses opportunités (parking de la Melette) sans qu'aucun projet global pour la ville ne soit proposé.
Où est donc passé le plan de déplacement annoncé en 2008 par l'équipe Abelin ? Quelle politique de transports doux prônée par le Grenelle de l'environnement ? Autant de sujets qui devront bénéficier d'un autre volontarisme. A défaut, c'est l'image de la ville qui en pâtira. Et la population qui continuera de partir… vers Poitiers.
Laurent Gaudens

mercredi 12 mars 2014

Incendie à Audacie : importants dégâts

Châtellerault. Le feu a endommagé le local de vente de l’entreprise de réinsertion en zone nord. Cinq salariés sont au chômage. Un suspect a été interpellé.

Triste surprise pour les habitués de Frip et froc hier : à peine avaient-ils poussé la porte qu'ils pouvaient découvrir le résultat des incidents de la nuit. Un local entièrement noirci par la fumée et détruit sur une bonne partie.
Tout est arrivé en pleine nuit, lundi vers minuit. L'alerte est donnée via une alarme. Les pompiers, rapidement sur les lieux, arrivent à contenir le feu de l'endroit où il est parti : l'espace de vente de la friperie d'Audacie, l'entreprise d'insertion située rue Blériot en zone nord. Les ateliers mitoyens où sont entreposés des vêtements par centaines ne seront heureusement pas touchés.
En revanche, les parties endommagées ont subi des dégâts importants : les vêtements, certes, mais jusqu'à la toiture et l'électricité ont été détruits.
Un ancien employé interpellé
Le local sera donc indisponible pendant un mois au moins, sûrement beaucoup plus.
Du coup, Audacie devrait se retourner vers les marchés et peut-être un autre local pour écouler ses vêtements et surtout occuper ses salariés. Car si la grande majorité des 28 employés travaillant en atelier pourra continuer, cinq d'entre eux, exclusivement destinés à la vente, sont pour l'heure au chômage.
Côté enquête, cela pourrait aller bien plus vite. Un suspect a en effet été interpellé sur le lieu de l'incendie vers 1 h 20. Il ne semble guère faire de doute que le feu a été mis volontairement au bâtiment, d'autant plus que l'entreprise de réinsertion avait subi deux intrusions dans les jours précédents : une première fois, deux boîtes à outils ont été dérobées, puis, lors d'un second vol, des vêtements. Le suspect, âgé d'une trentaine d'années, ancien employé d'Audacie, sera présenté à un expert psychiatrique à l'issue de sa garde à vue. Il est mis en cause tant pour l'incendie que pour les vols.
A voir également en vidéo sur lanouvellerepublique.fr et centre-presse.fr.
Laurent Gaudens

mardi 11 mars 2014

Incendie dans l'entreprise de réinsertion Audacie



Le feu a pris dans la boutique de vente de vêtements recyclés Frip et froc - (dr)
Un important incendie s'est déclaré la nuit dernière dans les locaux de l'entreprise d'insertion Audacie en zone Nord. Un suspect est en garde à vue.
L'alerte a été donnée peu après minuit grâce à une alarme. Les pompiers rapidement sur place ont réussi à contenir l'incendie dans le lieu où il a démarré: la boutique  Frip et Froc, lieu de vente de textiles recyclés.
A l'intérieur, les dégâts sont importants. Les portants et les vêtements sont endommagés pour la plupart de même que la toiture et l'électricité. On a malgré tout évité le pire car les flammes n'ont pas pu s'étendre à l'atelier où sont stockés en tas de nombreux textiles.
Cet incendie fait suite à deux autres intrusions qui s'étaient produites la semaine dernière. Deux boîtes à outils puis des vêtements y avaient été dérobés. Cette nuit, un suspect a été interpellé sur les lieux de l'incendie alors qu'il prenait la fuite à bord d'un véhicule. Il est depuis en garde à vue au commissariat de Châtellerault.

Pommerat, deux temps, trois mouvements


« La Grande et fabuleuse histoire du commerce ».
Si vous n'êtes pas un passionné de théâtre, Joël Pommerat ne vous dit probablement rien. Et pourtant, l'auteur-metteur en scène d'une cinquantaine d'années est l'un des grands noms de la scène actuelle. A l'automne dernier, trois de ses pièces ont rempli les théâtres de l'Odéon et des Bouffes du Nord.
" Je voulais surtout parler de nous "
Ce n'est donc pas un hasard, ni un coup de bluff, si Jérôme Montchal, directeur des 3T, a placé Joël Pommerat en haut de l'affiche de sa première saison au côté d'André Dussolier et d'Emily Loizeau. C'est en effet bien un événement qu'une scène comme celle de Châtellerault puisse accueillir un tel auteur. La semaine prochaine, deux dates vous permettront de découvrir « La Grande et fabuleuse histoire du commerce », l'histoire de représentants de commerce à deux époques différentes, les années 60 et les années 2000. « En montrant ces personnages, tout en bas de la hiérarchie, je voulais surtout parler de nous tous, immergés dans ce monde de faux-semblant et de vraies valeurs détournées et instrumentalisées » dit de sa pièce Joël Pommerat.
Pour mieux s'introduire dans le monde de Joël Pommerat, les 3T accueillent en guise d'introduction « Cendrillon », une pièce de 2011, revue par la Compagnie Infrarouge. Un spectacle-atelier qui permet de comprendre de façon concrète et directe les choix dramaturgiques que fait un metteur en scène. Une bonne entrée en matière avant les plats de résistance de la semaine prochaine.
Ce soir, salle de l'Angelarde, 20 h 30 « Cendrillon » de Joël Pommerat. Tarif : 6 €. A partir de 10 ans. Durée : 20 mn + débat de 30 mn. « La Grande et fabuleuse histoire du commerce », de Joël Pommerat, jeudi 20 mars, 20 h 30, vendredi 21 mars, 20 h 30, au Nouveau Théâtre. Tarifs : 6 €, 12 € et 17 €
L.G.

samedi 8 mars 2014

" Il manque un vrai projet qui rassemble tout le monde "


Michel Guérin : « Un truc qui me met en pétard ? Le fatalisme. »
A l’occasion des municipales, nous ouvrons notre rubrique aux candidats. Aujourd’hui, Michel Guérin, candidat PS-PC-EELV-PRG.
Le café du matin ?
A la Buvette parisienne ou au café de la gare.
Un déjeuner ?
A la Petite Vilette.
Une soirée ?
A la ferme Saint-Jacques.
Un endroit préféré ?
Les bords de Vienne.
Un quartier ?
Châteauneuf.
Une verrue architecturale ?
Le mur après la rénovation du site de l'ancien hôpital.
Un coin nature ?
Le lac.
Marché des halles, de Châteauneuf ou d'Ozon ?
Châteauneuf.
Loft ou 400 Coups ?
Plutôt 400 Coups mais je n'ai pas le temps d'aller au cinéma.
VTT ou vélo de ville ?
Vélo de ville.
Le Châtelleraudais en deux mots ?
Fier et discret.
Quoi changer à Châtellerault ?
Le taux de chômage.
Moi dans vingt ans ?
Serein après avoir beaucoup donné à Châtellerault.
Châtellerault dans 20 ans ?
Que les Châtelleraudais puissent travailler dans une ville apaisée.
Mon commerce préféré ?
Hertig à Châteauneuf et Quillet place Dupleix, mon père était quincaillier.
Une idée de balade ?
Les bords de Vienne ou les hauts de Pouthumé.
Ce que j'aime le moins à Châtellerault ?
La paupérisation et l'école de gendarmerie fermée.
Ce que j'aime le plus à Châtellerault ?
Sa diversité.
Pour ou contre davantage de rues piétonnes ?
On est sur le bon équilibre.
Ce qui manque le plus à Châtellerault ?
Un vrai projet qui rassemble tout le monde.
Mon bâtiment ancien préféré ?
La Manufacture.
Mon bâtiment moderne préféré ?
L'IUT.
Un truc qui me met en pétard ?
Le fatalisme.
Un rituel personnel lié à la ville ?
Acheter une douzaine d'huîtres le dimanche sur le boulevard Blossac.
Un lieu à exploiter ?
L'école de gendarmerie, l'ancien silo et l'ancien abattoir face à la clinique Arc en ciel.
Le danger pour Châtellerault ?
Ne pas croire à ses atouts et ne pas s'adapter à un monde qui change.
Fier de ma ville ?
Oui.
Le coin le plus moche ?
La voirie du centre ancien.
Plutôt Soc ou plutôt Crac ?
Les deux, le Soc le samedi et le Crac le dimanche. Je suis un ancien rugbyman et ancien basketteur.
Patinoire ou piscine ?
Piscine.
Ecole de cirque ou d'arts plastiques ?
Cirque.
Zone de l'Etang ou de l'Herse ?
L'Etang mais il faut renforcer l'accessibilité.
Zone de la Désirée ou d'Argenson ?
Argenson.
bio express
> Naissance. Le 2 mai 1954 à Poitiers.
> Domicile. Quartier Painlevé.
> Travail. Ingénieur à l'université en charge des relations avec les entreprises.
> Hobby. La forge, travailler le métal.

vendredi 7 mars 2014

Mouvement de grève à Snecma Châtellerault

 
250 personnes, selon la CGT, ont suivi le mouvement.
Comme ailleurs, les négociations annuelles obligatoires ont actuellement lieu à Snecma. Et comme ailleurs, elles entraînent, après un mois de discussion, quelques crispations.
Depuis le début de la semaine, à l'appel de la CGT – le deuxième syndicat la CGC ne s'est pas jointe au mouvement – une partie des salariés observe une grève perlée à raison d'une heure par jour et d'un quart d'heure par heure.
Un mouvement national hier a ponctué la semaine pour s'opposer aux dernières propositions de la direction : 1 % d'augmentation auquel peut s'ajouter 1,6 % d'augmentations individuelles. « On est très mécontent surtout que nous connaissons une activité record dans l'aéronautique. Nous avons six à sept années de commandes devant nous ce qui n'est jamais arrivé », explique Thierry Perpignan, secrétaire du comité d'entreprise. Il pointe la hausse annoncée de 14 % des dividendes prévus pour les actionnaires qui ont déjà connu une augmentation de 170 % sur cinq ans.
La CGT réclame de son côté 3 % de hausse générale, 1,5 % de rattrapage, une extension de la prime d'ancienneté de 15 à 20 ans, un triplement de la prime équipe et la majoration des heures de récupération. Hier, le mouvement était suivant par 250 personnes environ, selon le syndicat qui attend la reprise des négociations pour savoir quelle tournure prendra le mouvement.
L.G.

L'histoire est belle pour Carole Reppel-Baele


 
Carole Reppel-Baele, un premier long-métrage vient de lancer sa carrière.
Elle a pas mal bourlingué en Poitou-Charentes et à Châtellerault. Aujourd’hui, Carole Reppel-Baele est à l’affiche d’un premier long-métrage.
Si elle est née à Saintes, Carole Reppel-Baele a eu une jeunesse un peu remuante : Colmar mais aussi Tours et surtout le Poitou-Charentes avec Avanton, Châtellerault – pendant cinq mois – et Poitiers. C'est d'ailleurs dans la capitale régionale que cette fille d'un professeur de philosophie et d'une formatrice de l'Afpa a découvert le théâtre. Elle avait alors 10 ans et déjà une grosse envie de brûler les planches. « J'ai toujours fait des petits spectacles dès mon plus jeune âge. De la gym, de la danse », sourit la jeune fille de 27 ans.
" Mes profs croyaient en moi "
C'est à Poitiers qu'elle franchit les étapes et fait ses classes au conservatoire dès 15 ans – « J'étais la plus jeune » avoue-t-elle – tout en étudiant au lycée du Bois-d'amour option théâtre. « C'est là que j'ai beaucoup appris sur le métier d'acteur. Je n'avais que ça en tête. J'avais de bons retours de mes profs qui croyaient en moi. »
Cet « élan qui la poussait vers le métier » l'amène jusqu'à Paris où elle s'inscrit au conservatoire du XIVe arrondissement. Mais, finalement plus très sûre d'en faire son métier, elle plaque tout et part à Pékin pour devenir professeur assistante de français tout en s'essayant à l'écriture de scénario. Puis elle part à New York où elle rencontre Zachary Levi. « J'ai fait des rencontres hallucinantes là-bas. Je me suis nourrie de l'énergie de New York et j'ai repris une bonne hygiène de vie. » De retour à Paris, elle enchaîne les petits boulots et est démarchée par Jonathan Musset, un jeune réalisateur qui veut sortir son premier film et qui l'a repérée par le biais d'une agence de publicité.
Deux mois de tournage qui l'amènent de Nantes à Venise et lui laissent de grands souvenirs. « C'était une belle expérience même si c'était un travail énorme. J'ai perdu 3 kg mais j'ai vachement appris sur mon métier. J'ai vu que je pouvais rendre crédible le rôle. » Sorti en décembre « Midnight globe » a reçu un bon accueil et a même eu droit à sa demi-page dans Le Monde.
" Il faut toujours avoir une visibilité "
Tout en continuant à assurer le service après-vente du film, Carole Reppel-Baele est aujourd'hui à un tournant : choisir le bon agent qui lui permettra d'aller plus loin et concrétiser plusieurs projets, dont l'adaptation d'un livre. Et même si elle aimerait pouvoir un jour retrouver le théâtre, elle sait qu'il lui faudra peut-être accepter d'autres projets avant de pouvoir retrouver une scène. « Dans ce métier, il faut toujours avoir une visibilité. Il faut toujours être dans une dynamique. Mais je ne ferai que des choses cohérentes avec mon métier. » A suivre donc.
Laurent Gaudens

mercredi 5 mars 2014

Michel Guérin pour un " changement de méthode "


Michel Guérin et Françoise Méry, n°1 et 2 de la liste de gauche.
Le candidat de gauche a choisi d’axer sa campagne sur une autre façon de faire de la politique en prônant davantage de démocratie locale.
Proximité et transparence : telles sont les deux mamelles que Michel Guérin veut donner à sa campagne. « Une autre méthode est nécessaire, pointe le candidat socialiste. On a manqué de concertation ces dernières années sur la vie très pratique. »
Trois adjoints seront donc chargés, s'il est élu, de défendre la démocratie locale : Françoise Méry, sa première adjointe, Gilles Michaud et Soraya Lansari-Capraz.
Principal outil, la mise en place de quatre conseils consultatifs de quartier, basés dans les maisons de quartier auxquels seront adjoints un élu et deux correspondants de la police nationale et des services techniques. Ils auront à gérer un budget participatif.
Un conseil communal des sages sera instauré et travaillera en lien avec le conseil communal des jeunes.
D'autres idées seront développées : la création d'un service démocratie participative, l'installation d'un espace de concertation sur le site de l'école de gendarmerie, un observatoire des engagements suivra la réalisation du programme, un budget participatif sera géré directement par les locataires de la Sem Habitat, des assises de la culture seront mises en place en début de mandat, une conférence annuelle de la vie associative devra faire le point sur les difficultés et attentes des associations. Enfin, un compte rendu annuel des fonctionnements et investissements de la communauté d'agglomération sera fait aux Châtelleraudais.
La démocratie locale s'appuiera aussi sur des outils existants « qui devront être réactivés » : les rencontres de quartier, le conseil de développement, la commission consultative des services publics locaux, la commission consultative de Targé dont le rôle sera renforcé.
Enfin, à l'heure d'Internet, la démocratie locale passera par des outils numériques : outil en ligne pour permettre de signaler aux services municipaux une anomalie sur l'espace public ; mise à disposition des données des services ; retransmission en direct et en vidéo des séances du conseil municipal
« Tout partira des conseils consultatifs qui seront une vraie force de proposition, explique Michel Guérin. C'est ce qui doit permettre de ne pas avoir comme aujourd'hui des extinctions de lumière dans certaines rues alors que d'autres à côté restent allumées. On trouvera des économies avec des méthodes qui ne créeront pas des injustices sur le territoire. » Suivez son regard…
Laurent Gaudens